Tokyo : entre calme et frénésie

Après deux jours de visite à Tokyo je ressens un gros coup de fatigue. L’auberge est sympa mais très petite, à la Japonaise, et il n’y a que très peu de place pour se poser. Après quelques réflexions je décide de me relocaliser plus près du centre-ville. Il n’y a malheureusement plus d’auberges disponibles. L’autre choix pas cher est celui d’un hôtel capsule, mais bon pareil, pas le meilleur endroit pour se poser. Je me rabat donc sur un hôtel assez abordable. Ça reste quand même un petit luxe par rapport à ce que j’ai fait jusque là, mais au moins je vais vraiment pouvoir me ressourcer.

Après avoir plié bagage, je me rends donc dans le centre-ville et me mets en direction de l’hôtel. Je tourne un peu avant de finalement le trouver et je dépose mes bagages à la réception. La chambre n’est disponible qu’à partir de 13h, je ressors donc et trouve un parc non loin. C’est l’heure de manger, les employés de bureau en profite pour se restaurer ici. Je m’installe et lit mon livre. Je reste finalement ici bien plus longtemps que je ne pensé, et retourne à l’hôtel, l’après-midi étant déjà plutôt avancé.

J’ai le droit à la télé dans la chambre ! J’en profite pour l’allumer un peu avant d’aller chercher mon repas pour le soir. Essayer de comprendre ce qui se passe à l’écran sans aucune notion de la langue c’est parfois pas évident. Mais aussi très drôle. Comme cette émission où les candidats se retrouvent dans un sous-sol de centre commercial, au rayon nourriture. Ils s’arrêtent devant un énorme jambon d’un stand de boucher et, tout d’un coup, se mettent à faire des combats de shifumi. Okayyy … J’imagine que le gagnant aura le droit au jambon gratuit. Mais non c’est même pas ça ! En fait celui ou celle qui remporte le shifumi gagne le droit de PAYER le jambon ! Dingue.

Je vais donc faire un tour dans le quartier d’Akihabara que j’ai déjà visité de jour et qui se trouve pas très loin de mon hôtel. J’ai l’occasion d’apercevoir pour la première fois les grands immeubles et les grandes enseignes tout éclairées la nuit.

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Le lendemain, vendredi, la pluie s’invite à la partie. Je vais dans le quartier de Shibuya avec son grand passage piéton bien connu. Assez sympa de voir toute cette foule se croiser avec leurs parapluies. Je fais un petit tour dans les centres commerciaux, me pose un peu pour prendre en photos les passants.

J’ai aussi pu apercevoir la statue d’Hachikō, un chien bien connu des Tokyoïtes. Celui-ci accompagnait son maître tous les jours à la gare de Shibuya, puis revenait le soir l’attendre devant la gare. Puis un jour son maître est décédé derrière son bureau au boulot, mais Hachikō a continué à se rendre, tous les jours, à la gare espérant revoir son maître (Futurama ?). Son histoire devient très rapidement connue dans tout le Japon et l’on érige une statue en son honneur devant la gare. Depuis c’est un lieu de rendez-vous pour tous les jeunes souhaitant se retrouver le soir. C’est souvent bondé et les gens attendent leur tour pour se prendre en photo devant la statue.

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Bon, pour la journée du samedi je décide de sortir un peu de Tokyo et d’aller voir le Mont Fuji. Ou tout du moins espérer le voir. Le temps n’est pas au beau fixe, voire complètement bouché par des nuages gris. Il ne pleut pas ceci-dit. On verra si je peux apercevoir le point culminant du Japon.

Je me rends donc à la gare de Shinjuku tôt le matin pour prendre le train de 8h30 en direction de Otsuki. La gare est immense. Ça ressemble à Châtelet – Les Halles à Paris, mais en dix fois plus gros et avec dix fois plus de monde. Au début ça semble franchement compliqué. Mais en fait, quand on comprend le système ça devient assez simple.

Il y a des lignes de trains partout au Japon. De plus il n’y a pas qu’une seule compagnie qui gère le réseau. Japan Railways est la principale, mais il existe aussi une multitude de compagnies qui desservent des gares régionales. Et bien souvent il y a plusieurs choix pour aller au même endroit. Heureusement Google Maps peut vous indiquer très facilement ces choix, les prix de chacun, le trajet le plus rapide etc …

Ça semble compliqué donc. Mais en fait pas du tout. Il y a des trains tout le temps. Et le plus pratique c’est qu’ils sont toujours assignés au même quai. Imaginez que vous deviez prendre le même train tous les matins, pas de prise de tête à savoir où aller, c’est tous les jours le même endroit.

Je prends donc mon billet à la machine automatique. Je repère le quai. Vérifie deux fois. Ok c’est bien là. Je monte dans la bonne voiture (pas la première classe, et pas celles où les sièges sont réservés) et c’est parti jusqu’à Otsuki. J’ai 15 minutes entre les deux trains.

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Puis petit train jusqu’à Kawaguchiko au pied du Fuji. Le trajet total aura duré 2h environ. Normalement il m’aurait été possible de voir le Fuji pendant le trajet, mais je ne vois rien du tout, les nuages sont bas. Pas moyen d’apercevoir le grand Fuji. Tant pis.

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Depuis la gare je me rends donc au bord d’un des cinq lacs autour du mont. Je m’arrête m’acheter à manger dans une supérette et me pose au bord du lac pour me restaurer. On m’avait prévenu qu’il risquait de faire froid. Mais au contraire j’ai plutôt carrément chaud et me retrouve en t-shirt très rapidement.

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Je décide après de me balader un peu en longeant le lac. C’est calme et plutôt joli. On est samedi et il y pas mal de pêcheurs tout le long. Même des jeunes couples, pas franchement habillé pour l’occasion mais bien présent.

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C’est calme, il y a de jolies maisons au style japonais. Un temple et des grosses araignées. Puis le hasard fait que aujourd’hui et aussi le jour de l’arrivée de l’ULTRA-TRAIL du Mt. Fuji. Je vois donc deux coureurs, couvert de boue, franchir la ligne d’arrivée. 168km, 8337m de dénivelé positif pour un temps limite de 46h. 50% des participants environ abandonnent au milieu de la course et le premier finit en moins de 20h (un français en 2014). 20h non stop ! Ils sont tarés.

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Puis je m’arrête au bout de la balade dans un parc à l’herbe fraichement coupée. Je lis un peu et me repose.

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Il est 14h30 et je décide de rentrer. Je passe par la ville cette fois pour retourner à la gare. Le trajet est un peu long et j’ai mal aux pieds mais au moins j’ai l’occasion d’apercevoir un peu à quoi ressemble la vie à la campagne au Japon avec ses jolies maisons et ses adolescents en tenue de baseball qui rentrent chez eux.

Je reprends le train (il y en un toutes les demi-heures) et rentre à Tokyo. Je suis à la gare de Shinjuku vers 17h30. Puisque je n’ai pas encore visité ce quartier je décide d’en faire le tour et d’attendre un peu la nuit pour me rendre en haut du Tokyo Metropolitan Government Building où l’on peut observer la ville depuis un observatoire au 45ème étage dont l’accès est gratuit.

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Je vais donc dans Kanukicho, « la ville qui ne dort jamais ». On trouve la-bas tout un tas de cybercafés et de manga cafés ouvert 24h/24. On en prend plein la vue, il y du bruit partout diffusé par les publicités sur les immenses écrans au dessus de vous, la lumière provenant de tous les néons et autres enseignes est presque aveuglante. Mais c’est aussi ça Tokyo, ce que je recherchais en venant ici. La folie à la japonaise.

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À un moment je me retrouve devant un bâtiment illuminé tout en rose et qui contraste par rapport à tous les autres autour. Un love hôtel ! Mais oui ! En fait, c’est pas compliqué à repérer, il y deux prix affichés. L’un nommé « Rest » pour passer 2-3h, l’autre pour la nuit. Les prix sont d’ailleurs assez élevés. Et puis je passe devant tout un tas d’autres, tous concentrés dans une petite partie du quartier. Les entrées des hôtels sont faites de telle sorte qu’on ne voit pas l’intérieur des bâtiments. Tout est fait pour la discrétion. Apparemment les couples mariés viennent ici s’adonner au plaisir de la chair puisqu’ils ne peuvent plus le faire chez eux, étant donné que les appartements sont souvent très petits et que la chambre des enfants se situent juste à côté. Typiquement japonais.

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Je passe aussi à côté de terrains d’entrainement de baseball. Un peu comme un « practice » de golf, sauf que là ils tapent à la batte dans une balle. Il y a aussi des bowlings, des karaokés, enfin tout ce qu’il faut pour passer une bonne soirée à Tokyo.

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Puis je me mets en direction du buildings avec vue sur la ville. 10 minutes de marche et j’y suis. Il y a un tout petit peu d’attente en bas, mais ça ne dure pas longtemps. En haut on a une belle vue sur la mégapole. Malheureusement c’est assez difficile de faire de belles photos à cause des nombreux reflets sur les vitres. Je reste un peu et retourne en bas.

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Je retourne ensuite à Shibuya, que je n’ai pas vu de nuit. La dernière fois il n’y avait pas tant de monde que ça et j’ai envie de voir ce que ça donne avec la vraie foule qui se croise. Et effectivement il y a énormément de monde. C’est bondé devant la gare et dans le petit parc avec la statue d’Hachikō. Depuis la gare je peux apercevoir ce fameux mouvement de foule lorsque tous les piétons traversent le carrefour. Hésitez pas à cliquer sur l’image pour voir la vidéo.

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Je m’achète à manger et retourne à l’hôtel après une grosse journée. Je suis crevé.

Il ne me reste donc qu’un jour à Tokyo et je décide ce dimanche d’aller voir le temple de Meiji Jingu, où parait-il, on peut assister à des cérémonies de mariage. Mais avant cela je me balade dans une rue commerçante assez connue de la jeunesse japonaise. Majoritairement très jeune, mais pas que. J’ai l’occasion de voir comment les ados décident de s’habiller le week-end pour relâcher la pression de la semaine. Petit florilège :

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Ensuite je me rends dans le parc tout proche où se trouve le temple. Il y fait frais sous les arbres. Il y a un peu de monde. Mais le parc est grand et on ne se sent pas étouffé comme dans certains autres endroits de la capitale.

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Et effectivement j’ai la chance d’assister à un mariage. Les touts petits sont habillés en costumes traditionnels, c’est tout mignon ! La mariée est aussi très belle dans sa robe.

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Enfin l’après-midi je vais sur l’île d’Odaiba où se trouve les bureaux de FUJITV (une chaine connue au Japon), divers centres commerciaux et le musée des sciences et de l’innovation, où je me rends. On peut y voir, entre autre, des robots et autres androïdes ressemblant à des humains comme deux gouttes d’eau (bonjour Real Humans). Le musée est plutôt sympa mais en ce dimanche il y a énormément d’enfants, et puis il y a beaucoup à lire. Je fais un peu le tour, mais je fatigue vite. Il y a néanmoins des choses intéressantes. Une partie sur la ville du futur, les technologies d’aujourd’hui. Puis à l’étage c’est plutôt centré sur l’univers, système solaire et tout le tralala. Pas mal d’infos sur les tremblements de terre notamment. Les japonais vivant dans l’appréhension constante de l’arrivée soudaine de l’un d’eux.

Je retourne à l’hôtel, prépare mes affaires et m’endort pas trop tard pour me lever tôt le lendemain à 5h30 et aller choper mon avion.

Voila, c’est la fin du voyage pour le moment. Je repartirai un jour c’est certain !

Allez, dōmo arigatō gozaimashita ! Et à la prochaine sur ce blog !

Lost in translation

Je suis donc parti de San Francisco dimanche 20 septembre à 11h25. 10h05 de vol plus tard je me retrouve à l’aéroport international Narita de Tokyo. On est lundi 21 et il est 14h et des poussières. Ça vous semble bizarre ? C’est normal. En fait en passant au dessus du pacifique on change de date. Quelque soit l’heure à laquelle on passe la ligne imaginaire de changement de date on perd une journée ou on en gagne une, selon le sens dans lequel on va. Par exemple, on passe du dimanche midi, au lundi midi d’un seul coup. Oui moi aussi j’ai toujours du mal à comprendre.

Toujours est-il que mon horloge interne ne sait plus trop où elle en est. Pour elle il est quelque chose comme 22-23h. Autant vous dire que je suis assez fatigué et que j’ai encore une bonne demi-journée devant moi. Il faut que je fasse attention à ne pas me coucher trop tôt si je ne veux pas être trop décalé.

Aucun soucis à l’aéroport. Tout est très bien indiqué. Je passe l’immigration sans problème, après une petite attente d’une grosse demi-heure. Empreintes digitales et photo. Le mec ne me pose pas une seule question. Je récupère mon bagage. Cette fois je passe les douanes. Lui me demande simplement ce que je viens faire ici et combien de temps je compte rester. Il ne vérifie pas mon bagage, ça prend 5 minutes.

Ensuite, petite cigarette bien mérité. Salon fumeur, interdit de fumer devant les portes de l’aéroport. D’ailleurs c’est quelque chose d’assez commun dans toutes les villes que j’ai visité pour l’instant, que ce soit en Norvège, au Canada ou aux États-Unis. Il semblerait qu’il n’y ait qu’en France qu’on s’en foute royalement.

Puis je vais changer mon argent, je rempli un petit papier. Deux mêmes car j’ai toujours des euros que je me trimballe depuis le début en plus des dollars que j’ai retiré avant de venir, n’ayant pas de frais de retrait dans la « Bank of America » à SF, et je décide de tout changer en Yen. Ici 1€ est environ égal à 100 Yen. Pas trop compliqué de s’y retrouver.

Enfin je vais chercher mon ticket pour me rendre à l’auberge. J’ai le choix entre plusieurs trains. Je prends le moins cher qui met un peu plus de temps. Puis j’essaie de trouver la bonne voie. Là c’est un poil plus complexe, même si on me l’a indiqué au guichet. Il faut être bien concentré et repéré les chiffres au milieu de tous les idéogrammes japonais. Bon au final ça va, je trouve la voie sans trop de difficultés. Par contre le plan à l’intérieur du train est tout en japonais. Impossible de voir où est ma station. Je devrai donc surveiller à chaque arrêt.

Je rencontre un couple de français qui s’assoie à côté de moi. Ils viennent ici passer deux semaines avant d’aller en Nouvelle-Zélande. On discute un peu, mais pas beaucoup, nous sommes tous les trois complètement crevé. Ils décident d’ailleurs de dormir un peu dans le train. Moi je préfère rester éveillé pour être sûr de ne pas louper mon arrêt.

On traverse un peu la campagne japonaise. Les paysages me font tout de suite penser à Miyazaki. C’est exactement comme dans ses films, les champs, les petites maisons japonaises et au fond un groupement d’arbre. Puis c’est la ville, les tours au fond, les petites ruelles.

Je réussi à déchiffrer le nom de ma station lorsque le conducteur l’annonce au micro. Je vérifie sur le panneau quand on arrive en gare. C’est bien là. Heureusement tout de même que tout n’est pas écrit en japonais, les noms sont aussi écrits en alphabet latin. J’essaie de suivre les indications que j’ai mis de côté pour trouver l’auberge. Je traverse le pont comme indiqué. Pour l’instant tout va bien. Je descend, ne trouve pas l’immeuble marron où je doit tourner à gauche. En même temps tout est marron ! Je me perds un peu. Je reviens sur mes pas. Aaah ça doit être celui-là d’immeuble. J’avance un peu et je vois au fond l’enseigne de l’auberge. Yes j’ai trouvé ! Plus facilement que ce je pensais. J’ai les jambes lourdes avec les deux sacs sur le dos.

Je sonne. Le gérant vient m’ouvrir la porte. On s’installe dans le salon (son salon). Je remplis une case dans un carnet avec mon nom. Puis il me montre la chambre. Riquiqui. Quatre lits superposés, et quatre petits placards séparés en deux compartiments pour chaque personne dans la chambre. Il y a tout juste la place pour se déplacer entre les lits. L’ingéniosité japonaise pour tout faire tenir dans un minimum de place. Et je me rendrai compte plus tard que c’est le cas partout ici.

Je sors, me pose un peu dans la petite cour à côté du bâtiment. Ne pas dormir, ne pas dormir. Il n’est que 16h. Je croise trois allemandes en train de manger.

Vient l’heure de manger pour moi aussi. Je retourne donc à la gare de tout à l’heure où se trouve le supermarché. Il est situé sous la ligne de chemin de fer aérienne. Encore une fois, on utilise la place de la manière la plus efficace possible. Je trouve un rayon au fond du supermarché avec des plats à emporter. Mon choix s’arrête ce qui ressemble un des bouts de poulets (impossible de savoir évidemment, tout en jap’). Je fais la queue. Quand le caissier me voit il me tend les bras pour prendre mon article avec le sourire, au cas où je sache pas comment faire. Il me dit des trucs, je comprends rien. Mais bon j’imagine qu’il m’annonce le prix. De toute façon c’est indiqué sur la machine, je paye. Arigatō. Je commence à partir, il me dit un autre truc, je me retourne. Ah mince les baguettes, oui c’est mieux pour manger.

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Je reprend le pont. On aperçoit au loin les lumières de la ville et la grande tour que j’avais déjà vu en photo (la Tokyo Skytree).

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Quand j’arrive à l’auberge et que je m’assoie pour manger dans la cour, il y a déjà deux américains qui discutent. Rick et Tyler. Je mange tranquillement. Puis on papote un peu. Ils sont tous les deux très excités d’être ici. Tyler est là depuis quelques semaines déjà. Il nous raconte du coup quelques unes de ces expériences. C’est très marrant et ça donne envie. Moi je les écoute en essayant de ne pas fermer les yeux.

J’essaie ensuite d’aller sur internet. Tiens étrange j’arrive à accéder à Facebook mais pas à google.fr, ou à mon site perso. Mince on dirait que la connexion est restreinte pour tous les sites non japonais. À part Facebook et quelques .com. Arf ça va être compliqué de m’être à jour le blog alors. Jules me propose son aide, mais on se rend compte que c’est bien trop compliqué. Du coup j’irai en ville pour mettre en ligne mes articles. J’en profite quand même pour finir d’écrire celui sur San Francisco dès ce soir. J’ai du mal à rester éveillé. Il est 21h30, j’ai fini l’article, j’en peux plus. Pour mon horloge interne il est quelque chose comme 4h du matin. Je me couche, et trouve le sommeil en 5 minutes.

Premier réveil à 2h du matin. Deux heures ??? Et j’ai l’impression d’être frais comme un gardon. Bon. J’essaie de me rendormir quand même et pousse jusqu’à 5h30. Là plus moyen de refermer les yeux. Tant pis. Je sors donc de l’auberge. Me connecte à internet et reçoit un message du Padre. Skype ? Allez. Ça fait toujours plaisir de voir des têtes familières quand on est dans un endroit comme ça à l’autre bout du monde.

Du coup j’en profite pour préparer mon programme du jour. J’ai pu récupérer un guide dans l’entrée de l’auberge avec tous les quartiers et les choses à voir dans chacun d’eux. Y’en a beaucoup. Autant dire que ma semaine sera plutôt bien remplie.

Il est 7h30 et je décide me mettre en route. Je retourne à la station de train et arrive à la machine pour prendre mon ticket. Il y a un plan au dessus avec le prix indiqué pour chaque arrêt. Mince impossible de trouver celui où je veux aller. Du coup je panique un peu. Une famille japonaise arrive et je leur demande en anglais comment faire. Oshiage ? Ooh. La mère de famille prend les choses en main. Appuie sur le bon prix sur l’écran de la machine. Très bien je retiendrai (en fait le plan n’est pas si compliqué si on est concentré). Puis je passe le tourniquet qui n’en est pas un. Cherche la bonne voie. La famille est juste devant, la maman voit que je galère. Elle me montre du doigt le panneau indiquant la voie. Ok, je monte. Arrivé en haut je suis toujours pas certain. Un train entre en gare. Je me tourne vers la maman. Elle m’indique encore une fois en tendant le bras que c’est celui-là, toujours avec le sourire. Je lui répond avec un grand sourire également. Aaah l’altruisme japonais.

J’arrive à la Tokyo Skytree. Grands escalators menant à un centre commercial. Je sors, lève les yeux et admire la hauteur de la tour.

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On peut monter en haut comme je l’ai vu sur le guide. Mais le prix est de 20€. Mmmh un peu cher à mon goût. On verra si je trouve pas un autre endroit dans Tokyo pour observer la ville depuis les hauteurs plus tard. Tout est très bien indiqué. Il y a des plans tous les 100m. C’est écrit en japonais et en anglais. C’est franchement pas difficile de s’y retrouver.

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Je sors du centre commercial, le Tokyo Skytree Town, et me réfère à ma carte pour me rendre dans le quartier d’Asakusa qui n’est pas très loin d’ici avec le temple de Sensoji le plus ancien de Tokyo, construit en 628, ça remonte ! Mais avant cela je prends quelques photos sur mon trajet et arrive à un premier petit parc.

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Quelques japonais sont ici, mais aussi des employés qui s’occupent de nettoyer le parc. Courbés vers le sol avec des touts petits balais pour enlever les feuilles mortes ou bien encore une pince pour ramasser tous les déchets à terre. Il y a un petit lac. Je me pose un petit peu.

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C’est reparti, je passe un pont et me retrouve de l’autre côté à l’une des entrés du temple. Il y a pas mal de monde. Beaucoup de japonais qui viennent se recueillir. Quelques étrangers aussi, mais très très peu. J’en croiserai d’ailleurs pas beaucoup durant mes deux premiers jours ici. Pas de photo à l’intérieur.

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Je déambule un peu autour, c’est très joli, très japonais.

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Entre le temple et l’entrée principale se trouve une rue bordée de magasins en tout genre. Objets divers, souvenirs, nourriture. Je me fraye un passage à travers la foule.

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Je prends le métro pour me rendre dans le quartier d’Ueno. À la sortie je me retrouve dans une autre rue commerçante, tout aussi pleine de monde. Cette fois c’est grande enseignes et hauts immeubles. Il y a des salles de jeux comme dans les fêtes foraines où l’on doit récupérer une peluche avec une pince. Je fais un petit tour et me dirige vers le grand parc d’Ueno. Ah je repère un café, l’endroit idéal pour mettre en ligne mon article sur San Francisco. Je commande un chocolat chaud avec chantilly sur le dessus et un beignet. Mmmh que c’est bon. J’ai de la chance le wifi est accessible sans mot de passe, ce qui n’est pas le cas dans tous les cafés. Par exemple dans un autre café le lendemain je n’ai pas pu, le wifi étant réservé qu’aux japonais. Certainement parce que le mot de passe ne s’écrit pas dans le même alphabet. Enfin du moins je suppose.

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Le parc est très grand, là aussi il y a beaucoup de monde. Pas mal d’enfants aussi, je comprends pas trop d’ailleurs pourquoi ils ne sont pas à l’école en ce mardi. Je me balade, me retrouve à côté d’un lac avec des genre de nénuphars géants, des carpes énormes et des tortues. Un peu plus loin un autre lac avec des petits bateaux à louer.

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Je retourne dans le parc, passe à côté du zoo et de sa file d’attente très, très longue. Mon dieu jamais je pourrais tenir sous cette chaleur. Je sais pas comment ils font. À croire que les japonais sont très patients. J’ai d’ailleurs un bon coup de barre et décide de m’assoir un petit peu pour récupérer. Je lis et regarde les gens passer.

Allez c’est reparti. Je passe devant plusieurs autres temples. Il y en partout ici. Le contraste est d’ailleurs des fois assez drôle entre les grands buildings et tout d’un coup un petit temple. Celui ci-dessous date de 1650.

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Puis j’arrive à un cimetière. Très grand. J’aime beaucoup le style des tombes, on en oublierait presque que des gens sont enterrés là.

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Puis à nouveau des temples, donc des photos.

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Puis j’arrive dans une nouvelle rue commerçante indiquée sur mon guide. Apparemment on peut y croiser des chats mais je n’en verrai pas un seul. J’en profite pour m’acheter à manger, il est midi passé. Les gens font la queue devant de petites échoppes qui vendent de la nourriture chaude, genre brochette de viande et autres. Encore une fois tout tient dans un tout petit espace. J’ai pas franchement envie d’attendre comme eux et je trouve plus loin une autre échoppe qui vend des bentō. J’en choisi un sans trop savoir ce qu’il y a dedans. Du riz, des nouilles, de la viande, un truc qui ressemble à du samosa, une genre de petite saucisse et le reste indescriptible.

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Je me met en quête d’un endroit pour manger. Je ne trouve nul part où me poser. Du coup je marche un peu et m’assoie par terre dans une petite ruelle. J’ai l’impression de violer une loi et d’encourir une amende. Mais personne ne me dit rien bien que certains me regardent d’un air surpris en passant. Aussi, on ne trouve aucune poubelle dans les rues de la ville, ou très peu. Il y a en a bien près des très nombreux distributeurs de boissons (presque à tous les coins de rues) mais celles-ci sont réservées aux canettes et bouteilles. Du coup quand j’ai fini mon repas je me retrouve obligé de prendre mes déchets avec moi et d’accrocher mon sac plastique à mon sac.

Je prends le métro et achète donc un ticket pour la journée, plus simple que de calculer le prix pour l’arrêt à chaque fois. Faudra que je fasse gaffe quand même, ça risque de me revenir plus cher si je ne prends pas le métro très souvent. Direction le quartier d’Akihabara, sa ville électrique et ses magasins de figurines. Je sors, passe sur un pont avec vue sur les voies de chemin de fer qui se croisent. Puis je passe à nouveau dans un petit parc avec un autre temple. Bon je m’attarde pas devant celui-là, je prends seulement une photo de la statue.

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J’arrive dans Akihabara. Wow. Des grands immeubles, des enseignes partout. Pas mal de monde dans les rues avec les japonaises déguisées qui font de la pub pour vanter les mérites de leurs magasins respectifs. Je me balade un peu et décide de rentrer dans un des multiples buildings aux 6 étages et plus. Le premier que je choisi vend des figurines en tout genre. La plupart ne me dit rien mais je reconnait quand même Sangoku et autres personnages de Dragon Ball, ou encore des figurines de Star Wars. Je monte les étages. La même chose. Partout des figurines. Encore une fois c’est riquiqui ! Il y a à peine la place pour se croiser entre les vitrines du magasin. C’est fou comment ils arrivent à tout caser dans si peu de place.

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Puis je test un second immeubles. Le rez-de-chaussée est réservé aux machines à pince pour tenter de gagner des peluches. Puis viennent deux ou trois étages remplis d’objets en tout genre. Il y a de tout, vraiment de tout. Goodies, vêtements, appareils de musculation, cosmétiques, cigarettes et j’en passe. Aux derniers étages se trouvent les salles d’arcades. Waouh pour quelqu’un qui est pas habitué ça décoiffe ! Le son ambient est ahurissant. D’abord l’étage des jeux de rythme. Il y a tous les styles. Certains tapent sur des tambours, d’autres jouent de la guitares, tapent sur un écran, jouent du piano … Et puis bien sûr il y a le Dance Dance Revolution. Je prends une photo. Je me rendrai compte plus tard que c’est interdit. Tant pis personne ne m’a vu.

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Un étage plus haut et c’est les jeux de stratégie ou de tirs. Et il y presque autant de filles que de garçons ! Tout ça est vraiment très impressionnant. Je n’essaie aucun jeu, peut-être que je reviendrai plus tard dans la semaine. Tiens un coin fumeur ici. Dingue. Ils sont étranges ces japonais quand même. Il est interdit de fumer dans presque toutes les rues de la ville mais par contre il n’est pas rare de trouver un salon fumeur dans les cafés ou, comme ici, dans les immeubles. D’ailleurs ici c’est même pas un salon séparé par une cloison, c’est carrément un coin du bâtiment avec presque pas de ventilation. Autant dire que ça sent la fumée dans tout l’étage, je vois pas trop l’intérêt de faire un coin fumeur du coup. Certains me regardent bizarrement en me voyant rouler ma clope, ici tout le monde fume des blondes.

Je vais ensuite faire un tour aux toilettes, pas que ça soit intéressant d’habitude mais là c’est différent. Je m’avance devant l’urinoir. Il y a un petit écran au niveau de la tête. Au début je me dis que c’est une pub mais en fait il s’agit d’un jeu. D’accord. J’appuie sur l’écran. Aaaah, si je comprend bien il faut que je vise avec mon jet le petit autocollant dans l’urinoir. Ah oui c’est bien ça ! Il y a un caméraman et une reporter, plus tu fais pipi, plus le vent est fort et plus les vêtements de la fille s’envolent. Wouaaaaah ! Bravo ! Tu as fait un gros pipi ! Voila ton score ! Ahahahaha je me retiens de partir dans un fou rire pour ne pas me faire remarquer, mais qu’est-ce que je me marre ! Alors ça je retiendrai !

Il y a d’autres étrangers comme moi qui font le tour, ça me fait beaucoup sourire. On fait un peu tâche dans cet amas aux yeux bridés avec nos appareils photo autour du cou. J’en acoste un en lui demandant : « First time in Tokyo ? ». Il me répond : « Français ? ». Ahaha. Du coup on sort du magasin, puisque de toute façon on s’entend pas parler. On se demande comment ils font pour pas devenir sourd et ne pas finir avec un mal de crane atroce en fin de journée. On discute un peu dans la rue. Mais pas très longtemps, on se dit au revoir, et bon séjour !

Je visite ensuite un autre petit centre commercial (il y en partout ici) qui a ouvert très récemment. Objets très design, design très moderne.

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Je commence à fatiguer, mes yeux me piquent, je sens que je pourrais me coucher dès maintenant, il est 16h et je décide de rentrer à l’auberge. Arrivé la-bas je décharge les photos, les retouche un peu et décide de fermer un peu les yeux dans mon lit avant d’aller manger. Mauvaise idée. Je m’endors pendant une heure. Me réveille en sursaut la tête dans le brouillard. J’ai beaucoup de mal à me lever et à me motiver à aller chercher à manger. Je n’ai d’ailleurs pas très faim mais je sens qu’il faut que je me force pour me régler à l’heure locale. Je pars m’acheter des sushis dans le centre commercial. On m’avait prévenu qu’à partir d’une certaine heure les plats à emporter sont bradés. C’est effectivement le cas, j’ai le droit à -50% sur mes makis. Du coup ça coûte vraiment rien du tout. Cool !

Je reviens, mange et retourne dans mon lit pour lire. Finalement je me couche encore une fois assez tôt, 22h30. Je sens que je me réveillerai tôt encore une fois le lendemain.

Et c’est effectivement le cas ce matin. Plus tard que qu’hier ceci-dit, mais pas de beaucoup. 6h30. Je vais y arriver, je vais y arriver.

Aujourd’hui je décide de me rendre tout d’abord dans le quartier de Ginza avec ses magasins de luxe. Zara, Louis Vuitton, Uniqlo, Gap. Il est encore tôt quand j’arrive, les magasins ne sont pas encore ouverts. Grands immeubles, grandes enseignes.

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Après un petit tour je passe au Forum International. Très joli bâtiment avec de grandes vitres et une esplanade devant.

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Juste à côté se trouve le centre commercial KITTE (très joli logo d’ailleurs) dans lequel je m’arrête prendre un chocolat. Ah non vous n’en avez pas ? Bon alors un « Caramel Latte ». Je ne bois pourtant jamais de café, le dernier que j’ai pris doit également être le premier café que j’ai jamais goûté. Et également un pain au chocolat ! Et oui on trouve assez souvent de la pâtisserie française ici, et la vendeuse le prononce exactement comme il faut.

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J’arrive ensuite à Tokyo Station construite dans un style renaissance. Joli contraste avec le reste de la ville. En face de la gare se trouve une longue esplanade tout en longueur qui mène tout droit au Palais Impérial.

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Après avoir pris en photo une famille parlant anglais (je les soupçonne de venir de Singapore ou quelque chose comme ça) je me retourne et me dirige vers le palais. Les jardins devant le palais sont extrêmement bien entretenus. Je marche un peu et me retrouve devant le célèbre pont de Nijubashi. Pas mal de monde viennent ici faire la même chose que moi. Du coup je prends beaucoup de photos de la très joli architecture impériale japonaise.

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Enfin je repasse de l’autre côté de la Tokyo Station dans le quartier de Nihombashi avec, de nouveau, des centres commerciaux. L’occasion de prendre quelques photos des rues typiquement tokyoite.

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Gros coup de fatigue. Je m’arrête boire un thé glacé dans un café et je décide de rentrer à l’auberge pour me reposer et commencer à écrire cet article.

Voilà pour mes deux premiers jours à Tokyo. Beaucoup de choses à voir, à assimiler. Tout ça est assez éprouvant. Je retourne à l’auberge à chaque fois bien fatigué.

Il me reste pas mal de choses à faire, notamment les quartiers de Shibuya et Shinjuku. le premier abritant le fameux carrefour connu de tous où des centaines de personnes se croisent, le second refermant les mangas cafés et autres cybercafés. Je ferai peut-être ça de nuit pour profiter un maximum des lumières des buildings.

Sur ce, à bientôt !

C’est une maison bleue

Deux jours condensés en un article pour cette fois. Deux jours à San Francisco, deux très belles journées.

J’arrive mercredi 16 septembre au soir, à 18h, et prends le BART, équivalent de notre RER, pour me rendre dans le centre-ville. Je loge chez François et Morgan Lagier, récemment mariés. François étant un bon ami d’enfance de la famille. Ils ont un appartement très bien situé entre le centre et le Golden Gate.

François m’avait conseillé de prendre le bus après le train mais comme je souhaite m’acheter à manger (il y a deux heures de décalage avec la Nouvelle-Orléans et je n’ai rien mangé dans l’avion), et puis parce que je ne sais pas trop comment fonctionnent les bus ici, je choisis de faire la fin du trajet à pied. Au final je verrai très vite que c’était peut-être pas la meilleure des idées. Effectivement, San Francisco est construit sur des collines, ici ça monte, ça descend, ça remonte eeet ça redescend. Avec les deux sacs et les mains prises par mon Burger King j’arrive en nage à l’appartement. Bonne première leçon sur le déplacement dans SF.

L’appart’ est très sympa, on discute et rattrapons le temps perdu. Puis mes deux hôtes me font le topo sur les coins à visiter dans la ville. Morgan a créé une carte Google Maps avec des balises pour chaque points d’intérêts, hop elle me l’envoie. J’ai aussi le droit à un petit guide de la ville, une carte à mettre dans la poche et même un petit appareil qui me permettra de me connecter à internet depuis mon téléphone quand je serai en balade. Et enfin François me prête sa carte de bus, ce qui m’évitera de payer pour chaque trajet. Merci beaucoup ! Ça s’avérera vraiment pratique. On gonfle le matelas et hop au dodo !

Réveil pas très tard, mais je décide de prendre mon temps ce matin, jeudi, et je pars de l’appartement vers 11h. Premier stop : Lombard Street. La fameuse. Si si voyons, celle tout rouge qui serpente avec les hortensias ! Elle ne se situe pas très loin de l’appartement et j’y vais donc à pied. Je monte, je descend, et hop j’y arrive. Pas mal de touristes, belle vue sur la ville, j’aperçois même l’île d’Alcatraz au loin (pas sur la photo).

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Direction le centre maintenant. Et pour ce faire je prends le « Cable Car ». Typique de la ville avec le chauffeur, si on peut appeler ça un chauffeur, qui active ses deux leviers et manipule le frein avec son pied. Plutôt sympathique.

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Depuis le centre je prends un bus pour me rendre à l’Alamo Square et ces « Painted Ladies », maisons aux différentes couleurs, bien connues également. On a encore une fois une belle vue sur la ville.

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Ensuite, quartier hippie avec ses fresques Peace & Love et ces vendeurs d’herbe qui t’accostent dans la rue. J’en profite pour essayer de trouver un petit cendrier portatif, le seul que le vendeur me déniche et en fait une petite boite en bois. Mouais pas top pour faire un cendrier ça, mais j’aime bien la boite. Allez hop je prends.

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Allo j’écoute ?

Au bout de la rue se trouve le Golden Gate Park. LE parc de San Francisco, à la manière de Central Park à New York. C’est gigantesque. Je ne m’en rends pas bien compte au début car ma carte n’est pas à l’échelle, mais quand j’arrive à l’Académie des Sciences et que je constate que je n’ai fait que le premier quart du parc, en 20 minutes de marche, je prends conscience de l’immensité de la chose.

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Les gens profite du beau temps et de la chaleur inhabituelle en cette période de l’année pour s’allonger dans le parc et passer du bon temps. Je remarque qu’il y a un jardin japonais et un jardin botanique, mais malheureusement tous les deux sont payants. Bon pas grave, des jardins japonais je vais en voir un paquet dans très peu de temps.

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Je fais donc juste un petit tour au Stow Lake avec ses barques pour les touristes, sa cascade et son pavillon chinois.

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Je décide ensuite de me rendre en haut de Twin Peaks. La plus haute colline de San Francisco avec une vue magnifique sur la ville. Pour ceci je prends deux bus. Et c’est là que le petit appareil que François m’a prêté s’avère très pratique. Grâce à la carte de Morgan et l’accès internet, je peux très facilement utiliser la géolocalisation et trouver l’itinéraire le plus rapide avec les différents bus à prendre, les arrêts et les horaires.

J’arrive, il y a un peu de vent en haut, un tout petit peu de monde. Mais surtout une vue grandiose.

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Je finis ma journée par le quartier gay de la ville avec ces drapeaux et ces passages piétons customisés. Je reçois un message sur Facebook, François et Morgan me propose d’aller au « Off the Grid », rassemblement de Food Trucks installés en cercle. Du coup je ne traine pas beaucoup dans le quartier et me mets en direction de l’appartement.

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Après un passage rapide chez mes hôtes on sort tous les trois et nous nous mettons en direction de la Marina. Il y a une lumière magnifique. Hop hop photos. Et juste avant d’arriver j’ai droit à la première vue sur le fameux Golden Gate Bridge !

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Le rassemblement est très cool, y’a beaucoup de monde. Tous les Food Trucks de la ville, qui sont habituellement garés près des immeubles de bureaux en journée, se retrouvent ici tous les vendredis soir pendant l’été. Y’a plein de choix. Nourriture américaine, japonaise, coréenne, française, mexicaine … On choisit un burger avec pain au riz, steak et ananas. Très bon. On retrouve des amis de François et Morgan. Je rencontre un étudiant en web à Paris. Il commence sa formation à Supdeweb et il connait très bien HETIC. Du coup on discute un peu de nos métiers.

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Puis retour à l’appartement pour un petit jeu de société. Arrêt tout d’abord au liquor store tout de même. On finit assez tard, j’ai bu un peu trop de whisky. Je voulais me lever tôt pour le lendemain, mais je crois que c’est loupé ! Très bonne soirée néanmoins.

Malgré cela, réveil assez tôt le vendredi. Une première fois à 7h, merci le décalage, mais je sens les restes de la veille et me recouche jusqu’à 10h. Du coup, après un bon petit déjeuner, je pars de l’appartement à 11h30. Je décide de me rendre tout d’abord à Japantown, histoire d’avoir un avant goût avant le Japon, en passant par Fillmore Street avec ses boutiques et restaurants.

Japantown est assez petit. Mais c’est assez marrant de voir les maisons au style japonais en plein milieu de la ville américaine. Pas forcément énormément de choses à voir, mais quelques photos à prendre.

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Puis direction Hayes Valley, petit quartier branché avec des boutiques d’objets design et café hipster. Je rentre dans quelques magasins mais je suis vite démotivé par les prix assez élevé ici. Il y a cependant une structure tout en bois plutôt sympa où tout le monde écrit un petit message. J’en profite pour coller un petit sticker Collectif Carbon. Un peu de pub à l’international ça fait pas de mal !

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Prochain stop au centre commercial pour acheter un petit cadeau à mes hôtes. Grand mall américain avec, et c’est la première fois que je vois ça, des escalators en courbe.

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Passage ensuite par le centre ville et ses hauts buildings. Je traverse Union Square et marche les yeux tournés vers le ciel en regardant les immeubles.

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La rue principale de Chinatown est bloquée pour cause de marché. Très marrant de voir tout ces petits chinois faire la queue pour aller tourner une roue. Certainement un genre de jeu de loterie. Ils sont très nombreux à attendre leur tour.

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Je déambule ensuite dans le centre jusqu’à l' »embarcadero », le front de mer de San Francisco.

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Puis bus jusqu’au passage obligé, le Pier 39 et ses otaries. Beaucoup, beaucoup de touristes ici.

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C’est assez sympa comme endroit mais la foule est énorme et je ne reste pas longtemps. Je me rend du coup sur la jetée suivante avec une jolie vue sur Alcatraz au milieu d’une régate (la petite île sur la droite, c’est là qu’un téléobjectif peut s’avérer pratique).

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Je décide ensuite de louer un vélo, sur le conseil de Morgan et François, pour me rendre de l’autre côté du Golden Gate Bridge. Beaucoup de monde fait de même. C’est certainement la solution la plus sympathique pour aller voir le pont, qui est quand même assez long et loin du Pier 39. Mieux qu’en bus puisqu’on peut s’arrêter quand on veut pour prendre des photos.

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Le trajet est très sympa au bord de la plage. Puis sur le pont. Il n’y pas beaucoup de vent aujourd’hui, j’ai de la chance. François m’a raconté que lorsqu’ils l’avaient fait avec Morgan ils s’étaient retrouvés presque complètement bloqué, à l’arrêt, à cause de la force du vent.

La dernière montée de l’autre côté est assez costaud. Mais ça vaut le coup, la vue de là-haut est magnifique.

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Une belle journée donc, j’en ai plein les pattes et décide donc de retourner à l’appartement.

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Nous décidons de sortir manger un burger en ville dans un endroit très sympa. C’est très bon, mais encore une fois le burger me suffit amplement et je peine à finir mes « sweet potatoes fries ».

Retour à l’appartement pour commencer l’article. Je n’aurais pas le temps de le finir avant d’aller me coucher. Préparation du sac en prévision du départ le lendemain tôt pour Tokyo.

Résultat, un très beau séjour dans cette belle ville de San Francisco. Beaucoup de choses à faire ici. Je n’ai pas pu tout voir malheureusement, mais je suis très content d’être passé par ici. Merci à François et Morgan de m’avoir héberger et conseiller sur toutes les choses à faire en ville. San Francisco étant bien différente des autres villes américaines, notamment du fait des ses nombreuses collines. Toutes les autres grande villes des USA sont très perpendiculaires avec leurs rues toutes droites et leurs hauts buildings. Ici il y a un peu plus de volume et ça donne un aspect à la ville que l’on ne trouve nul par ailleurs.

Je finis cet article depuis Tokyo où je suis ce lundi 21 septembre. Je suis complètement crevé après les 10h de vol. Il est 21h ici, mais pour moi il est 5h du matin. J’ai réussi à ne pas m’endormir dans l’après-midi pour ne pas être trop décalé.

Première impression de la capitale japonaise : un grand wow ! Vraiment dépaysant, je sens que ça va beaucoup me plaire. Auberge riquiqui dans laquelle nous sommes une bonne vingtaine. De toute façon ici minimalisme semble être le mot d’ordre. J’ai hâte d’aller me balader en ville demain. Mais pour l’instant c’est dodo, je ne tiens plus. Ça doit d’ailleurs se ressentir sur l’article qui est moins détaillé que les précédents.

Allez, oyasumi !

PS : quelques complications à l’auberge, je ne peux pas accéder aux sites en .fr sur le wifi. Mon très cher Jules me propose de mettre en ligne l’article pour moi. Je lui envoie le texte et les photos, mais on se rend finalement compte que c’est un peu complique de s’organiser à distance. Du coup cet article est mis en ligne depuis un café à l’européenne dans Tokyo avec wifi non restreint. Bientôt un article sur cette mégalopole. Pour l’instant c’est juste DINGUE

Nouvelle-Orléans, je reviendrai

Finalement pas de « Rebirth Brass Band » mardi soir. Je m’intègre à un petit groupe dans la cour de l’auberge, ils ont prévu de sortir plus tard. Pourquoi pas, j’ai un peu de temps de toute façon. On fait rapidement connaissance. Nous avons ici deux Australiens, deux Danois, un Autrichien, un Allemand, une Anglaise et une Chinoise. On papote, j’ai parfois un peu de mal à suivre tout de même.

Certains vont chercher à manger, je lis donc un peu en attendant. Lorsqu’ils reviennent à l’auberge tout le monde décide de rester ici ce soir. Tant pis pour le « Rebirth », j’irai demain soir dans le Vieux carré français pour découvrir Bourbon Street de nuit.

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Un Canadien sort son violon et, avec l’Autrichien, décide de faire un petit « jam » dans le salon. C’est très sympa. On se pose sur les canapés et on les écoute jouer. Je croise également un couple de français qui est là juste pour la nuit. Ils ont passé une ou deux semaines, je ne sais plus exactement, plus dans les terres dans une communauté où réside encore quelques personnes parlant français. Ils étaient là-bas dans le cadre d’un « workaway ». Cela consiste à rejoindre une communauté dans le monde et d’y travailler en échange d’un logement.

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Tout le monde va ensuite se coucher petit à petit. J’ai presque fini mon deuxième livre. J’en ai pris 6 en tout, je vais vite me retrouver à court de lecture à ce rythme là.

Mercredi matin, réveil assez tôt, mais une nuit plus normale que la précédente. J’ai décidé aujourd’hui de me rendre dans le parc d’Audubon, plus à l’ouest de l’auberge (le Vieux carré se trouvant à l’est) et de m’y poser un peu. Je prends donc le « streetcar » pour m’y rendre.

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Le parc est très grand, à la façon des parcs américains. Pas mal de joggers et cyclistes. Les canards pullulent, côtoyant les cygnes et autres hérons. Il y a également un golf en plein milieu.

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Je me rends au bord du Mississippi. La vue n’est franchement pas grandiose, mais il y a un peu d’herbe et je me pose pour lire mon bouquin. Après une petite heure, je commence à avoir faim et je décide de reprendre le tramway jusqu’à un petit quartier où, semble-t-il, je peux trouver de quoi manger. Je repasse donc par le parc.

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J’y arrive, trouve une rue avec des restaurants et boutiques. Je passe devant un bâtiment qui attire mon regard, tout bleu avec un nom exotique : le « Mellow Mushroom ».

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Je rentre et demande un menu pour voir les prix. C’est abordable et m’assoie donc à une table. L’intérieur fait un peu « American Diner ». Je mange bien et profite de la clim pour récupérer un peu.

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Après le repas retour sur mes pas. Je prends à nouveau le tram et me rends dans le « Garden Distric », là où le gars de la réception m’avait dit que je pouvais trouver des jolies maisons et le cimetière Lafayette. On verra pour le cimetière, c’est pas franchement mon truc de me balader au milieu des morts.

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Effectivement les maisons sont plutôt jolies. Dans un style colonial. Certaines sont bien entretenues, avec Porsche garée devant le garage, et d’autres sont franchement délabrées.

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Petit passage au cimetière tout de même. Il est tout petit. Que des caveaux énormes. Il y a un même un guide mais c’est 5$. Non, merci. Un petit tour et puis s’en va. Juste à côté, en sortant, je trouve une petite galerie d’un photographe. Je rentre. Il m’accueille, me demande d’où je viens. Ah oui je suis déjà venu en France, me dit-il. Très bien, très bien. Je regarde un peu les photos, toutes en noir et blanc. Certaines sont très sympa, d’autre franchement pas top. Quelques unes ont été prise juste après Katrina, ça fait un peu froid dans le dos. Ok, merci, au-revoir (avec l’accent pour lui).

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Je ne suis pas très loin de l’auberge et décide de rentrer à pieds. Je passe devant ce qui me semble être une boîte aux lettres au premier abord. Celle-ci est toute colorée, très joliment décorée. Mais en fait il s’agit d’une mini-bibliothèque. Déposez un livre pour en prendre un. Dommage je n’ai pas ceux que j’ai terminé sur moi.

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Retour à l’auberge après m’être arrêté pour acheter une bouteille très fraiche de jus de pomme. Presque tous les supermarchés ont des rayons de frigo avec tous les types de soda. Pourquoi on a pas ça en France, c’est franchement pratique. Certains supermarchés en France le font à côté des caisses, mais jamais à ce niveau là et avec tout ce choix.

Je décide de me poser cette après-midi. Je lis et regarde une série.

Ce soir je décide de me rendre au Preservation Hall en plein quartier français. C’est le couple de français de la veille qui m’a donné l’idée. Il paraît qu’il faut absolument y passer si on vient à la Nouvelle-Orléans. On y écoute du jazz dans une ambiance très cosy. L’entrée est payante mais apparemment ça vaut vraiment le coup. Je me renseigne donc un peu sur le net. Ça me tente, la décision est prise.

Après un léger repas de nouilles pas cher, je pars en direction du centre. Je passe devant un street art de Banksy (dont j’avais oublié de mentionner l’existence dans le précédent article) ou tout du moins lui ressemblant énormément. Et puisque celui-ci est protégé par une vitre en plexiglas je pense que c’est un original.

Passage à nouveau dans le quartier des affaires. De nuit c’est autre chose.

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Je traverse Canal Street (Canaaaaaaaaaal Street, private joke)

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Et je me retrouve enfin dans Bourbon Street.

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La rue n’est pas bondée comme on peut le voir sur les photos des guides touristiques. Il y a quand même pas mal de monde. Et il est encore tôt. Je remonte donc la rue. Tous les bars, ou presque, ont leur groupe. Le volume de leur musique essayant de rivaliser avec celui d’en face. C’est vivant, je suis tout content. Seul bémol, l’odeur. Parfois franchement difficile à supporter. Mélange d’alcool et de poubelles qui seraient restés trop longtemps au soleil. Odeur vraiment typique des États-Unis, je crois que je n’ai jamais senti ça, ou rarement, en France. Mais à part ça c’est quand même quelque chose Bourbon Street la nuit.

J’arrive au Preservation Hall une demi-heure en avance comme il nous le recommande sur leur site internet. J’aurai de la place c’est sûr. On peut entendre le groupe jouer à l’intérieur pour le public de la plage horaire précédente. Ça donne envie, je sens que ça va me plaire.

Je rentre, le prix est de 15$. Je m’assoie au premier rang, sur des coussins fixés au sol, comme ça je pourrai faire de jolies photos. La salle est effectivement toute petite, pas de bar ou resto, tout en bois, les murs tombent un peu en lambeaux. Mais ça fait vraiment authentique. Un jeune homme nous annonce que le groupe va arriver. Il annonce : pas de photo, pas de vidéo, pas d’enregistrement. Oooooh mince, je suis un peu triste. Mais tant pis, comme je l’avais lu dans l’après-midi ici on vient pour la musique et seulement pour la musique.

Après une petite intro du pianiste le groupe se met en place. Je suis vraiment aux premières loges, le saxo du musicien devant m’arrive directement dans l’oreille. Le « Jazz Band » qui se produit accueille, chaque soir, un musicien connu différent. Je n’arrive pas à retrouver son nom pour l’instant, mais par contre j’ai retenu son âge, 83 ans s’il vous plait.

C’est génial. Ils enchainent les morceaux, faisant même monter sur scène un jeune étudiant de musique que le batteur forme cette année. Il s’en sort très bien, c’est impressionnant.

Quelque morceaux plus tard on a le droit à un petit blues. Et puis le jeune homme revient sur scène. Quoi c’est déjà fini ?? Mince j’ai pas vu le temps passer. C’était extra. Je le recommande à tout ceux qui passe par la Nouvelle-Orléans.

Je ressors dans Bourbon Street, remonte la rue et décide de rentrer à l’auberge. Mes yeux me piquent, j’ai besoin de sommeil.

Au final une très bonne expérience « in New Orleans ». J’y reviendrai, c’est sûr, mais cette fois je pense que ça sera accompagné, histoire de profiter des bars et de tous les concerts disponibles.

J’écris cet article à l’aéroport, jeudi 17 septembre. Ce soir je serai à San Francisco, où je suis hébergé chez François, un ami d’enfance. Une autre ville, une autre expérience.

Sur ce, à bientôt !

PS : petite frayeur au départ de la Nouvelle-Orléans. Juste au moment où je finis d’écrire cet article à l’aéroport, je regarde l’heure et me demande pourquoi je n’ai pas encore embarqué. L’avion est censé partir dans 10 minutes. Je regarde à nouveau mon billet. Oh merde quel abruti, je suis pas à la bonne porte ! Vite, vite je fais 50 mètres, la porte n’est pas fermée. Je suis le dernier à embarquer, l’avion pars deux minutes plus tard. Gros OUF ! C’était vraiment moins une.

French Quarter

Aujourd’hui visite du célèbre Vieux carré français à la Nouvelle-Orléans, mais avant petit résumé du second jour à Montréal, dimanche dernier.

Journée pluvieuse sur la métropole. Je me réveille bien tôt, toujours un peu décalé. Kévin me rejoint dans le salon une petite heure plus tard. On décide de faire quelques parties à la console, ça fait longtemps qu’on a pas pu jouer ensemble alors on en profite un peu avant qu’il n’aille rendre la voiture de location.

On prévoit de passer un dimanche tranquille, de toute manière l’éventail des choses à faire reste limité avec ce temps. Candice a l’idée de faire une Escape Room. Le principe : vous vous retrouvez enfermé dans une salle, à vous de fouiller à l’intérieur pour récupérer tout ce qui vous permettra de trouver la sortie. Clefs, cadenas, énigmes, mécanismes vous permettront de trouver la solution. Malheureusement Candice ne pourra pas se joindre à nous à cause d’un rendez-vous dans l’après-midi. Nous réservons donc une Escape Room pour deux, d’une durée de 20 minutes, plus tard dans l’après-midi. Mais pour l’instant c’est l’heure du repas.

Nous décidons d’aller « bruncher » dans un restaurant pas très loin de l’appartement. L’endroit est très sympa, un peu vintage / hipster mais sans trop. Je commande un simili croque-monsieur au fromage avec supplément bacon. C’est très bon, et les pommes de terres servies avec sont excellentes. On discute du tour du monde, de mes petites appréhensions par rapport à l’Asie du Sud-Est et de pleins d’autres petites choses à ce propos. On a bien mangé et c’était franchement pas cher. Retour à l’appartement pour digérer un petit peu avant de nous rendre en ville pour l’Escape Room du Temple Perdu.

On arrive. Après une petite attente on nous fait le topo de l’histoire. L’objectif est de trouver le moyen de récupérer une petite statuette à la manière d’Indiana Jones. On nous précise qu’on peut tout bouger dans la pièces, tout retourner, du moment que ce n’est pas fixé au sol. Allez c’est parti (je ne décrirai pas l’énigme en détail pour éviter de révéler la solution).

On se retrouve dans une minuscule pièce sombre, avec des inscriptions au mur, des signes style Incas tout autour de nous, des coffres et autres jarres au sol. À nous de jouer. On ouvre tout ce qu’on peut, Kévin décrivant tout ce qu’il voit et fait à haute voix, moi je suis un peu plus silencieux. On tourne un peu en rond au début, ne trouvant pas comment avancer. L’horloge tourne très vite. On bloque à un moment donné. On a le droit à un indice en appuyant sur un gros bouton rouge, on décide d’appeler à l’aide. Le gars arrive et nous donne l’indice. Ah m**** c’était juste sous nos yeux !! Bon, grâce à ça on réussi à avancer et avec un mécanisme assez simple on ouvre la porte menant à la seconde salle. Vite vite le temps file. Au milieu de la nouvelle salle se trouve la figurine enfermée dans un autel. Il va falloir trouver rapidement la solution. Déjà plus que 5 minutes, on est à nouveau bloqué. On fait tout le tour des deux salles, mais nous n’arrivons pas à nous en sortir. Trop tard, le compte à rebours indique 0:00. Bon, tant pis, on sort de la salle. Mais on nous annonce que le groupe suivant a annulé, et qui si l’on veut on peut continuer et finir le jeu. Allez hein, tant qu’à faire. Ça restera tout de même assez compliqué, mais au final, on finit par avoir cette fichue statuette entre les mains ! Et ben Indiana Jones c’est pas un métier facile ! On sort, on nous demande de faire une photo tout déguisé. Elle a l’air de leur plaire, on repars tout de même content même si on a échoué.

Le reste de la journée sera très tranquille. Nous sommes tous crevé. Après une pizza on se mate Star Wars épisode 6, devant lequel Kévin s’endort. C’est également l’heure pour moi d’aller au lit. Demain départ 10h direction la Nouvelle-Orléans.

Trajet sans encombre jusqu’ici, rien de bien passionnant pour la journée d’hier, lundi. À part que cette fois la douane ne m’a pris que 5 minutes, et qu’étonnement cela s’effectue directement à l’aéroport de Montréal. Je n’ai donc aucune attente à mon arrivée.

Si tout de même, chauffeur du mini-bus très rigolo qui nous fait une mini présentation de la ville. Auberge très sympa, maison typique de la Nouvelle-Orléans. Typiquement américaine aussi, avec tout plein de babioles sur les étagères ansi qu’une demi-douzaine de croix et Vierge Marie au mur. Je vais me coucher tôt, mais ne trouve pas le sommeil tout de suite, beaucoup de va-et-vient dans la chambre.

Réveil très tôt ce matin, dès 5h. Je réussi à me rendormir mais seulement pour 20 minutes. Comprenant que je n’arriverai pas à poursuivre ma nuit je décide de me lever. Je vais devoir attendre un peu pour prendre le petit-déjeuner qui ne commence qu’à 8h.

Du coup je m’installe dans le « courtyard » sur le côté de l’auberge, je lis un peu et ferme les yeux pour tout de même essayer de trouver un peu de repos.

Petit-déjeuner fait de pancakes au miel, toasts au beurre et thé très fruité. Je discute tout d’abord en anglais, puis en français avec un Suisse. Il voyage tout autour des États-Unis. Tout d’abord New-York, puis Seattle, San Francisco, Nouvelle-Orléans, Chicago et re-New-York pour finir.

J’attends un peu avant de partir en ville, il n’est pas encore 9h, espérant pouvoir joindre le Padre se trouvant à Honk Kong, 13h de décalage. Je n’arrive pas à le joindre. Tant pis. Dommage je verrai plus tard qu’on ne s’est loupé que de 15 minutes.

En avant. Je me rends donc dans le quartier français. Je ne sais pas si cela me prendra toute la journée. Mais de toute façon je ne me sens pas d’une forme olympique après cette petite nuit. J’arrive dans le Vieux carré français après être passé par le quartier des affaires et ces hauts buildings. Je décide tout d’abord de me rendre au bord du fleuve Mississippi. J’attends bien 5-7 minutes à 100m du fleuve, bloqué par un train de marchandises qui passe en plein milieu de la ville, étonnant. Il y un petit parc en bordure de la « river », c’est calme, quelques badauds et deux groupes de touristes suivant leur guide respectif.

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Je repars, direction Frenchman Street situé en bordure du quartier français où, semble-t-il, on peut écouter de la musique dans la rue. Les maisons sont colorés, les boutiques arborent des enseignes très détaillées et tarabiscotées, pour certaines fait-main. Je passe devant toutes sortes de galeries, restaurant et autres magasins. Malheureusement Frenchman Street est presque vide. Peut-être qu’il est encore trop tôt dans la journée. Beaucoup de bars et boutiques sont encore fermés. Malgré tout j’ai l’occasion de voir un peu l’architecture typique de la ville.

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Après un petit stop dans un parc où quelqu’un m’offre une cigarette sans que je ne demande quoi que ce soit alors que j’allais rouler la mienne, je me dirige plus vers le centre et la cathédrale de St Louis, roi de France. Il y a devant un peu de musique et des vendeurs ambulants. Mince le groupe finit tout juste sa chanson et remballe leurs instruments. Dommage.

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Petit stop dans un café juste au bord de la cathédrale pour boire un coca bien frais. Il fait très chaud ici, et très moite. La différence de température entre intérieur et extérieur est d’ailleurs assez saisissante, dû à la climatisation présente dans presque tous les bâtiments. Je lis un peu, et observe la vie de la rue et les touristes déambuler.

Je repars vers le parc Louis Armstrong. Peu de monde ici aussi et des statues du célèbre trompettiste. Je lis un peu à nouveau en attendant l’heure du repas où je redescendrai au coeur du quartier pour trouver de quoi me restaurer.

En chemin je croise un petit groupe de musique. Contrebasse, banjo, trombone et saxo. Aaah, enfin un peu de musique. Je m’assois donc sur le bord du trottoir et les écoute quelques minutes.

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Il commence à se faire faim. J’ai repéré où se situait la « House Of Blues », temple de la musique. Ils font également restaurant et je décide d’aller voir les prix. Ceux-ci ne sont pas excessifs et je décide de me faire plaisir et d’aller manger un bout à l’intérieur. Décorations à l’extérieur et ambiance très sympa à l’intérieur avec les grands classiques du blues dans les enceintes.

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Je commande un burger, il n’y a pas vraiment de cuisine française ici. Je réussi à l’engloutir en entier avec quelques frites. Mais c’est franchement suffisant, voire même un peu trop. J’ai un petit estomac et je me sens franchement plein à la fin du repas. Fiou, ça m’a calé ! Je décide de retourner à l’auberge pour me reposer cette après-midi, de toute façon j’ai fait le tour du quartier. J’y reviendrai surement ce soir ou demain, histoire tout de même de voir son côté nuit qui, paraît-il, vaut le détour. Le tramway est blindé (appelé « streetcar » ici), ça sera donc retour à pied jusqu’à l’auberge, de toute façon ça me fera digérer.

Ce soir j’essaierai d’aller voir un petit concert. J’ai repéré un bar qui accueille le « Rebirth Brass Band » que j’ai découvert grâce la série Treme. Série qui m’avait donné envie de venir visiter cette ville. Ça peut être très sympa, le bar se trouve un peu loin cela dit. On verra bien.

Peut-être un article demain soir, selon la journée. Je vous dit à la prochaine les amis !

Le tour du monde commence

C’est reparti ! Une nouvelle étape commence. Rien de moins que le tour du monde. Et oui madame.

Départ hier, vendredi, à 8h du matin de Bouc-Bel-Air pour prendre l’avion à l’aéroport de Marseille Provence. Direction Francfort en Allemagne pour changer d’avion. 1h30 de trajet. Ensuite vient le plat principal. Je m’envole vers Montréal, comptez 8h de trajet. Je passe le temps en regardant « Shaun le Mouton » (les mêmes réalisateurs que « Wallace et Gromit » et autres « Chicken Run »), sympa, marrant, mais franchement pas leur meilleur film. Puis « Terminator : Genesys ». À part le fait que j’ai rien compris à tous les sauts et retours dans le temps, c’est plutôt divertissant. Mais bref, c’est pas vraiment ce que vous voulez savoir en venant ici, ce que j’ai pu mater dans l’avion, non ?

J’arrive à Montréal avec une petite heure de retard, rien de bien méchant. Passage obligatoire à l’immigration tout d’abord. On nous fait patienter dans un hall juste avant l’immense salle réservée à ce propos. Il y a déjà une foule immense répartie dans plusieurs files. La plus longue étant réservée pour tous les voyageurs non Canadiens ou Américains n’ayant pas de correspondance. Évident, la plus longue, c’est la mienne. Une attente de deux heures donc. Après 8h de vol, 6h de décalage horaire, c’est franchement pas la joie. Mais ce n’est que le début. Normalement j’ai juste à passer le premier guichet, j’ai rien à déclarer, puis je vais choper mon bagage. Ahaha mais non, ça serait trop beau.

Je ne sais pas pourquoi, peut-être que je me suis mal exprimé à cause de la fatigue, peut-être que j’ai été choisi au hasard parmi tous les autres, mais le monsieur devant moi, après quelques questions (durée du voyage, ce que je viens faire ici, qui je viens voir, pourquoi, quel budget j’ai prévu pour le voyage (???)) il décide de ne pas me faire confiance et m’envoie directement au bureau de l’immigration juste derrière. Surpris, je ne comprends pas tout de suite. Arrivé au bureau je dois prendre un ticket et attendre mon tour. Génial. 1/2 heure plus tard c’est à moi. Le nouveau monsieur me pose les mêmes questions que le précédent, ça prend 5 minutes. J’ai pas trop compris l’intérêt mais bref, passons. J’ai un bagage à récupérer, je suis assez inquiet. J’espère pouvoir le trouver vu que cela fait maintenant bientôt 3h que j’ai débarqué de l’avion.

Heureusement je trouve mon sac facilement, me dirige vers la sortie. Un dernier passage pour rendre le papier de l’immigration. Aaaah mais non monsieur, vous vous devez passer par la vérification de votre bagage. Bon, allez un dernier effort. Il n’y a pas de queue ici, je passe direct, doit défaire mon sac (j’en transporte deux, un vide pour le frangin), il fouille en 10 secondes, c’est bon vous pouvez passer. Merci beaucoup monsieur du guichet n°1, vous avez bien fait votre travail. J’ai tout l’air d’un terroriste en même temps, c’est évident voyons.

Enfin voila, après 3h je sors de l’aéroport. Petite note de bonheur dans cet amas gris de frustration et d’attente, lorsque je me dirige vers la machine pour récupérer le ticket du bus en direction du centre-ville, un gentil homme me propose le sien qu’il n’a pas utilisé. Oh ben volontiers, merci bien monsieur.

Après une petite mésentente à l’arrivée avec le grand frère pour se retrouver, j’arrive à l’appartement. On mange, on discute un peu, et direction le lit douillet. Il est 22h, 4h du matin pour mon organisme. Je ne mets pas longtemps à trouver le sommeil.

Réveil ce matin très tôt, dès 5h, oui je suis encore un peu décalé. Je me pose tranquillement dans le salon. Kévin ne met pas longtemps à se lever. Du coup on en profite pour jouer un peu à Rocket League, pour les connaisseurs.

Au programme de la journée le parc national du Mont-Orford à une heure et demi de route. Petite randonnée en perspective. Le temps est assez gris ce matin sur Montréal, il pleut même un petit peu lorsqu’on se met en route.

Une demi heure de route plus tard on fait un stop au Tim Hortons sur le bord de l’autoroute. En gros c’est comme un Starbucks, mais en bien moins cher, et il y en a partout ici au Québec, c’est un peu une institution. Bagels et pâtisserie « Boston » (crème anglaise et nappage au chocolat) pour le couple, beignet au pomme et cannelle pour moi. C’est excellent, on repars le ventre plein et ravi.

Petite incompréhension à l’arrivée. On ne trouve pas l’entrée du parc. La route se transforme en chemin, puis carrément en chemin de rando. Ah oui en même temps Kévin a indiqué le Mont-Orford sur le GPS, pas l’entrée du parc. Non c’est pas ça qu’on veut. On fait demi-tour, et on trouve finalement le départ de la rando.

En fait ici c’est une station de ski l’hiver avec remontée mécanique et tout le tintouin. On commence la montée. C’est assez raide d’entrée. Mais au moins on a le soleil, ça s’est dégagé quand on est arrivé. On sort l’appareil photo.

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Candice a des petits soucis avec ses chaussures un peu trop dures, les enlève, et découvre une ampoule à chaque pied. Aïe, pas de bol. La randonnée est donc écourtée pour elle, qui choisit de redescendre et de nous attendre en bas. Nous décidons avec Kévin de voir au sommet si on choisit la version longue ou courte pour la balade du jour.

Au sommet nous avons le droit à une belle vue sur les alentours, il y a un peu de monde, mais pas foule non plus. C’est la journée des parcs nationaux au Québec, ce qui veut dire que l’accès est gratuit, ce qui n’est pas le cas le reste de l’année.

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On mange sur une des nombreuses table en bois. Il fait bon. On prend quelques photos.

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On décide de prendre la version courte, et après le repas on commence la descente par une des pistes de la station. C’est franchement raide, pas très agréable. Mais jolie vue.

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Ah mince tiens, on a oublié de vérifier les geocaches du coin lors de la montée (pour ceux qui ne comprennent pas, je vous invite à vous rendre sur cet article pour en savoir plus). Du coup on en profite et en trouvons une juste sur le bord du chemin. À l’intérieur un petit feuillet pour indiquer nos noms eeet … deux pansements. Ah ben parfait, c’est pour Candice ça ! La règle c’est de prendre un objet en échange d’un qu’on laisse. Du coup je découpe un petit logo du Collectif Carbon que j’ai emporté avec moi et le dépose dans le bocal en plastique.

La descente se déroule bien plus vite que la montée, comme toujours. On arrive en bas et retrouvons Candice. Il est 14h, nous avons encore du temps devant nous. Après une petite pause on décide de se rendre à Magog, petite ville qui, parait-il, est très mignonne.

Arrivée la-bas on apprend que la ville accueille la fête des vendanges. Oh ben très bien ! On trouve une place, et on sort dans la ville. C’est effectivement pas trop moche. La rue principale est plutôt animée. Mais on ne trouve pas la fête. Coup de barre au sein de la troupe, on décide de s’arrêter boire un verre dans un bar lounge en terrasse.

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Kévin sort un petit jeu tel qu’il les aime de son sac. « Complot ». Nous avons chacun deux personnages avec des capacités, certaines permettant d’accumuler des pièces, d’assassiner un personnage ou d’annuler une autre carte. Ça ressemble fortement à « Citadelles » sans la partie construction, pour ceux qui connaissent. Ici tout se joue au bluff.

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Après trois manches, on finit nos verres et partons en quête de la fête. Elle se situe dans un parc qui s’avance sur un lac. Il y a du monde. On hésite à se rendre sous une tente dégustation. Ah non il vous faut un laissez-passer. Ah ben tant pis. Petit passage dans une tente artisanat dont l’accès est gratuit. Hmmm ouais pas fameux tout ça. Bon le mieux reste la vue sur le lac.

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Le sommet au fond sur la photo, c’est là où nous étions plus tôt dans la journée.

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La fatigue se fait sentir. On finit par la recherche d’une géocache au bord du lac, en vain. On a beau chercher, celle-là on la trouvera pas. Allez, tant pis, c’est l’heure de se rentrer.

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Retour à l’appart’. On se fait (ou plutôt Candice et Kévin eheh) un petit apéro-dinatoire. Saucisson, guacamole avec petits légumes, foie gras et fromage. Paaarfait.

Kévin et Candice se placent devant la télé pour regarder Star Wars, je me mets à la rédaction du blog. Je ne tarderai pas ce soir non plus, je crois que je n’ai pas encore tout à fait récupérer du décalage.

Voila, un long billet pour mon premier jour à Montréal. Le tour du monde a bien commencé. J’ai hâte de continuer à découvrir de nouveaux endroits, à visiter et à vous partager tout cela. Sur ce, à la prochaine !

Fin de la 1ère étape

Dernier article qui sera publié depuis la Norvège. Après deux semaines à vadrouiller dans ce très joli pays, c’est le moment de faire un premier bilan. Mais avant ça quelques rencontres et la journée d’aujourd’hui.

Je me suis couché bien tôt hier soir, avant 22h, mes yeux se fermant en lisant mon livre. J’ai rencontré tout d’abord un Néerlandais très bavard. Je ne suis pas sûr d’avoir retenu son nom, Peter je crois, mais ce ne sera pas le premier ni le dernier du voyage. Ces inconnus qui deviennent des amis d’un soir. Leurs visages resteront dans ma mémoire néanmoins. On a bien discuté, enfin surtout lui, de ce que nous avons vu en Norvège, de politique, de Charlie Hebdo, de religion, de maisons à acheter en Suède et Norvège mais aussi de marijuana (et oui forcément quand deux jeunes se rencontrent et que l’un vient des Pays-Bas on en arrive à ce sujet assez facilement).

J’ai également croisé un Canadien, lui aussi de Calgary, qui a dormi dans le même dortoir que moi hier soir. Il est en voyage depuis 3 mois avec un pass Interail. Il a visité une bonne partie de l’Europe, je n’ai pas retenu toutes les villes excepté quelques unes. Paris, Marseille, Athènes (je crois), Budapest ou encore Copenhague. Il a pris le train aujourd’hui pour se rendre à Stockholm. Avec lui aussi on a bien discuté. Il a bien aimé Paris, ne trouvant pas les habitants aussi boudeurs et fermés qu’on le prétend. Il y des cons et des personnes aimables partout lui répondis-je en anglais. On a aussi parlé séries. Il regarde en ce moment Rick & Morty pour ceux qui connaissent, et pour les autres je recommande vivement.

Et enfin, j’ai fait la connaissance d’un jeune couple de Français ce matin lors du petit déjeuner. Ils se sont rendu à Bergen aujourd’hui après avoir été resté bloqué à Oslo car un de leur bagage avait été égaré par la compagnie aérienne, la galère. Du coup je leur ai fait un peu le guide touristique, leur prodiguant des conseils et leur indiquant les choses à voir ou bien encore où loger à Bergen. Très sympathiques, on se souhaite bon voyage en se quittant.

Voila pour les rencontres, passons au petit résumé de la journée. Je me réveille tout d’abord tôt, très tôt. J’ouvre les yeux une première fois à 6h, j’ai du mal à me rendormir, mais pousse la nuit jusqu’à 7h30.

Après le petit déjeuner donc, je sors toutes mes affaires de la voiture afin d’aller la remettre à l’agence de location. Je pars, indiquant l’adresse dans le GPS. Tout se passe bien jusqu’au centre-ville. Là le GPS perd la boule, il me fait passer par un tunnel, puis finalement m’indique de faire demi-tour, euuuh. Heureusement je réussis à trouver une sortie pour retourner dans le centre sinon j’allais tout droit à Stockholm en passant sous la mer. Le GPS ne sait plus où donner de la tête, pour lui je suis sous l’océan. « Prépare to take the ferry », euuh non pas vraiment mon coco. Finalement je décide de ne plus l’écouter et de me fier à mon intuition, ça marche plutôt bien. Il finit par retrouver un certain sens de l’orientation, mais quand j’arrive ce n’est pas la bonne adresse, génial Sixt, va falloir améliorer tout ça si vous voulez pas perdre des clients. Finalement je réussis à trouver ma destination par mes propres moyen.

Pas de soucis pour rendre la voiture. J’en profite pour calculer les kilomètres parcourus. 2400km et des poussières. Ouch. Mon contrat prévoyait 1200km inclus, là j’ai explosé le compteur, la note va être salée, très très salée. J’y penserai la prochaine fois que je louerai un véhicule en voyage. D’ailleurs pour ceux qui se posaient la question, c’était une petite Toyota Yaris, j’en suis très content. J’ai eu un peu de mal au départ pour me faire à la conduite, mais finalement je m’y suis bien habitué, petit moteur mais aussi petite consommation.

Bon, j’avais décidé de faire un peu de shopping, mais vu la nouvelle que je viens d’apprendre, il vaudrait mieux que je fasse gaffe à mon budget. Je fais quand même le tour des magasins. Il n’y a pas grand chose à voir, ou alors c’est très cher. Je déambule, profite, j’ai du temps.

Je sors ma carte de la ville. Qu’est-ce que je n’ai pas fait la première fois ? Tiens il y a un petit jardin botanique près du musée Munch. Je regarderai le prix en passant on sait jamais. Je m’y rends. C’est pas forcément très cher, mais comme dit plus haut, je préfère ne pas trop dépenser, ce sera donc sans Munch et sans Cri. Je vais donc visiter à la place le jardin botanique.

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C’est joli, calme, dommage quand même que les serres ne soient pas accessibles. Je fais le tour, lis un peu les pancartes, prends des photos, il y du soleil, c’est agréable.

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Il y a, parsemés un peu partout dans le parc, des, semble-t-il, étudiants dans une école d’Arts, assis dans l’herbe ou sur des bancs, dessinant ce qui se trouve devant eux. Ils sont plutôt beaux à voir, j’en profite pour les prendre en photo, discrètement.

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Il y a un petit jardin international avec des cailloux, une petite rivière et une cascade. Je m’y arrête pour lire un peu.

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Je suis installé dans l’herbe depuis bien une heure et demi quand un monsieur vient m’indiquer gentiment que je ne peux pas rester sur la pelouse. Ah mince, j’y étais pourtant bien. Je finis donc mon chapitre sur un banc plus loin et décide de repartir à l’auberge à pied.

Voila pour une journée assez tranquille, j’ai quand même bien envie de retourner en France.

L’occasion pour moi de faire un petit bilan sur ce premier voyage en solitaire. Il y a eu des hauts et des bas. Des moments de panique et des moments de plénitude. Du stress et de la joie.

Je retiendrai, par exemple, que l’organisation n’est pas à négliger, comme cette fois à Stavanger où j’ai failli perdre la boule car je ne trouvais pas d’hôtel pour m’accueillir.

Je retiendrai aussi et surtout qu’un voyage seul c’est synonyme de liberté, pouvoir aller où l’on veux (l’avantage de la voiture également), de faire ce que l’on souhaite. Que si jamais vous changez d’avis sur le programme de la journée ça ne pose pas de problème car de toute façon vous êtes seul. J’ai ressenti des bons moments de liberté, notamment pendant cette randonnée près d’Hellesylt, tout seul dans l’immensité Norvégienne.

Je pense également que ce voyage m’a ouvert sur les gens, mais ne soyez pas surpris tout de même, je reste le même, on ne change pas un homme en deux semaines. Mais je sais par exemple que lors du tour du monde, j’aurai moins de mal à engager la discussion, à aller vers les autres.

J’éprouvais pas mal de stress avant de partir, aujourd’hui j’ai l’impression qu’il était bien inutile. Peur de parler anglais, de me retrouver dans un pays inconnu et être perdu. Mais je m’en suis sorti, j’ai gagné de la confiance en moi.

Mais ce périple n’est pas terminé, j’ai bien envie de repartir et de continuer à découvrir de nouveaux pays, de nouveaux paysages, de nouvelles cultures, de faire de nouvelles rencontres. Je vais néanmoins me reposer un peu en France pendant au moins une semaine et demi, dans le nid douillet de la maison familiale. En profiter pour revoir les gens que j’aime avant le nouveau départ.

Je vous dit donc à la prochaine, merci de m’avoir suivi jusque là. Le prochain billet sera peut-être écrit depuis Montréal, ou bien de la Nouvelle-Orléans, je verrai bien comment tout cela se passe sur place.

Se deg snart og takk !

Ålesund

De la route aujourd’hui, tout d’abord pour me rendre à Ålesund (prononcez Olesund d’ailleurs). Un peu moins de deux heures, je pars de l’auberge ce matin juste avant 10h30. Il n’y aura pas grand chose à dire dans ce billet, ça sent la fin du périple.

Trajet tranquille jusqu’à Ålesund, je prends d’ailleurs le dernier ferry du voyage.

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J’arrive dans la ville vers 12h donc. Je trouve un parking souterrain pour me garer. Je m’attends à payer un peu, mais tant pis, au moins j’ai pas de difficulté pour trouver une place. Quand j’arrive à la barrière celle-ci est relevée et je vois marqué sur le petit écran « Free … ». Tiens c’est gratuit ? Oh ben tant mieux !

Je sors, me retrouve face à un plan. Je ne trouve pas le « Vous-êtes ici ». Je vois un parking, j’en déduis que c’est le mien, et que donc si je veux me rendre à l’office du tourisme il faut que j’aille daaans … cette direction. Allez.

Plus j’avance plus je me dit que j’ai du me planter. Je rebrousse chemin. Pas pratique ce plan, je me fie au nom des rues. Ah ouais en fait il fallait partir dans la direction opposée. Je passe par le centre au milieu du marché. Tout plein d’odeur me parviennent aux narines. Mmmh j’ai faim !

Je trouve l’office du tourisme, chope une carte et m’en vais chercher à manger. Je casse la croûte sur petit banc, la pluie commence à tomber.

Bon il n’y a pas l’air d’y avoir énormément de choses à faire et à voir dans cette ville. À part le point de vue sur la colline qui surplombe la ville. Il y a 418 marches à grimper pour y aller. Après la journée d’hier je suis un peu réticent à cette idée mais vu que y’a vraiment rien d’autre à faire …

Je passe devant quelques galeries. Dans le première il y de jolies photos et une belle gravure, je pense à la Mama.

J’arrive au parc de la ville, une seconde galerie s’y trouve. On dirait même que c’est le vernissage, même si il y a assez peu de monde. Là c’est un peu mitigé. Il y a des oeuvres sympa, et d’autres franchement glauques. Je prends mon temps.

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La pluie est passée, parfait. Le chemin pour aller tout en haut démarre au fond du parc. C’est parti. Bon finalement ça va, c’est pas très raide. Le soleil perce les nuages, j’en profite pour me retourner et prendre une photo. J’ai bien fait car après il n’y en aura moins et ça sera pas aussi joli de là-haut.

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Quelques touristes en haut, mais pas foule. On a ceci dit une belle vue à presque 360°. Je reste un peu. Il y a des chemins qui traversent toute la colline. J’en choisis un pour retourner en bas.

Retour au centre, je fais un peu les boutiques. Il y a des jolies choses. Des beaux vases et des jolis packagings de chocolats / « French Caramels » / « French Sea Salt ». Ehehe

Je fais un peu le tour, passe autour du port. Il y a de grands bateaux en bois, ça aurait plu au Papa. Je me pose un peu près de l’un d’eux (celui de gauche sur la photo, devant le bâtiment jaune) pour lire mon nouveau bouquin : « L’homme de Lewis » de Peter May, roman policier se déroulant sur l’île de Lewis, tout au nord de l’Écosse.

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Très bien, il est 16h je décide de prendre la route pour me rendre à l’auberge de ce soir. Au final Ålesund c’est plutôt joli, mais il y a pas beaucoup d’attractions (quelques musées ceci dit, que je n’ai pas fait).

Un peu moins de deux heures de route encore une fois. J’arrive, me perds un peu. Demande à un jeune, il ne comprend pas vraiment. « Hytte » ? Non, « Hostel ». « Hostal » ? Bon laisse je vais chercher.

Je passe devant ce qui ressemble à une base militaire. Non ça doit pas être là. Je trouve finalement. C’était tout juste à côté. Ça me surprend toujours un peu que les gens ne savent pas ce qui se trouve juste à côté de chez eux. Enfin si ça s’trouve je serais incapable d’indiquer un hôtel dans Bouc à un touriste comme moi, qui sait.

L’auberge est bien sympa, genre vieille ferme réaménagée. La dame à l’accueil est très accueillante. Elle me demande ce que je vais faire demain, ce que j’ai fait aujourd’hui. Ça se voit qu’ici ils ont le sens de l’hospitalité. Les parties communes sont très confortables, notamment le fauteuil sur lequel je me trouve en ce moment, et pas du tout vieillot comme la veille. Et y’a le sourire ! Très important ça. Pas franchement présent hier, à part la jeune de l’accueil, tous les autres faisait vraiment la tronche, à croire que ça les emmerde plus qu’autre chose de te voir débarquer.

Voila, le voyage en Norvège est bientôt fini, je suis franchement crevé ce soir. Je n’ai pourtant pas fait grand chose aujourd’hui, mais j’ai l’impression d’avoir le poids des deux semaines sur les épaules et dans les jambes.

Demain ça sera une grosse journée de route, presque 6h, pour retourner à Oslo. Je passerai par Lillehammer, je verrai si je fais un billet ou non. Je reste deux nuits dans la capitale. Le programme de lundi sera surement magasins dans la ville, peut-être quelques endroits que je n’ai pas vu la première fois. Ça reste à voir.

Allez, une petite douche, un bon repas, le bouquin et le dodo !

Steimsnibba

Rencontre de trois Français hier soir au repas. Je n’ai pas eu leurs noms. Mais tous les trois vivent à Paris, deux travaillent dans une boîte d’effets spéciaux et le dernier les a quitté dernièrement pour créer des applications mobiles. Du coup j’en profite pour discuter un petit peu de ce que je fais. Web, blablabla, code, blablabla. Et puis tout comme moi ils sont assez déçu par l’auberge. Bon, au moins, il y a le petit déjeuner demain matin !

J’ouvre ce matin les yeux 10 minutes avant l’alarme de mon portable programmée à 8h00. Et comme prévu la vue fait son effet. Je me réveille doucement en regardant les gens monter dans le ferry.

Je décide de prendre mon temps ce matin. Je n’ai pas pu terminer mon livre hier soir, trop fatigué. Du coup je le fini ce matin après avoir fait une lessive dans le lavabo de la chambre. Je suis bien, personne dans l’auberge.

Il ne fait par contre pas très beau, un peu comme hier, moins de pluie néanmoins. Du coup j’hésite, je me fais ce sommet ou pas ? Mmmh. Je regarde sur les Internets si il y a des choses à faire dans le coin. Mouais, pas beaucoup. Il y a bien le ferry, mais c’est un peu cher et faut que je commence à économiser si je veux pas finir à sec à la fin du voyage. Sinon il y a une petite ville plus loin, mais c’est sur la route d’Ålesund, là où je compte me rendre demain. Bon ok, ce sera donc le sommet aujourd’hui, le Steimsnibba, croisons les doigts pour qu’il ne pleuve pas trop. Et au final je ne regretterai pas ma décision. Et puis, mais je m’en rendrai compte que plus tard, ce sera certainement la dernière rando en Norvège !

Je pars donc de l’auberge vers 11h30. Je passe acheter le repas du midi. Je m’en sors pour 1,70€ (qui a dit que la Norvège c’était cher ?). Bon ok c’est juste une miche de pain et du jambon, mais j’ai piqué une pomme et du beurre au petit déjeuner ce matin (vous leur dîtes pas hein ?). Je demande également si ils ont du tabac et des feuilles à rouler. J’arrive au bout de mon paquet et j’hésitais à en racheter mais à la vue des leurs je ne résiste pas à la tentation. C’est pas bieeen. 230 Nok. 23€ ??? Pour un paquet de feuilles et 50g de tabac. Waou ça rigole pas ici le prix des clopes.

Bon allez, je me mets en route. Il est midi. Je commence à monter. Hellesylt se trouve à 250m d’altitude et je monte à 1250m, soit 1000m de dénivelé. Le début est assez difficile, comme toujours. Faut que je me remette au sport.

Après une petite heure je m’arrête pour manger dans le sous-bois. C’est calme, il n’y a personne. Il ne pleut pas beaucoup pour l’instant, et de toute façon je suis protégé par les arbres.

Je repars, avec un rythme un peu lent mais régulier, faisant seulement quelques pauses pour reprendre mon souffle. Je quitte le sous-bois. Il ne pleut pas, j’ai de la chance.

Je me retourne, belle vue sur le fjord. Une photo.

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C’est reparti. Il n’y a pas un chat. Et je ne croiserai personne pendant toute la montée, même pas un mouton. Je vois néanmoins des traces d’animaux dans la boue. Je me demande si ils ont des chamois ou leur équivalent en Norvège. J’ouvre donc les yeux, avec un peu de chance j’en apercevrai.

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Le vent se renforce à mesure que je monte. Mais pas de quoi fouetter un chat. De toute façon y’en a pas un seul comme je l’ai remarqué plus haut. Et puis, cette fois, j’ai pris ma veste coupe-vent.

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J’arrive sur la crête. Je m’attends à ce que ça soit fini, mais en fait non, le chemin continue, et c’est bien tout là haut là haut qu’est l’arrivée.

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Je m’accorde du coup une petite pause cookies.

La pluie commence à tomber quand je repars, mais toujours assez fine. Elle est tout de même assez cinglante avec le vent.

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Allez, encore quelques mètres, et après une demi-heure j’atteins le sommet. Je suis plutôt fier de moi. J’ai pas gravi l’Everest, mais ça reste une belle rando. En haut le vent est franchement fort, je ne resterai pas longtemps.

Je trouve d’ailleurs, et ce trois fois au cours du trajet, des sortes de petites boîtes aux lettres avec un petit carnet dedans pour marquer son nom. Un genre de Géocaching pas vraiment caché. Pour ceux qui ne connaissent pas c’est un loisir qui nous vient des États-Unis qui, comme son nom l’indique, consiste à trouver des cachettes dans la nature, partout dans le monde, avec à l’intérieur un carnet, mais aussi des petits objets. L’idée est d’en déposer un en échange d’un dans la boîte. Ça peut être un peu de tout. Principalement des petits jouets genre Kinder Suprise. D’ailleurs je n’ai pas du tout pensé à regarder si il y en avait dans le coin. Surement. Mais de toute façon, mieux vaut avoir un accès internet sur son portable pour les trouver.

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Bon allez, j’entame la descente. Elle risque d’être longue et éreintante. Elle le sera effectivement.

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Ça va bien plus vite qu’à l’aller. La pluie s’intensifie néanmoins, de sorte que je me retrouve bien mouillé malgré le coupe-vent.

Je croise tout de même un mouton, ça sera ma seule rencontre de la rando.

Le chemin est très glissant et je dois bien faire attention à là où je mets mes pieds. Je manque de glisser plusieurs fois, mais pour l’instant tout va bien. J’arrive à la limite des arbres et décide à faire une pause. J’ai besoin de recharger les batteries.

Je me pose sur une souche d’arbre, pas trop à l’abri de la pluie. Je sors les cookies et la veste, mais je vois arriver un grain par la droite. Mince, si je veux pas finir mouillé comme un jour à Aquacity il faut que j’aille m’abriter. J’ai repéré à l’aller un rocher sous lequel on peut se protéger des intempéries un peu plus bas et je décide de m’y rendre rapidement.

Un peu trop rapidement d’ailleurs, 2 mètres plus loin je glisse, les cookies dans une main, la veste dans l’autre, et tombe cette fois pour de bon. Je pousse un bon juron. Mais tout va très bien, rien de cassé. Juste une éraflures sur le bras gauche. Décidément ce côté gauche me porte malchance. J’arrive au rocher et me pose. Finalement le grain passe à côté, tout ça pour pas grand chose.

Bon, il faut que j’y retourne. Je commence à avoir mal aux pieds et les jambes qui tremblent. Je me sens un peu fébrile. J’ai les pieds bien mouillé malgré les chaussures Gore-Tex. J’ai hâte d’arriver à l’auberge et de prendre une douche chaude.

La descente me semble interminable. Ça glisse, ça glisse. Quand j’arrive enfin en bas et voit la route je me mets presque à courir tellement je veux retrouver le bitume et sa rigidité. ENFIN !

Arrivé en ville je passe devant un petit café que je n’avais pas remarqué hier. Je décide de m’arrêter boire un bon chocolat chaud. La boutique est très moderne avec des sachet de café très joli exposé partout. Des magazines très design que je feuillette en attendant.

Le tenancier n’a franchement pas l’air d’ici vu son accent et son look. J’engage donc la conversation en lui demandant d’où il vient. Cuba ! Waouh ça fait un bout d’chemin Cuba d’ici ! Du coup on discute. Il est en Norvège depuis 4 ans et tient le café, avec sa femme, depuis 4 mois. Je lui dit ce que j’ai fait depuis que je suis arrivé dans le pays, et la balade d’aujourd’hui. Il est très sympa, me dit qu’Ålesund vaut le coup. Et blabla et blabla. Le chocolat est très bon. Je regarde la pluie tombée, prends une photo et m’en vais.

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Retour à l’auberge, douche très chaude, mmmh que j’en avais besoin. Je vais manger direct, rencontre deux Coréennes de Séoul à table. L’une travaillait dans la finance, a quitté son job avant de partir voyager, très très stressant le boulot apparemment. Oui c’est comme au Japon à ce niveau faut croire.

Je me met dans le couloir pour bien capter le wi-fi, et un, semble-t-il, Américain est en train de faire une réunion sur Skype. J’arrive à saisir quelques mots. HTML, CSS, dashboard. Tiens je connais tout ça.

Du coup quand il a terminé je lui demande ce qu’il fait. Il est UX Designer (si des Héticiens passe par là). Comprenez Designer d’Expérience Utilisateur. En fait ça a un peu 1000 noms, mais en gros il fait la même chose que moi. Mais en beaucoup mieux. Je lui montre mon petit blog avec les différents pays. Il me répond « Been there, been there, been there », ahaha ah ouais le globe trotter quoi. À son tour il me montre son travail. Ah oui ça rigole pas, c’est un cran au dessus (https://www.behance.net/nonoumasy). Le mec vit à San Francisco, genre designer de la côte ouest, fixie, mais pas trop hipster dans le look, avec le style graphique bien de là-bas. En même temps il a 43 ans, il a pas mal d’expérience dans le métier. On discute un peu, il me dit quelques phrases dans un français pas mauvais. Il a vécu à Marseille pendant 4 mois. Enfin, il me propose de la bière, c’est bien cool tout ça.

Voila pour une journée bien remplie, demain ce sera donc visite d’Ålesund, bien plus tranquille qu’aujourd’hui.

Allez, je vais finir ma bière et me mettre au lit, j’ai un nouveau bouquin à commencer.

De Bøyum à Hellesylt

Journée tranquille aujourd’hui. Je n’ai que deux heures de route pour rejoindre la prochaine auberge. Je pars vers 10h20, je devrais être là-bas un peu après midi. Je dois également faire des courses en chemin.

La route passe tout d’abord au pied d’un très beau glacier. Hop, une photo.

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Le temps est plutôt maussade. Pas mal de pluie, des fois très fort, des fois pas du tout, mais pas franchement de soleil à l’horizon.

Je m’arrête donc à la première petite ville que je trouve pour me recharger en provision et en argent liquide. Je demande donc à la caissière du SPAR où je peux trouver une banque. Oui un peu plus loin sur la droite. J’y vais, ne voit pas de banque. Je demande au magasin Canon du coin (un magasin Canon perdu au fin fond du pays, c’est fou ça), elle me dit d’aller voir à l’autre supermarché ou au magasin de souvenir en face (mmh pas sûr qu’elle ai compris). Je vais voir, rien dans le supermarché. Ah, au magasin de souvenirs je demande à la dame souriante, et au milieu des beuglements d’un autre car de japonais, sort avec moi dehors et me montre du doigt la banque, juste à côté du magasin Canon. Je finis du coup par trouver le distributeur, elle a vraiment rien dû comprendre au magasin photo.

Je mange la petite viennoiserie que j’ai acheté au SPAR, et je repars (ça rime, je frime).

La route continue dans une vallée resserrée, toujours des nuages bas, toujours cette ambiance très mystique.

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La route longe encore des fjords, je suis obligé de les contourner pour arriver à ma destination, c’est pas grave, je profite de la vue.

Je passe également par un col de montagne, là la pluie s’intensifie vraiment, c’est presque le déluge.

Allez, j’arrive à Hellesylt, sous une pluie battante. Je trouve l’auberge, ah mince il est trop tôt pour prendre la chambre, ce n’est qu’à partir de 16h et il est 13h. Dommage j’aurais bien aimé profiter de la cuisine ce midi. Bon, je sais pas trop ce que je vais faire du coup. Je vais au centre-ville, mange un léger sandwich (j’avais quand même prévu le coup, on sait jamais). Il n’y a pas grand chose à faire ici, la cascade reste l’attraction principale du coin (en plus du fjord, mais celui-là vous le verrez plus tard).

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Il y a quand même une seconde attraction. Une galerie qui fait également café. J’y vais, ils ont du wi-fi. Parfait. Je commande à boire et en profite pour chercher les randos du coin. Je trouve une brochure à télécharger avec les sentiers à proximité, génial.

Le bâtiment de la galerie est très moderne. Des grandes baies vitrées, tout en bois. C’est bien agréable. Il y a de très belles photos de la région, mais aussi une exposition sur les temps anciens du village. Mouais, c’est payant, et ça a pas l’air très intéressant, non merci.

Du coup je pars faire une courte rando. Courte, car bien que j’ai réussi à trouver des pansements hier, mon ampoule me lance toujours, et j’ai un mal de crâne qui pointe le bout de son nez (de quoi on aurait l’air avec un second nez sur le front, uhuhu).

La pluie s’est arrêtée, j’ai de la chance. Cela dit le chemin est très mouillé et passe par des affleurements de rocher très glissant. Je fais bien attention à pas tomber et abimer mon appareil photo.

Vue sur le fjord, avec le ferry qui s’en va. C’est calme.

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Je continue, ça monte un peu. Il y a une belle vue sur la ville. Hop un petit selfie made-in Mani.

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Une demi-heure plus tard j’arrive à une petite bourgade, très bien, je n’irai pas plus loin aujourd’hui. Je ferai surement une plus grande randonnée demain, si le temps le permet. Je reste en effet deux jours ici. Il y un chemin qui monte jusqu’à un sommet du coin à 1250m. Ça peut être sympa.

Du coup je m’assoie et lis un peu mon livre (le dernier tome du « cycle de Fondation » par Isaac Asimov), je l’ai bientôt terminé, ça devient intéressant. Le soleil fait son apparition quelques fois, ça réchauffe.

Je redescends et retourne à l’auberge. Cette fois je peux prendre la chambre. La jeune Norvégienne à la réception est très aimable et m’indique mon dortoir pour la nuit. L’auberge est un peu vieillotte. Ça fait un peu grande maison de grand-mère. Vieux lambris au mur, meubles des années 80, fauteuils aux motifs à fleurs, mites et petits insectes volants en quantité, et moquette au sol. Bon au moins j’ai pu choisir mon lit, celui collé à la fenêtre avec vue sur le fjord. Au réveil ça fera son effet.

Je décharge les photos, écris mon article. Ce soir ça sera nouilles chinoises. Et puis temps calme (Enora ?) pour finir mon livre.

À demain !

De Flåm à Bøyum

Réveil encore très matinal ce matin, 7h30. Ça me change d’être en voyage. J’essaie de prévoir ma journée en prenant mon petit déjeuner ce matin mais le wi-fi à l’auberge est loin d’être des plus efficace. Tellement qu’au final je décide de partir et de voir au fil de la journée. Je demande tout de même à la réception si il y a des balades à faire dans le coin. La gentille dame me recommande de prendre la route de Aurlandsfjellet qui passe par la montagne. C’est sur mon chemin et sinon c’est un tunnel long de 28km. Ouais c’est vrai que ça sera surement plus plaisant de prendre la route que le tunnel.

Je pars donc assez rapidement, j’aurai ainsi du temps dans l’après-midi pour faire une rando près de Sogndal. Ça monte, ça monte. Il y a une très belle vue sur le Aurlandsfjord. J’arrive à un ponton aménagé pour voir la vue. En fait cette route est l’une des Route Nationale Touristique Norvégienne. Quand j’arrive il y a déjà tout un bus de Japonais. Mais c’est pas bien grave, j’apprécie tout de même le panorama.

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Allez je reprend la route. Avec un peu de chance je trouverai sur le chemin un café/restau pour me réchauffer un petit peu. Le temps est toujours assez gris ce matin.

La route est très belle, passant par des cols où il y a de la neige toute l’année. Je m’arrête pour prendre quelques photos. Mais pas bien longtemps car ici il y a beaucoup de vent et un peu de pluie.

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Je commence la descente de l’autre côté et au détour d’un virage, un mouton. Fiou ! Heureusement qu’il était pas en plein milieu de la route j’aurais eu du mal à l’éviter. Allez je sors pour le prendre en photo. Il me regarde au loin avancer. Pas du tout peureux, ce doit être le mâle alpha. Je vois bien le bélier prêt à charger. Oulala mon coco je veux juste te tirer la portrait, tout doux tout doux. Clic, clic. Oula, il a pas l’air d’avoir envie que je m’avance plus. Bon tant pis, on verra ce soir ce que ça donne.

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Je continue, la route est toujours aussi serrée et pas en très bon état. On voit d’ailleurs des marques au sol sur les différents trous. Je ne sais pas si c’est pour prévenir les automobilistes ou pour marquer les endroits à reboucher lors des prochains travaux. Peut-être les deux.

Arrivé en bas je tombe sur le Sognefjord, rien de moins que le plus long de Norvège. La route le longe et j’arrive dans un petit village où se trouve le Centre du Saumon. Ouais bon très peu pour moi, ce que je cherche c’est plutôt un bon chocolat chaud. Ah un bistrot juste ici parfait. J’en commande donc un, plus une gaufre. Je n’ai pas beaucoup mangé ce matin. C’est pas très cher, c’est parfait.

Allez, on perd pas de temps. Je prends un ferry. Vous connaissez la musique maintenant.

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Arrivé à Sogndal je trouve le Syndicat d’Initiative, comme dirait un très célèbre breton, et je demande des infos sur les randonnées aux alentours. Il y en pas mal, un peu comme partout en Norvège. Je fais mon choix et en profite pour également demander si il y a endroit où je peux dormir ce soir. Oui oui, ici ou là, me répond-on. Je vais voir. Ah non c’est complet. Ah non c’est fermé. Bon. On m’a donné une carte avec plusieurs endroits où se loger indiqués dessus. Je vais voir en dehors de la ville où il y a des « hytter ».

Traduisez « cabines » en français. On en trouve beaucoup en Norvège. Des fois même sans personne pour vous accueillir, mais bien accessible. Il faut à ce moment-là payer dans une boîte aux lettres, ils font confiance les Norvégiens. J’arrive donc aux hytter. Demande le prix. 500 pour la nuit ! Ah oui, c’est un poil cher pour moi en fait. Je commence à partir. La vieille dame ressort quelques secondes plus tard. Vous êtes seul ? Oui. 400 alors. Ouais, toujours trop cher désolé.

Bon tant pis. J’avais repéré un camping plus au nord il y quelque jours, on verra bien ce soir si il y de la place. En attendant je me dirige vers la rando du jour. L’occasion pour moi de tester ces nouvelles chaussures.

Par chance, le temps se dégage, il y a du soleil quand je commence à marcher.

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Je ne croise pas beaucoup de monde. Deux Norvégiens, un chauve et un torse-nu qui descendent. Et également une jeune Norvégienne, qui elle monte, et avec un rythme très très soutenu. J’ai l’air bien ridicule à côté d’elle. Une sportive, peut-être même professionnelle. D’ailleurs ces trois individus ne transportent pas d’eau avec eux, étrange.

J’avance et, que vois-je là-bas ? Oh ben tiens, un chat ici. Il n’y a pourtant aucune habitation dans le coin. Oh oui petit matou, oh oui tu veux des calins, oh oui tu me montes dessus. Ah rrr, ah rrr.

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J’arrive à une petite rivière et m’arrête pour manger au soleil, elle est belle la vie. Un petit repas et, mince, ça se couvre. Je commence à avoir froid et repars.

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Je quitte le chemin large pour en prendre un plus petit à flanc de montagne. Je ne croiserai plus personne. Le chemin n’a pas l’air très pratiqué.

Je croise néanmoins quelques moutons qui m’ouvrent le chemin, s’arrêtant un peu plus loin, pour repartir à toute allure dès que j’arrive. Ils se décalent enfin pour me laisser passer. Braves bêtes.

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Je continue tranquillement. Ah j’ai l’impression que je vais pouvoir faire une boucle et que je n’aurai pas besoin de faire marche arrière pour retourner à la voiture. C’est plutôt plaisant.

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Ah oui au fait, bilan des chaussures : très bien, très étanches. Mais gros point noir. J’ai une ampoule grosse comme une pièce de 20 centimes au pied gauche. En même temps elles sont neuves, je m’y attendais un peu, mais c’est pas pour autant que ça fait moins mal.

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Je retourne à la voiture, me pose un peu. J’essaie de trouver sur le GPS l’endroit où j’avais repéré le camping. Pas moyen de trouver la ville dans le GPS. Je fais donc au jugé en cliquant sur la carte.

J’arrive, c’est bien là. Le camping est pas cher, au fond d’un fjord. Il pleut un peu néanmoins, la nuit risque d’être froide. Je me calerai bien au fond du duvet.

Par contre le wi-fi est bien mieux que la veille ! Rien à voir. Je peux ainsi réserver les prochaines auberges, mettre en ligne les photos, parlez aux copains, écoutez de la musique. C’est génial.

Allez, à la prochaine !

De Bergen à Flåm

Deux posts pour le prix d’un aujourd’hui. Pas forcément beaucoup de choses à dire mais surtout des photos à partager. Peut-être les plus belles depuis le début du séjour, ou en tout cas celles que je préfère.

Matinée tranquille à l’auberge. J’en profite pour écrire à propos de la journée d’hier, tranquillement installé dans la « sitting room ». Je recroise Christina et Kathrin qui ont décidé d’aller visiter le musée de la lèpre, avant d’aller faire un tour en ville. C’est leur guide qui leur a conseillé. Je leur montre le blog, on s’ajoute sur Facebook. Puis au revoir et bon voyage !

Quant à moi je demande à la réception si je peux trouver un magasin en ville pour acheter des chaussures de marche. Oui il y en a bien dans le centre. Elles me disent par contre que c’est pas certains que ça soit très bon marché. On verra bien. Au pire j’irai juste acheter de la colle pour rafistoler les miennes.

Je me rends donc en ville, je trouve le centre commercial que les filles de la réception m’ont indiqué. Je passe devant le magasin sans le voir, fais trois fois le tour, demande au point information. Ah oui en fait c’était juste là. Ils ont ce qu’il faut, et les prix ne sont pas si élevé. Le premier prix commence à 699 Nok, c’est à dire environ 70€. Ça me convient, et elles ont l’air suffisamment solides. Des bonnes chaussures basses Salomon, je trouve ma pointure, j’essaie et j’achète ! Je suis soulagé.

Après un petit repas dans le centre commercial je prends la route. Le GPS annonce seulement 3h de route, comparé aux 4h de Google Maps, décidément cette journée s’annonce bien. À part le temps. De la pluie et des nuages gris. Mais ça on verra plus tard que ça ne sera que mieux pour les photos.

Je roule, je roule, principalement dans de magnifiques vallées (je commence à manquer d’adjectifs pour qualifier ce pays), les nuages sont bas et je m’arrête pour prendre une première photo.

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Grâce à Tim, j’ai découvert que je pouvais utiliser le bluetooth dans la voiture. J’en ai profité ce matin pour télécharger des musiques sur Spotify afin de les écouter sans connexion internet dans la voiture. BB King durant tout le trajet, je suis aux anges.

Petit arrêt à Voss afin de faire de l’essence et de prendre une nouvelle photo.

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Selon le GPS il ne reste qu’une petite heure de route. Je passe dans une vallée encore plus resserrée, avec un torrent au milieu. Difficile néanmoins de s’arrêter pour prendre des photos, il y a assez peu de place sur le bord de la route. Celle-ci se termine au bord d’un fjord où je dois normalement prendre un tunnel et déboucher à Flåm où je dormirai ce soir. Ah un petit coin pour se garer sur le bas-côté.

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Mmmh, je vois une longue file de camions arrêtés devant le tunnel. Je me dis tout d’abord que c’est seulement à cause d’un feu rouge, ce ne serait pas la première fois en Norvège que je rencontre ce genre de situation où la circulation est alternée pour passer dans un tunnel. C’est bizarre tout de même, il n’y a que des camions et les voitures ont l’air de faire demi-tour. Je m’avance donc un peu et je vois une camionnette aux gyrophares orange en travers de la route. Un homme avec un gilet jaune se trouve devant. Je m’arrête et demande au monsieur. Ah. Le tunnel est fermé. Mince. Il m’explique que j’ai deux options. Soit revenir en arrière, faire un grand détour d’un peu moins de 300km (3-4h de route et deux ferries assez court et peu cher) ou prendre le ferry directement ici, très cher, pour 2h de trajet. J’hésite, j’hésite. Je pense tout d’abord prendre le détour, mais cela me ferait arrivé tard, et puis je passerai par la région où je pensais me rendre le lendemain. Bon, je choisis donc le ferry, c’est cher, mais ça sera plus rapide, et j’aurai le temps de prendre des photos.

Je monte dedans et paye. 650 Nok. Ouch. 65€. Et on a ni le droit de fumer, ni de manger sa nourriture. Eh ben, ils se font pas chier.

Bon au moins, comme j’ai dit, ça me donne l’occasion d’utiliser mon Canon.

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C’est joli, mais c’est quand même bien touristique. Les annonces à propos du paysage sont dans toutes les langues et franchement pas très intéressantes.

J’arrive à Flåm, petite ville au fond du fjord. L’auberge fait également camping. Il y a du monde. Je rencontre mes compagnons de chambrée. Akira et Sarah, canadiens, le premier de Toronto, la seconde de Montréal. Ils vivent actuellement à Londres, et sont en Norvège depuis 7 jours.

Un bon petit repas, on regarde les photos, et au dodo.

Trolltunga

Retour très tard hier soir sur Bergen après une grosse journée de randonnée. Il est 23h30 quand j’arrive à l’auberge, c’est pourquoi le billet est posté ce matin. Mais passons, j’ai pas mal de choses à vous raconter aujourd’hui.

Levé très tôt hier matin, 6h30. Tim et moi avons toujours prévu d’aller voir la Langue du Troll, un rocher assez connu s’avançant au dessus du vide à 1250m d’altitude. Il y a 3 heures de route pour y aller, c’est pourquoi nous avons décidé de partir pas trop tard.

Après un bon petit déjeuner, salé pour lui, sucré pour moi, nous prenons la route. Le temps est mitigé et il est prévu un peu de pluie dans la journée. 40% de précipitations annoncé, on croise les doigts.

Après environ 1h de route nous croisons un auto-stoppeur sur le côté. Il n’a pas de pancarte mais je décide de m’arrêter pour voir où il se rend. Je vais à Voss ! Ah mince nous on va plutôt vers le sud. Arf. Il nous dit qu’en fait il essaie d’aller à Trolltunga. Aaaah mais nous aussi ! Bah vas-y monte ! D’où tu viens ? France ! Aaah génial ! Moi c’est Maël, ou Mani si tu préfères. Et toi ? Nicolas. Et bah en voiture Nico, allons-y !

Petites présentations de mes compères pour la journée. Les photos ont été prise après la balade, en fin de journée.

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Tim est donc Canadien, de Calgary. Il a 23 ans et a fini ses études avant l’été. Il a tout d’abord commencé à étudier la Biologie, pour ensuite se tourner vers la Géologie. Avant de venir en Norvège, où il est arrivé l’avant veille, il s’est rendu en Islande. Il compte rester encore quelques jours ici, puis il redescendra en train jusqu’à Copenhague puis l’Allemagne du nord, Amsterdam, la Belgique et enfin Paris. Pour ensuite retourner en Allemagne avec des amis participer à l’Oktoberfest (BIÈÈÈÈRES).

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Nicolas est Français, originaire du Jura. Il a effectué l’examen pour devenir guide de moyenne montagne mais a finalement décidé de ne pas persister dans cette voie et il est aujourd’hui maçon. Il est en Norvège depuis mardi dernier tout comme moi, mais lui a commencé par le nord pour ensuite descendre vers le sud. Il était il y a quelques semaines en Irlande avec sa copine. Il est aussi très souriant et très altruiste. Si tu me lis, je te conseille de continuer dans la voie de guide de montagne, je pense que ça te correspondrait parfaitement !

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Après avoir pris un ferry nous passons devant une immense cascade, on s’arrête donc pour prendre quelques photos. Une heure et demi plus tard nous arrivons au parking de Trolltunga. Il est annoncé 8h à 10h de marche aller-retour. La dame au guichet pour payer le parking m’annonce que si nous ne sommes pas arriver en haut à 16h on devrait considérer de redescendre car il fait nuit assez tôt par ici. Il est 12h, ma seule inquiétude est d’avoir un ferry au retour pour pouvoir retourner à Bergen. L’idée est donc de ne pas trainer sur le chemin.

La rando commence très fort avec un gros dénivelé de 400m étalé sur 1km. C’est un escalier construit avec de gros rochers, on se demande bien comment ils ont pu construire tout ça. Tim avance vite, Nicolas a un rythme plus lent derrière mais très régulier. Moi je suis au milieu à cracher mes poumons. Il faut avouer que j’ai un peu de mal sur cette première partie. Nous arrivons en haut de la montée. Ouf, de but en blanc 400m de dénivelé sans échauffement c’était pas facile.

On continue d’avancer sur un très joli plateau, il y a ici des maisons, je me demande si des gens viennent passer des vacances ici, ou si c’est seulement pour les bergers. Il n’y a néanmoins pas de pâturages à l’horizon, je ne sais pas trop quoi en penser.

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Allez on traine pas, il y encore beaucoup de kilomètres, nous en avons franchi 3,5, il en reste encore au moins 8. Je me sens un peu mieux, la montée est moins raide. On avance à un rythme assez soutenu, Tim ouvrant toujours la marche.

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Il y a beaucoup de vent en haut du col, et nous n’avons pas encore mangé. On trouve donc un coin quelque peu abrité pour casser la croûte. Encore une fois on perd pas de temps, la salade est avalée vite fait, personne ne parle. On repars après 20 minutes.

Les paysages sont superbes, il y a ici de la neige qui persiste toute l’année, le chemin passant quelques fois au milieu de névés.

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On accélère encore le rythme. Cette fois je me retrouve devant, quelque fois rejoint par Tim. Nicolas est toujours un peu derrière avec un rythme lent mais toujours aussi efficace. Faut dire aussi que lui il porte tout son barda.

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Il fait assez froid, je n’ai pas pris de coupe-vent (oui Maman je sais). Du coup je m’arrête le moins souvent possible histoire de ne pas attraper un rhume.

On arrive finalement en haut vers 15h30. On a monté tout ça en 3h30. On est assez fier de notre temps.

Le rocher est très impressionnant. Je me sens d’ailleurs pas très à l’aise à l’arrivée, une petite réminiscence de vertige paternel. J’hésite même à me rendre sur le rocher pour me faire prendre en photo. Il y a un peu de monde, mais rien comparé à Preikestolen. Les gens font la queue pour se faire tirer le portrait. Un à un, ou en couple, voire à trois. Chacun demandant à son ami plus haut si « c’est bon tu as pris la photo ? », « et tu as réussi à m’avoir quand je sautais » ? Non, bon, 1, 2, 3 ! Roooh, bon on recommence.

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Bon je décide quand même d’aller sur le rocher, ça aurait été dommage de venir jusqu’ici et ne pas en profiter un minimum. D’ailleurs le malaise est passé, ça va mieux.

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Très bien, on ne reste pas très longtemps en haut. Ce n’est pas qu’il fait froid, mais si je veux avoir un ferry il ne faut pas perdre trop de temps. De toute façon la descente sera certainement bien plus rapide. Elle l’est effectivement, on ne s’arrête d’ailleurs presque pas, ou tout juste pour boire un petit peu.

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Arrivée au col, la pluie s’invite à la fête. Bon, mieux vaut maintenant que pendant la montée. Il a aussi d’énormes moustiques, bien plus gros que leurs cousins français, je me fais d’ailleurs piquer plusieurs fois.

La dernière partie est aussi éreintante qu’à l’aller, les jambes font mal, les pieds également. Nous avons hâte d’arriver en bas. C’est à ce moment là que mes chaussures de marche décident de rendre l’âme. Ah mince, j’avais pas prévu ça. La semelle de la chaussure gauche s’est complètement décrochée. Je crois que je vais être obligé d’aller en acheter d’autres si je ne veux pas finir le voyage seulement avec mes baskets. Peu pratique en montagne, les baskets.

OUF, on est en bas, pas fâché d’être arriver. Après une petite pause méritée, on repars en voiture. Je vais déposer mes deux compagnons à la première petite ville où ils s’arrêteront pour dormir.

Tim va demander au SPAR du coin si il y a un camping à proximité et ressort avec trois bières. Ah le coquin. On s’installe sur un banc pour célébrer cette belle journée. Il est déjà 19h. On s’échange nos mails, je leur donne l’adresse du blog, on se dit au revoir, « stay in touch », et bon voyage ! Et tout ça avec le sourire !

Et puis, dans cette même ville, alors que je suis de nouveau seul, je croise deux filles avec une pancartes Bergen. Ahaha, vous allez à Bergen ? Et bien montez alors !

On taille la discute dans la voiture. Christina et Kathrin, allemandes, toutes deux faisant des études de … graphic design ! Et oui ça ne s’invente pas. Elles étaient toutes les deux en Suède il y quelques jours. On apprends rapidement à se connaître. Pour leur part, elles ont dormi la veille en haut de Trolltunga, sous la tente et dans le froid. Elles prient pour pouvoir avoir une douche ce soir. Je leur dit que je vais dormir dans une auberge de jeunesse. Espérons qu’il y aura deux lits pour elles à l’arrivée.

On arrive au ferry, mais on le voit partir au loin. Mince il va falloir attendre qu’il revienne de ce côté. Enfin c’est pas non plus si mal, cela nous donne l’occasion d’admirer le superbe couché de soleil.

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On reprend la route, il fait nuit. Le trajet est assez long, je suis crevé et je n’ai pas mangé, et nous devons patienter encore pour cause de travaux dans les tunnels avant Bergen.

Nous arrivons finalement à l’auberge vers 23h30. Tous les magasins sont fermés, je mange donc le peu de pain qu’il me reste et deux cookies. Une bonne douche brulante et au lit, le sommeil ne met pas longtemps à venir.

Demain (aujourd’hui donc) ce sera une journée plus tranquille. Le temps n’est d’ailleurs pas au beau fixe, de la pluie et du vent. Tant mieux, je vais prendre mon temps pour me rendre à Flåm. Il y a 4h de route. L’auberge est, semble-t-il, pas loin du fjord. On verra ça ce soir.

De Jørpeland à Bergen

La nuit dernière fut très fraiche, la température a chuté et je me suis emmitouflé dans mon duvet. Cela à eu au moins un côté positif, je n’ai pas tardé à me lever, même si j’avais pensé à mettre un réveil. Levé tôt donc, 7h30, pour pouvoir arriver pas trop tard à Bergen et avoir le temps de visiter un peu la ville en fin d’après-midi. On verra ça à l’arrivée si tout se passe bien.

Je prends donc la route dès 9h. Aujourd’hui il y aura un bac et deux ferries. Il fait grand beau, pas un nuage à l’horizon. Un peu dommage que la journée d’hier et d’aujourd’hui n’est pas été interchangées, mais tant pis, c’est la vie.

Je roule je roule. La route passe par de nombreux tunnels et ponts pour traverser les différents bras de mer. Et quand je dit tunnels c’est pas n’importe quoi. Pente à 10% pour s’enfoncer sous la mer, puis montée au même pourcentage pour en ressortir. Ça rigole pas.

Je prends le premier ferry, le prix est pas exorbitant, mais pas non plus riquiqui. Et puis on a pas vraiment le choix. Sinon c’est à la nage la traversée.

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Au passage, petit point sur les autoroutes Norvégiennes. Entendez par autoroutes une voie rapide à 80km. Ici il n’y a pas de péages. Côté positif c’est qu’il n’y a pas d’interminables files pour passer le péage comme on peut en voir en France. On passe simplement sous un portique qui détecte le boitier collé au pare-brise. Un peu comme le télépéage. Par contre, je ne comprends pas comment ça se passe pour les personnes qui n’ont pas le petit boitier. Si tu passes en dessous et que t’a pas ton boitier, tu te fais rattraper par la police ? Ou alors c’est peut-être simplement une amende à la clé dans ta boîte aux lettres comme pour les radars automatiques. Au final y’a des bons et des mauvais côtés.

Je commence à avoir faim et décide de m’arrêter dans un village au bord de la voie rapide. Je vois sur le GPS qu’il y un lac tout proche et je décide donc d’aller manger au bord. J’arrive sur un petit port, je me gare, m’installe et commence à manger. J’observe un autochtone garer son bateau quand arrive à monsieur à grosse bedaine vers moi. Il me parle en Norvégien, je ne comprends toujours rien (pas évident d’apprendre le Norvégien en quelques jours), et il me dit finalement que je peux pas manger ici. Ah ? Ah bon ? Pourtant j’ai pas l’impression de déranger qui que ce soit. Non non c’est pas possible. Très bien, je suis en plein milieu de mon yaourt mais il a quand la même la bonté de me laisser 5 minutes pour finir. Bon j’avais quand même envie de prendre une photo et de me poser un peu, mais tant pis. Il a eu le don de mettre de mauvaise humeur ce p’tit gros. Faut croire qu’il y a des cons partout et dans toutes les langues.

Pas grave, je remonte en voiture et finit mon repas plus loin sur une aire bien moins sympathique que le port que j’avais trouvé. La route défile, je prends un second ferry, plus cher celui-ci. Toujours pas le choix de toute façon, il n’y a qu’une route pour aller à Bergen, ou alors il aurait fallu compter 3h en plus et faire un grand détour.

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J’arrive à Bergen vers 15h et me rends directement à l’auberge (cette fois j’ai bien noté l’adresse à l’avance). Après avoir posé mes affaires dans la chambre je décide d’aller visiter le centre-ville. L’auberge se trouve sur les hauteurs de Bergen, je prends donc la voiture pour aller me garer plus près du centre.

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Il y a beaucoup de jeunes, j’ai l’impression que c’est une cité universitaire. Il n’y a pas forcément énormément de choses à voir, mais l’architecture est assez jolie. Beaucoup de petites ruelles avec des maisons en bois de différentes couleurs. On est dimanche, tout le monde se retrouve dans les parcs de la ville. Certains font même des barbecues en plein milieu. C’est pas en France qu’on verrait ça. Il y a aussi un peu street-art. Enfin, pas de quoi concurrencer un Bristol.

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J’arrive sur le port, le coeur de la ville, avec ses ferries, express côtier et marché aux poissons.

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Visite du quartier de Bryggen, anciennement occupé par les Hanséates, des marchands aux alentours du XVe siècle. C’est très sympa, des minuscules ruelles tout en bois. C’est maintenant très touristique avec des boutiques de souvenirs et des restaurants. Mais cela reste sympa à voir. Ça sent bon le bois. On se croirait presque au temps des pirates et des vikings.

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Il est 17h, après un bon Coca bien frais à la terrasse d’un bar (pas donné le Coca) et je me met à la recherche d’un Sushi Shop pour le soir. J’en trouve un, parfait. 8 Maki California s’il vous plait. C’est un peu cher aussi, mais pas grave, faut bien se faire plaisir de temps en temps. Je me rendrai compte plus tard que c’était peut-être un peu léger.

Je retourne à l’auberge et rentre dans la chambre. J’y croise mon compagnon de chambrée. Tim, Canadien, originaire de Calgary. Il est en train de prévoir sa journée du lendemain. Il se trouve qu’on prévoit tous les deux de nous rendre au même endroit. Sauf que lui a prévu le bus. Ah mais moi j’ai une voiture si tu veux ! Après à peine 5 minutes, la décision est prise, on ira randonner tous les deux demain. On prévoit d’aller voir la « Trolltunga » (comprenez la Langue du Troll). 3h de route pour s’y rendre. 8h de marche aller-retour. Départ très tôt demain matin donc. Lui préfère camper dans le coin le soir, moi, ayant réserver la nuit dans la même auberge, je rentrerai sur Bergen.

Il est 21h, je finis d’écrire le blog, on va voir le couché de soleil magnifique au dessus de Bergen et au lit !

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De l’autre côté du fjord

Plutôt fatigué hier soir, je me suis couché à 22h30 en me disant que je réveillerai tôt le lendemain matin. Loupé. Réveil à 9h, alors que j’aurais préférer partir plus tôt.

J’ai prévu pour aujourd’hui de me rendre de l’autre côté du fjord, où il y aura certainement moins de monde que la veille.

Je traverse le fjord sur un immense pont. Fais un petit stop au village de l’autre côté pour acheter le pique-nique du midi et je me met en route. Petite route longeant le fjord sur laquelle il y a tout juste assez de place pour une voiture. J’espère ne pas croiser de camion telle que l’autre fois, là à coup sûr c’est lui qui gagne.

Je prend une petite route qui monte en serpent et qui se détériore petit à petit. Arrivée sur un petit parking en haut. Déjà on peut voir que c’est bien plus désert qu’hier.

Je me prépare et c’est parti. Petit coucou aux moutons au passage.

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Le chemin est très joli, passant dans une vallée. C’est calme, je suis seul au monde à part un père et ses deux petites filles que je recroiserai plus tard.

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N’ayant pas de cartes je me fie aux quelques panneaux. Allez, je prends à gauche par ici, ça a l’air de me rapprocher du fjord. Je commence à monter. Il fait un peu moins beau qu’hier, il y a un peu de vent, mais il ne fait pas froid.

J’ai pas beaucoup mangé ce matin et je sens que mes forces s’amenuisent à mesure que j’avance. Je décide de m’arrêter avant le sommet pour manger. J’ai une très belle vue sur la vallée. Très agréable.

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Après un bon petit repas de jambon de montagne, pain et kiwi, je marche 20 minutes et je suis en haut. Bon j’aurais pu attendre un peu avant de manger en fait.

Ah mince, le chemin s’arrête ici. Moi qui voulait faire une balade plus longue aujourd’hui c’est rapé. Tant pis, la balade sera plus courte.

La vue est tout de même magnifique, au dessus du fjord. Je peux apercevoir la falaise de Preikestolen en face et les flashs des touristes. Il y a aussi une belle cascade où les ferry s’arrête. D’ici on a carrément l’impression qu’ils se collent à la paroi.

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Bon, du coup j’ai un peu de temps, je me pose et je lis un peu. Pas trop longtemps non plus car le vent souffle assez fort en haut et je commence à avoir froid. Un chapitre plus tard je décide de redescendre. Il est 14h. Qu’est-ce que je fais en rentrant du coup ? Je vais pas attendre toute l’après-midi au camping quand même ! Bon je vais allez voir le village un peu plus loin, si ça se trouve c’est joli.

Que nenni. Le village est certes pas trop moche, mais tout est fermé. Circulez y’a rien à voir. Je ne sais pas si c’est parce qu’on est samedi ou pour cause de fin de saison, mais c’est un peu morose.

Du coup je fume juste une clope sur le port et prends quelques photos.

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Retour au camping, douche, lavage de vêtements et réservations des prochaines auberges. Demain direction Bergen. 6h de route au programme !

Le Lysefjord

Programme du jour : visiter le Lysefjord. Réveil de nouveau bien matinal. Je me reconnais plus. Première chose importante à faire pour aujourd’hui : trouver ce que je dois mettre dans le réservoir de cette voiture ! En ouvrant le clapet pour mettre l’essence je vois écrit « Unleaded fuel only ». Rapide recherche sur le net. Du sans plomb ! C’est du sans plomb ! Hourra me voila soulagé, je n’aurais pas à appeller l’agence de location.

Je check rapidement l’itinéraire sur Google Maps. Ça me semble correct. Mais au moment de partir, voila que le GPS de la voiture décide de me faire prendre un ferry directement à Stavanger, au lieu de faire le tour par le sud et de ne prendre seulement qu’un bac. Bon très bien. N’arrivant pas à retrouver le trajet proposé par Google Maps, je décide de tester le ferry. J’arrive, je me met dans la ligne. Je vais à l’intérieur pour payer. Ah oui désolé, mais il faut réserver 2h à l’avance. Mince alors, j’avais pas pensé à ça. Bon pas grave. Je me dépatouille avec le GPS pour retrouver le même itinéraire que Google Maps. Et c’est parti.

Je dois prendre un bac pour traverser le fjord (pas le Lysefjord, mais son voisin, dont je ne trouve pas le nom), première vue splendide. L’occasion est parfaite pour prendre la première photo de la journée.

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Direction Preikestolen, la célèbre falaise surplombant le fjord. Je passe devant un camping que j’avais repérer préalablement. J’en profite pour réserver un emplacement pour ce soir et pour le lendemain. J’ai décidé de rester deux jours dans le coin, et de me balader un peu autour du fjord. Très bien, le camping est pas cher (à peine plus que la veille et sensiblement le même prix qu’à l’auberge) et tout équipé encore une fois.

Allez, je repars en voiture jusqu’au début de la balade du jour. Hmm il y a l’air d’avoir déjà pas mal de monde au parking. On verra bien.

Un panneau indique deux heures de montée et deux heures de descente. La même durée pour la montée et la descente ? Ça m’étonne un peu, mais soit.

Je me rends vite compte qu’effectivement c’est un coin prisé par les touristes. Nous sommes très nombreux à vouloir aller voir la falaise. Pas grave, demain j’essaierai de trouver une balade moins bondée.

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Je monte, je monte. J’y arrive mieux que ce que je m’attendais. À mi-parcours le chemin passe au bord d’un petit lac de montagne fort joli. Difficile de prendre une photo sans tous les touristes. Enfin bon, au fond, moi aussi j’en suis un, de touriste.

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Il ne reste pas beaucoup de kilomètres avant la falaise. Je continue. Au détour d’un virage, ça y est je vois le fjord. Encore quelques mètres et j’arrive en haut. Beaucoup de vent, beaucoup de monde.

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J’en connais un qui n’aurait pas aimé ça, mais alors pas du tout. Le vide est juste à côté, les gens se penchent par dessus le bord, ou bien s’allongent la tête au dessus du vide. C’est franchement impressionnant. Là par contre, impossible de ne pas avoir la foule sur la photo.

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Je reste un peu en haut, mais le vent me force à redescendre assez rapidement. Je me pose un petit peu pour manger un léger goûter en observant le paysage.

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C’est l’heure de se rentrer. Au final, 1h30 de montée, 1h de descente. En fait ils ont du caler leur prévisions sur le rythme de Maman Racapé. Je comprends mieux.

Je vais en ville pour m’acheter le repas du soir et rentre au camping. Une bonne douche brulante. Je vais bien dormir ce soir.

D’Oslo à Stavanger

Aujourd’hui journée voiture ! Réveil 7h30, préparation tout en douceur. Je sors de l’auberge vers 9h pour aller récupérer la voiture. Quelques petites galères pour faire rentrer le sac et la tente dans le tram, mais rien de bien grave. Je récupère la voiture aisément. Je suis tout content et prêt à partir que j’en oublie de demander si c’est une diesel ou une essence (malheureusement je me rendrais compte de mon oubli qu’après avoir quitter Oslo).

Je règle le GPS sur Stavanger et trois choix s’offrent à moi. Le premier, « trajet le plus rapide », 7h de route en passant par la côte. Mmmmh ok, voyons voir les autres. « Trajet le plus court », 10h de route en passant par les terres. Oulala non faut pas exagérer quand même. Troisième choix, « trajet écologique » en passant par les terres également, 7h30 de route. Ça me convient parfaitement. Allez, en avant !

Aucun soucis pour sortir d’Oslo. Je prend la E18 en direction de Kristiansand. Première surprise, ce n’est pas limité à 80 comme j’ai pu le lire sur le routard, mais à 110. C’est plutôt agréable. Je reste sur une deux voies pendant environ 100km, pour ensuite se réduire à une seule voie, à 80 km/h. Aaah je me disais quand même.

Je passe à côté d’un premier fjord qui me semble magnifique (le Drammensfjorden il me semble). Je décide de quitter la voie rapide pour faire un rapide stop. L’endroit est très joli, beaucoup d’ado sont là en vacances. Certains se jettent à l’eau, d’autres préfèrent s’adonner à la pêche.

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Il commence à se faire faim mais je ne trouve aucun supermarché pour acheter à manger. Je reprend donc la voie rapide, pour la quitter sans tarder à la prochaine sortie. Je trouve de quoi me sustenter. Je mange au bord de l’eau, pain / jambon / mayo / miam-miam.

Bon je me suis un peu trainé ce matin, il va falloir accélérer la cadence cette après-midi. Je repars, quitte la E18 après une cinquantaine de kilomètres pour m’enfoncer dans les terres. Je commence les petites routes. Aucune limitation d’indiqué, je ne sais pas trop à quoi me fier. 80 km/h semble le plus logique, bien que les locaux n’ont pas l’air de vraiment le respecter.

Waouh, j’en prend plein la vue. Je sais que j’ai déjà perdu du temps, mais quand je tombe sur un magnifique petit lac en bordure de la route, je ne peux pas résister à l’envie de m’arrêter.

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En fait ce lac ne sera que le premier d’une longue série, tous plus beaux les uns que les autres, au détour d’un virage ou derrière une montée à 10%. Très difficile de résister à l’envie de s’arrêter tous les 500m pour prendre une photo.

Je roule, je roule. 2h plus tard petit stop pour se reposer. Un nouveau lac, une nouvelle occasion de prendre une photo.

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Je suis comblé. C’est exactement ce que je voulais. J’ai l’impression de traverser une unique et immense forêt. C’est sûr qu’ici ils ne manquent pas de poumons pour absorber le CO2. Allez pas de temps à perdre, je file, je file.

Je croise une 2 chevaux avec des plaques françaises. Ils ont fait tout ce chemin jusqu’ici en 2 chevaux ??? Les grands malades. Des kilomètres plus loin un 4×4 au gyrophare orange me fait des appels de phares, je m’arrête, il s’arrête. Qu’est-ce qui se passe ? Il me dit un truc en Norvégien, je comprend rien. Puis quand il comprend, il me fait des signes avec ces deux mains pour indiquer quelque chose de très gros ? A big truck, lui demandais-je ? C’est bien ça. Et effectivement quelques minutes plus tard un énorme camion transportant une énorme machine dévale à tout vitesse la colline devant moi. Fiou, ah oui, j’ai bien fait de m’arrêter, j’aurais été réduit à l’état d’une crêpe si je me l’avais pris en pleine face.

Après un court stop pour se reposer, je décide de repartir et de ne plus m’arrêter jusqu’à Stavanger pour éviter d’arriver trop tard. Manque de bol, je tombe sur un fjord magnifique. Il n’y a pas de mots. Je suis obligé de m’arrêter. La route longe le fjord, c’est beau, c’est grandiose. J’apprendrai plus tard que s’en ai pas un, mais un immense lac tout en longueur, le Sirdalsvatnet.

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Fin du trajet à travers une vallée tout aussi belle. Un beau torrent comme je les aime longe la route. Dernière photo, il est tard, j’ai envie de me poser.

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Arrivée à Stavanger, je ne sais pas où je vais dormir. Aucun moyen de trouver l’adresse pour l’auberge. Je fais les hôtels du centre. Complet, trop cher, complet. Ok je sors un peu du centre. Un autre hôtel, trop cher, mais un poste internet se trouve dans le hall. J’en profite pour choper l’adresse d’une auberge de jeunesse. Je m’y rend, et quand j’arrive devant la porte je me retrouve face à une pancarte « Closed for the season ». Ouuuuh génial, je commence à en avoir un peu marre. Je demande à une bien gentille dame si elle sait où je peux trouver un coin pour dormir. Il y a bien un camping à côté, mais j’aimerais me poser dans une chambre chauffée après cette journée de route. Elle m’indique des hôtels proches, je test. Complet, oulalala bien trop cher. Bon allez, je suis crevé, ça sera le camping. Et finalement ça s’avère être une solution plutôt appréciable. Pas cher, Internet et MacDo pas loin pour recharger les batteries après tout ça.

Quelques recherches sur le net pour le programme du lendemain, on décharge les photos. Et au dodo !

Découverte d’Oslo

Je suis bien arrivé ! Après un TGV, un métro, un bus, un avion, re-un bus et re-un métro, j’ai atteint l’auberge de jeunesse. À 1h dans la nuit d’hier pour être plus précis. Un trajet sans encombre, excepté pour acheter le ticket de métro à l’arrivée, ma carte n’étant pas acceptée par la machine. Petite frayeur, mais tout est rentré dans l’ordre. J’ai réussi à en acheter au 7-11 d’à côté, et la carte marche sans soucis. Il faut croire que la machine n’aimait pas ma tête.

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L’auberge est très sympa, le monsieur à l’accueil très souriant (mais aussi très grand et très blond, je vais devoir m’y faire). Tout équipé, cuisine, douche, wi-fi, et petit déjeuner le matin. PARFAIT. Je rentre dans ma chambre à pas feutrés, tout le monde dort. Je me glisse rapidement dans mon lit et …. ne trouve pas le sommeil tout de suite. Merci Monsieur Gras au ronflement tout aussi gras (Monsieur qui s’avère plutôt sympathique au réveil).

Après une courte nuit donc, je me réveille à 8h, bien motivé à passer ma journée dans la capitale. Clope au soleil dans l’herbe sur la colline devant l’auberge, quelques vérifications sur l’internet, achat d’un ticket de métro 24h directement à la réception et je me met en direction du centre-ville.

Première étape l’office du tourisme. Pas mal de monde ce matin, je prend un ticket et j’attends. Je change mon argent et demande quelques informations sur ce qu’il y a à faire dans cette belle capitale. Au final la nana me montre tout ce que j’avais déjà vu, à part un petit quartier qui est apparemment sympathique que je n’avais pas retenu. Étant situé entre le centre et l’auberge ce sera mon dernier stop de la journée.

Allez hop, direction l’Opéra National Norvégien. Très jolie architecture, ce sera d’ailleurs le thème de la journée. Celui-ci rappelle quelque peu le MuCEM à Marseille, au bord de l’eau également. Petit tour autour, je monte sur le toit, je regarde la vue, je prends des photos, très bien, Monsieur à rien capté quand je l’ai pris en photo, parfait. C’est sympa, il fait beau, je continue ma route.

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Direction ensuite la citadelle d’Akershus. Petite forteresse sur la mer. Me demandez pas le pourquoi du comment, je me suis pas renseigné. Fort jolie également.

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Je fais le tour, les oiseaux font cui-cui, la cloche de la cathédrale sonne … Et là …

BAAAAAAAAAAAAAAAAAAM

Waaaaa con ! Qu’est-ce que c’est que ce truc ? J’ai l’impression que mon coeur s’est arrêté pendant une seconde. Et BAAAAM un second ! Waaa mais put*** c’est quoi !? Un feu d’artifice ? Ben non c’est bien trop fort, et puis on est en plein jour. Aaaaah c’est des tirs de canons ! Je vois une foule un peu plus loin, les gens courent pour se rapprocher, je me dépêche, je me dépêche. Pendant ce temps là, y’en à au moins 4 autres qui ont été tiré.

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On voit assez mal sur la photo, j’ai eu peu de temps malheureusement. On dirait une cérémonie militaire (le musée des Forces Armées n’est pas bien loin). Tout un contingent est ici, les tireurs de canon m’ont l’air de nouvelles recrues, heureusement ils ne se sont pas loupés. Bon très bien, je peux vous dire qu’après vous êtes bien réveillé. Une dizaine de coups environ ça débouche les oreilles (ou l’inverse plutôt).

Allez, continuons. Je me dirige maintenant vers le quartier d’Aker Brygge. Nouveau quartier on dirait, sur une presqu’île. Très moderne, très luxe, très classe. Toute la working class d’Oslo a l’air de se retrouver ici le midi. On déambule sur les berges en bois à côté de sympathique petit yachts et de restaurants dont je ne préfère pas regarder le prix.

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Au bout de la jetée se trouve une petite plage de galets. Les Norvégiens ont l’air de venir ici se la dorer au soleil. Il faut beau et chaud en même temps. Et puis les quelques sculptures annoncent la couleur.

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BOOBS ! Oui je crois qu’on peut difficilement interpréter ça autrement. C’est bien une belle paire de nibard que voila. J’en profite pour me poser un peu. Les jeunes d’à côté plonge dans la mer. Tranquille la vie quoi.

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Un petit tour par l’agence de location de voiture se trouvant juste à côté. Oooh bien le bonjour Mademoiselle Sixt. Je voudrais venir récupérer la voiture plus tôt demain ? C’est possible ? Oui ? C’est parfait. Au revoir Mademoiselle Sixt, et à demain !

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Ok, bon, il commence à faire faim ! Bon les restaurants là on oublie. Je me dirige du coup plutôt vers le centre. Oh tiens un food truck. Les prix ont l’air moins élevé. Bon ok, je me laisse tenter. Tom et … Mince j’ai oublié de demander son prénom … Me servent un bon burger comme on peut en trouver dans tous les food truck. Ça me nourrit comme il faut. Je suis bien content et prêt à repartir.

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Je remonte un peu et me retrouve devant le palais royal. C’est beau, c’est grand. Très bien, très bien. Pas très dépaysant tout de même, mais bon, faut bien faire son touriste de temps en temps.

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De même, je redescend vers le centre-ville, passe devant le théâtre national, le parlement (merci l’espèce de mur juste devant pour cause de travaux), la cathédrale d’Oslo (assez petite je trouve, ou alors j’ai pas compris), et je finis à mon point de départ, c’est-à-dire la gare centrale. En dessous, là, c’est le théâtre.

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Je prends un tram et me dirige vers un grand parc plus à l’ouest de la ville. Idem, c’est beau, c’est grand. Ça rappelle un peu Versailles et les jardins Français.

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Oh que vois-je au fond ? Approchons-nous un petit peu. Ooooh ok, pourquoi pas. Y’a de l’idée. Bon ça a un peu la forme d’un … Je vous laisse deviner.

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Bon ok, c’est peut-être moi qui ai l’esprit un peu tordu. Très bieeen. Tiens ça fait 4 fois que je les croise ces 4 Japonaises avec leur selfie-stick à rallonge (et ça sera pas la dernière). Petit repos mérité dans le parc auprès de l’eau.

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Ok ! Bon dernière étape, le petit quartier annoncé plus haut. Je reprends donc un métro puis un tram. Et effectivement c’est un petit quartier plutôt sympathique, au milieu coule une rivière, je passe devant un bazar. Je rentre. Tiens une affiche française, tiens celle-là aussi … Aaaah oui en fait elles sont toutes en français ! Aaaah le Monsieur qui tient le bazar est français. Tout s’explique. Je m’arrête à un bar, bois un Coca bien frais. Fiou ! J’en ai plein les bottes, c’est l’heure de se rentrer. Petit stop pour acheter le repas du soir, et zou à l’auberge ! Pas de photos du petit quartier désolé, j’avais épuisé toute mon énergie.

Petite douche en rentrant, on décharge les photos, on retouche un peu les photos, on mange, on écrit, eeeet on va pas tarder à aller s’coucher hein ?!

Demain j’entame ma conquête de l’ouest ! Direction Stavanger, 7h de route au programme, au mileu de paysages assez magnifiques si on en croit Google Street View. Ça promet d’être plutôt réjouissant. Bon par contre je sais pas où je dors demain soir. Boarf au pire je lance ma tente quelque part, tout ira bien.

Allez, à la prochaine !

J-1 : fin des préparatifs

Et voila, plus que quelques heures avant le départ. Le temps pour moi de penser à toutes les petites choses que j’aurais pu oublier, de finir les derniers préparatifs. La petite boule au ventre est belle et bien là. Hein ? Quoi ? Préparatifs ? Oui oui, reprenons un peu du début pour ceux du fond.

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Il y quelques semaines de cela j’ai décidé d’aller voir un peu ailleurs. Partir et me changer les idées. Tout d’abord cela a pris la forme d’un billet Interail autour de l’Europe, puis d’un voyage dans les pays scandinaves, puis d’un tour du monde … puis les deux … hein, tant qu’à faire. Après quelques discussions nécessaires avec les autorités compétentes (a.k.a Les Parents), la décision est prise, ce sera tout d’abord la Norvège pendant deux semaines fin août, puis un mini-tour du monde début septembre (avec une semaine de pause au milieu) en passant par Montréal, la Nouvelle-Orléans, San-Francisco, le Japon, Bali, le Vietnam et la Thaïlande pour finir.

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Sur une période de 3 mois en tout, le programme sera assez simple : découverte, découverte, découverte … mais aussi photo, photo, photo et whaaouu, whaaa, iiiih, ooooh. Et oui des photos, et celles-ci seront donc accompagnés d’un petit texte, que vous pourrez lire ici même. Pour l’instant je prévois un article tous les deux jours, cela dépendra ensuite de la quantité de choses que j’aurai à vous raconter, de la connexion internet ou bien encore de mon envie de vous écrire.

Mais cessons de faire des plans pour l’avenir, on verra comment tout se passe sur place ! Ce qui nous importe pour l’instant c’est la Norvège. Deux semaines chez les Nordiques. Arrivée demain à 22h à Oslo Rygge, une heure pour aller en ville puis mission « trouver l’auberge ». Je reste un jour dans la capitale puis, le troisième jour, je chope la voiture que j’ai précédemment réservé et c’est parti mon Mani.

Itineraire-Norvege

Ce sera donc un périple d’un peu plus de 1700km en passant par la plupart des grands fjords Norvégien. Je resterai dans le sud du pays, le Nord étant à une bien trop lointaine distance en voiture pour le temps que j’ai en ma possession.

Voila, qu’est-ce que j’ai oublié ? J’ai pris ma brosse à dent ? Et le foulard pour dormir dans l’avion ? Et les boules Quies, t’as pensé aux boules Quies ?

Til neste!