Tokyo : entre calme et frénésie

Après deux jours de visite à Tokyo je ressens un gros coup de fatigue. L’auberge est sympa mais très petite, à la Japonaise, et il n’y a que très peu de place pour se poser. Après quelques réflexions je décide de me relocaliser plus près du centre-ville. Il n’y a malheureusement plus d’auberges disponibles. L’autre choix pas cher est celui d’un hôtel capsule, mais bon pareil, pas le meilleur endroit pour se poser. Je me rabat donc sur un hôtel assez abordable. Ça reste quand même un petit luxe par rapport à ce que j’ai fait jusque là, mais au moins je vais vraiment pouvoir me ressourcer.

Après avoir plié bagage, je me rends donc dans le centre-ville et me mets en direction de l’hôtel. Je tourne un peu avant de finalement le trouver et je dépose mes bagages à la réception. La chambre n’est disponible qu’à partir de 13h, je ressors donc et trouve un parc non loin. C’est l’heure de manger, les employés de bureau en profite pour se restaurer ici. Je m’installe et lit mon livre. Je reste finalement ici bien plus longtemps que je ne pensé, et retourne à l’hôtel, l’après-midi étant déjà plutôt avancé.

J’ai le droit à la télé dans la chambre ! J’en profite pour l’allumer un peu avant d’aller chercher mon repas pour le soir. Essayer de comprendre ce qui se passe à l’écran sans aucune notion de la langue c’est parfois pas évident. Mais aussi très drôle. Comme cette émission où les candidats se retrouvent dans un sous-sol de centre commercial, au rayon nourriture. Ils s’arrêtent devant un énorme jambon d’un stand de boucher et, tout d’un coup, se mettent à faire des combats de shifumi. Okayyy … J’imagine que le gagnant aura le droit au jambon gratuit. Mais non c’est même pas ça ! En fait celui ou celle qui remporte le shifumi gagne le droit de PAYER le jambon ! Dingue.

Je vais donc faire un tour dans le quartier d’Akihabara que j’ai déjà visité de jour et qui se trouve pas très loin de mon hôtel. J’ai l’occasion d’apercevoir pour la première fois les grands immeubles et les grandes enseignes tout éclairées la nuit.

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Le lendemain, vendredi, la pluie s’invite à la partie. Je vais dans le quartier de Shibuya avec son grand passage piéton bien connu. Assez sympa de voir toute cette foule se croiser avec leurs parapluies. Je fais un petit tour dans les centres commerciaux, me pose un peu pour prendre en photos les passants.

J’ai aussi pu apercevoir la statue d’Hachikō, un chien bien connu des Tokyoïtes. Celui-ci accompagnait son maître tous les jours à la gare de Shibuya, puis revenait le soir l’attendre devant la gare. Puis un jour son maître est décédé derrière son bureau au boulot, mais Hachikō a continué à se rendre, tous les jours, à la gare espérant revoir son maître (Futurama ?). Son histoire devient très rapidement connue dans tout le Japon et l’on érige une statue en son honneur devant la gare. Depuis c’est un lieu de rendez-vous pour tous les jeunes souhaitant se retrouver le soir. C’est souvent bondé et les gens attendent leur tour pour se prendre en photo devant la statue.

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Bon, pour la journée du samedi je décide de sortir un peu de Tokyo et d’aller voir le Mont Fuji. Ou tout du moins espérer le voir. Le temps n’est pas au beau fixe, voire complètement bouché par des nuages gris. Il ne pleut pas ceci-dit. On verra si je peux apercevoir le point culminant du Japon.

Je me rends donc à la gare de Shinjuku tôt le matin pour prendre le train de 8h30 en direction de Otsuki. La gare est immense. Ça ressemble à Châtelet – Les Halles à Paris, mais en dix fois plus gros et avec dix fois plus de monde. Au début ça semble franchement compliqué. Mais en fait, quand on comprend le système ça devient assez simple.

Il y a des lignes de trains partout au Japon. De plus il n’y a pas qu’une seule compagnie qui gère le réseau. Japan Railways est la principale, mais il existe aussi une multitude de compagnies qui desservent des gares régionales. Et bien souvent il y a plusieurs choix pour aller au même endroit. Heureusement Google Maps peut vous indiquer très facilement ces choix, les prix de chacun, le trajet le plus rapide etc …

Ça semble compliqué donc. Mais en fait pas du tout. Il y a des trains tout le temps. Et le plus pratique c’est qu’ils sont toujours assignés au même quai. Imaginez que vous deviez prendre le même train tous les matins, pas de prise de tête à savoir où aller, c’est tous les jours le même endroit.

Je prends donc mon billet à la machine automatique. Je repère le quai. Vérifie deux fois. Ok c’est bien là. Je monte dans la bonne voiture (pas la première classe, et pas celles où les sièges sont réservés) et c’est parti jusqu’à Otsuki. J’ai 15 minutes entre les deux trains.

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Puis petit train jusqu’à Kawaguchiko au pied du Fuji. Le trajet total aura duré 2h environ. Normalement il m’aurait été possible de voir le Fuji pendant le trajet, mais je ne vois rien du tout, les nuages sont bas. Pas moyen d’apercevoir le grand Fuji. Tant pis.

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Depuis la gare je me rends donc au bord d’un des cinq lacs autour du mont. Je m’arrête m’acheter à manger dans une supérette et me pose au bord du lac pour me restaurer. On m’avait prévenu qu’il risquait de faire froid. Mais au contraire j’ai plutôt carrément chaud et me retrouve en t-shirt très rapidement.

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Je décide après de me balader un peu en longeant le lac. C’est calme et plutôt joli. On est samedi et il y pas mal de pêcheurs tout le long. Même des jeunes couples, pas franchement habillé pour l’occasion mais bien présent.

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C’est calme, il y a de jolies maisons au style japonais. Un temple et des grosses araignées. Puis le hasard fait que aujourd’hui et aussi le jour de l’arrivée de l’ULTRA-TRAIL du Mt. Fuji. Je vois donc deux coureurs, couvert de boue, franchir la ligne d’arrivée. 168km, 8337m de dénivelé positif pour un temps limite de 46h. 50% des participants environ abandonnent au milieu de la course et le premier finit en moins de 20h (un français en 2014). 20h non stop ! Ils sont tarés.

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Puis je m’arrête au bout de la balade dans un parc à l’herbe fraichement coupée. Je lis un peu et me repose.

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Il est 14h30 et je décide de rentrer. Je passe par la ville cette fois pour retourner à la gare. Le trajet est un peu long et j’ai mal aux pieds mais au moins j’ai l’occasion d’apercevoir un peu à quoi ressemble la vie à la campagne au Japon avec ses jolies maisons et ses adolescents en tenue de baseball qui rentrent chez eux.

Je reprends le train (il y en un toutes les demi-heures) et rentre à Tokyo. Je suis à la gare de Shinjuku vers 17h30. Puisque je n’ai pas encore visité ce quartier je décide d’en faire le tour et d’attendre un peu la nuit pour me rendre en haut du Tokyo Metropolitan Government Building où l’on peut observer la ville depuis un observatoire au 45ème étage dont l’accès est gratuit.

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Je vais donc dans Kanukicho, « la ville qui ne dort jamais ». On trouve la-bas tout un tas de cybercafés et de manga cafés ouvert 24h/24. On en prend plein la vue, il y du bruit partout diffusé par les publicités sur les immenses écrans au dessus de vous, la lumière provenant de tous les néons et autres enseignes est presque aveuglante. Mais c’est aussi ça Tokyo, ce que je recherchais en venant ici. La folie à la japonaise.

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À un moment je me retrouve devant un bâtiment illuminé tout en rose et qui contraste par rapport à tous les autres autour. Un love hôtel ! Mais oui ! En fait, c’est pas compliqué à repérer, il y deux prix affichés. L’un nommé « Rest » pour passer 2-3h, l’autre pour la nuit. Les prix sont d’ailleurs assez élevés. Et puis je passe devant tout un tas d’autres, tous concentrés dans une petite partie du quartier. Les entrées des hôtels sont faites de telle sorte qu’on ne voit pas l’intérieur des bâtiments. Tout est fait pour la discrétion. Apparemment les couples mariés viennent ici s’adonner au plaisir de la chair puisqu’ils ne peuvent plus le faire chez eux, étant donné que les appartements sont souvent très petits et que la chambre des enfants se situent juste à côté. Typiquement japonais.

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Je passe aussi à côté de terrains d’entrainement de baseball. Un peu comme un « practice » de golf, sauf que là ils tapent à la batte dans une balle. Il y a aussi des bowlings, des karaokés, enfin tout ce qu’il faut pour passer une bonne soirée à Tokyo.

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Puis je me mets en direction du buildings avec vue sur la ville. 10 minutes de marche et j’y suis. Il y a un tout petit peu d’attente en bas, mais ça ne dure pas longtemps. En haut on a une belle vue sur la mégapole. Malheureusement c’est assez difficile de faire de belles photos à cause des nombreux reflets sur les vitres. Je reste un peu et retourne en bas.

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Je retourne ensuite à Shibuya, que je n’ai pas vu de nuit. La dernière fois il n’y avait pas tant de monde que ça et j’ai envie de voir ce que ça donne avec la vraie foule qui se croise. Et effectivement il y a énormément de monde. C’est bondé devant la gare et dans le petit parc avec la statue d’Hachikō. Depuis la gare je peux apercevoir ce fameux mouvement de foule lorsque tous les piétons traversent le carrefour. Hésitez pas à cliquer sur l’image pour voir la vidéo.

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Je m’achète à manger et retourne à l’hôtel après une grosse journée. Je suis crevé.

Il ne me reste donc qu’un jour à Tokyo et je décide ce dimanche d’aller voir le temple de Meiji Jingu, où parait-il, on peut assister à des cérémonies de mariage. Mais avant cela je me balade dans une rue commerçante assez connue de la jeunesse japonaise. Majoritairement très jeune, mais pas que. J’ai l’occasion de voir comment les ados décident de s’habiller le week-end pour relâcher la pression de la semaine. Petit florilège :

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Ensuite je me rends dans le parc tout proche où se trouve le temple. Il y fait frais sous les arbres. Il y a un peu de monde. Mais le parc est grand et on ne se sent pas étouffé comme dans certains autres endroits de la capitale.

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Et effectivement j’ai la chance d’assister à un mariage. Les touts petits sont habillés en costumes traditionnels, c’est tout mignon ! La mariée est aussi très belle dans sa robe.

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Enfin l’après-midi je vais sur l’île d’Odaiba où se trouve les bureaux de FUJITV (une chaine connue au Japon), divers centres commerciaux et le musée des sciences et de l’innovation, où je me rends. On peut y voir, entre autre, des robots et autres androïdes ressemblant à des humains comme deux gouttes d’eau (bonjour Real Humans). Le musée est plutôt sympa mais en ce dimanche il y a énormément d’enfants, et puis il y a beaucoup à lire. Je fais un peu le tour, mais je fatigue vite. Il y a néanmoins des choses intéressantes. Une partie sur la ville du futur, les technologies d’aujourd’hui. Puis à l’étage c’est plutôt centré sur l’univers, système solaire et tout le tralala. Pas mal d’infos sur les tremblements de terre notamment. Les japonais vivant dans l’appréhension constante de l’arrivée soudaine de l’un d’eux.

Je retourne à l’hôtel, prépare mes affaires et m’endort pas trop tard pour me lever tôt le lendemain à 5h30 et aller choper mon avion.

Voila, c’est la fin du voyage pour le moment. Je repartirai un jour c’est certain !

Allez, dōmo arigatō gozaimashita ! Et à la prochaine sur ce blog !

Lost in translation

Je suis donc parti de San Francisco dimanche 20 septembre à 11h25. 10h05 de vol plus tard je me retrouve à l’aéroport international Narita de Tokyo. On est lundi 21 et il est 14h et des poussières. Ça vous semble bizarre ? C’est normal. En fait en passant au dessus du pacifique on change de date. Quelque soit l’heure à laquelle on passe la ligne imaginaire de changement de date on perd une journée ou on en gagne une, selon le sens dans lequel on va. Par exemple, on passe du dimanche midi, au lundi midi d’un seul coup. Oui moi aussi j’ai toujours du mal à comprendre.

Toujours est-il que mon horloge interne ne sait plus trop où elle en est. Pour elle il est quelque chose comme 22-23h. Autant vous dire que je suis assez fatigué et que j’ai encore une bonne demi-journée devant moi. Il faut que je fasse attention à ne pas me coucher trop tôt si je ne veux pas être trop décalé.

Aucun soucis à l’aéroport. Tout est très bien indiqué. Je passe l’immigration sans problème, après une petite attente d’une grosse demi-heure. Empreintes digitales et photo. Le mec ne me pose pas une seule question. Je récupère mon bagage. Cette fois je passe les douanes. Lui me demande simplement ce que je viens faire ici et combien de temps je compte rester. Il ne vérifie pas mon bagage, ça prend 5 minutes.

Ensuite, petite cigarette bien mérité. Salon fumeur, interdit de fumer devant les portes de l’aéroport. D’ailleurs c’est quelque chose d’assez commun dans toutes les villes que j’ai visité pour l’instant, que ce soit en Norvège, au Canada ou aux États-Unis. Il semblerait qu’il n’y ait qu’en France qu’on s’en foute royalement.

Puis je vais changer mon argent, je rempli un petit papier. Deux mêmes car j’ai toujours des euros que je me trimballe depuis le début en plus des dollars que j’ai retiré avant de venir, n’ayant pas de frais de retrait dans la « Bank of America » à SF, et je décide de tout changer en Yen. Ici 1€ est environ égal à 100 Yen. Pas trop compliqué de s’y retrouver.

Enfin je vais chercher mon ticket pour me rendre à l’auberge. J’ai le choix entre plusieurs trains. Je prends le moins cher qui met un peu plus de temps. Puis j’essaie de trouver la bonne voie. Là c’est un poil plus complexe, même si on me l’a indiqué au guichet. Il faut être bien concentré et repéré les chiffres au milieu de tous les idéogrammes japonais. Bon au final ça va, je trouve la voie sans trop de difficultés. Par contre le plan à l’intérieur du train est tout en japonais. Impossible de voir où est ma station. Je devrai donc surveiller à chaque arrêt.

Je rencontre un couple de français qui s’assoie à côté de moi. Ils viennent ici passer deux semaines avant d’aller en Nouvelle-Zélande. On discute un peu, mais pas beaucoup, nous sommes tous les trois complètement crevé. Ils décident d’ailleurs de dormir un peu dans le train. Moi je préfère rester éveillé pour être sûr de ne pas louper mon arrêt.

On traverse un peu la campagne japonaise. Les paysages me font tout de suite penser à Miyazaki. C’est exactement comme dans ses films, les champs, les petites maisons japonaises et au fond un groupement d’arbre. Puis c’est la ville, les tours au fond, les petites ruelles.

Je réussi à déchiffrer le nom de ma station lorsque le conducteur l’annonce au micro. Je vérifie sur le panneau quand on arrive en gare. C’est bien là. Heureusement tout de même que tout n’est pas écrit en japonais, les noms sont aussi écrits en alphabet latin. J’essaie de suivre les indications que j’ai mis de côté pour trouver l’auberge. Je traverse le pont comme indiqué. Pour l’instant tout va bien. Je descend, ne trouve pas l’immeuble marron où je doit tourner à gauche. En même temps tout est marron ! Je me perds un peu. Je reviens sur mes pas. Aaah ça doit être celui-là d’immeuble. J’avance un peu et je vois au fond l’enseigne de l’auberge. Yes j’ai trouvé ! Plus facilement que ce je pensais. J’ai les jambes lourdes avec les deux sacs sur le dos.

Je sonne. Le gérant vient m’ouvrir la porte. On s’installe dans le salon (son salon). Je remplis une case dans un carnet avec mon nom. Puis il me montre la chambre. Riquiqui. Quatre lits superposés, et quatre petits placards séparés en deux compartiments pour chaque personne dans la chambre. Il y a tout juste la place pour se déplacer entre les lits. L’ingéniosité japonaise pour tout faire tenir dans un minimum de place. Et je me rendrai compte plus tard que c’est le cas partout ici.

Je sors, me pose un peu dans la petite cour à côté du bâtiment. Ne pas dormir, ne pas dormir. Il n’est que 16h. Je croise trois allemandes en train de manger.

Vient l’heure de manger pour moi aussi. Je retourne donc à la gare de tout à l’heure où se trouve le supermarché. Il est situé sous la ligne de chemin de fer aérienne. Encore une fois, on utilise la place de la manière la plus efficace possible. Je trouve un rayon au fond du supermarché avec des plats à emporter. Mon choix s’arrête ce qui ressemble un des bouts de poulets (impossible de savoir évidemment, tout en jap’). Je fais la queue. Quand le caissier me voit il me tend les bras pour prendre mon article avec le sourire, au cas où je sache pas comment faire. Il me dit des trucs, je comprends rien. Mais bon j’imagine qu’il m’annonce le prix. De toute façon c’est indiqué sur la machine, je paye. Arigatō. Je commence à partir, il me dit un autre truc, je me retourne. Ah mince les baguettes, oui c’est mieux pour manger.

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Je reprend le pont. On aperçoit au loin les lumières de la ville et la grande tour que j’avais déjà vu en photo (la Tokyo Skytree).

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Quand j’arrive à l’auberge et que je m’assoie pour manger dans la cour, il y a déjà deux américains qui discutent. Rick et Tyler. Je mange tranquillement. Puis on papote un peu. Ils sont tous les deux très excités d’être ici. Tyler est là depuis quelques semaines déjà. Il nous raconte du coup quelques unes de ces expériences. C’est très marrant et ça donne envie. Moi je les écoute en essayant de ne pas fermer les yeux.

J’essaie ensuite d’aller sur internet. Tiens étrange j’arrive à accéder à Facebook mais pas à google.fr, ou à mon site perso. Mince on dirait que la connexion est restreinte pour tous les sites non japonais. À part Facebook et quelques .com. Arf ça va être compliqué de m’être à jour le blog alors. Jules me propose son aide, mais on se rend compte que c’est bien trop compliqué. Du coup j’irai en ville pour mettre en ligne mes articles. J’en profite quand même pour finir d’écrire celui sur San Francisco dès ce soir. J’ai du mal à rester éveillé. Il est 21h30, j’ai fini l’article, j’en peux plus. Pour mon horloge interne il est quelque chose comme 4h du matin. Je me couche, et trouve le sommeil en 5 minutes.

Premier réveil à 2h du matin. Deux heures ??? Et j’ai l’impression d’être frais comme un gardon. Bon. J’essaie de me rendormir quand même et pousse jusqu’à 5h30. Là plus moyen de refermer les yeux. Tant pis. Je sors donc de l’auberge. Me connecte à internet et reçoit un message du Padre. Skype ? Allez. Ça fait toujours plaisir de voir des têtes familières quand on est dans un endroit comme ça à l’autre bout du monde.

Du coup j’en profite pour préparer mon programme du jour. J’ai pu récupérer un guide dans l’entrée de l’auberge avec tous les quartiers et les choses à voir dans chacun d’eux. Y’en a beaucoup. Autant dire que ma semaine sera plutôt bien remplie.

Il est 7h30 et je décide me mettre en route. Je retourne à la station de train et arrive à la machine pour prendre mon ticket. Il y a un plan au dessus avec le prix indiqué pour chaque arrêt. Mince impossible de trouver celui où je veux aller. Du coup je panique un peu. Une famille japonaise arrive et je leur demande en anglais comment faire. Oshiage ? Ooh. La mère de famille prend les choses en main. Appuie sur le bon prix sur l’écran de la machine. Très bien je retiendrai (en fait le plan n’est pas si compliqué si on est concentré). Puis je passe le tourniquet qui n’en est pas un. Cherche la bonne voie. La famille est juste devant, la maman voit que je galère. Elle me montre du doigt le panneau indiquant la voie. Ok, je monte. Arrivé en haut je suis toujours pas certain. Un train entre en gare. Je me tourne vers la maman. Elle m’indique encore une fois en tendant le bras que c’est celui-là, toujours avec le sourire. Je lui répond avec un grand sourire également. Aaah l’altruisme japonais.

J’arrive à la Tokyo Skytree. Grands escalators menant à un centre commercial. Je sors, lève les yeux et admire la hauteur de la tour.

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On peut monter en haut comme je l’ai vu sur le guide. Mais le prix est de 20€. Mmmh un peu cher à mon goût. On verra si je trouve pas un autre endroit dans Tokyo pour observer la ville depuis les hauteurs plus tard. Tout est très bien indiqué. Il y a des plans tous les 100m. C’est écrit en japonais et en anglais. C’est franchement pas difficile de s’y retrouver.

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Je sors du centre commercial, le Tokyo Skytree Town, et me réfère à ma carte pour me rendre dans le quartier d’Asakusa qui n’est pas très loin d’ici avec le temple de Sensoji le plus ancien de Tokyo, construit en 628, ça remonte ! Mais avant cela je prends quelques photos sur mon trajet et arrive à un premier petit parc.

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Quelques japonais sont ici, mais aussi des employés qui s’occupent de nettoyer le parc. Courbés vers le sol avec des touts petits balais pour enlever les feuilles mortes ou bien encore une pince pour ramasser tous les déchets à terre. Il y a un petit lac. Je me pose un petit peu.

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C’est reparti, je passe un pont et me retrouve de l’autre côté à l’une des entrés du temple. Il y a pas mal de monde. Beaucoup de japonais qui viennent se recueillir. Quelques étrangers aussi, mais très très peu. J’en croiserai d’ailleurs pas beaucoup durant mes deux premiers jours ici. Pas de photo à l’intérieur.

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Je déambule un peu autour, c’est très joli, très japonais.

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Entre le temple et l’entrée principale se trouve une rue bordée de magasins en tout genre. Objets divers, souvenirs, nourriture. Je me fraye un passage à travers la foule.

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Je prends le métro pour me rendre dans le quartier d’Ueno. À la sortie je me retrouve dans une autre rue commerçante, tout aussi pleine de monde. Cette fois c’est grande enseignes et hauts immeubles. Il y a des salles de jeux comme dans les fêtes foraines où l’on doit récupérer une peluche avec une pince. Je fais un petit tour et me dirige vers le grand parc d’Ueno. Ah je repère un café, l’endroit idéal pour mettre en ligne mon article sur San Francisco. Je commande un chocolat chaud avec chantilly sur le dessus et un beignet. Mmmh que c’est bon. J’ai de la chance le wifi est accessible sans mot de passe, ce qui n’est pas le cas dans tous les cafés. Par exemple dans un autre café le lendemain je n’ai pas pu, le wifi étant réservé qu’aux japonais. Certainement parce que le mot de passe ne s’écrit pas dans le même alphabet. Enfin du moins je suppose.

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Le parc est très grand, là aussi il y a beaucoup de monde. Pas mal d’enfants aussi, je comprends pas trop d’ailleurs pourquoi ils ne sont pas à l’école en ce mardi. Je me balade, me retrouve à côté d’un lac avec des genre de nénuphars géants, des carpes énormes et des tortues. Un peu plus loin un autre lac avec des petits bateaux à louer.

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Je retourne dans le parc, passe à côté du zoo et de sa file d’attente très, très longue. Mon dieu jamais je pourrais tenir sous cette chaleur. Je sais pas comment ils font. À croire que les japonais sont très patients. J’ai d’ailleurs un bon coup de barre et décide de m’assoir un petit peu pour récupérer. Je lis et regarde les gens passer.

Allez c’est reparti. Je passe devant plusieurs autres temples. Il y en partout ici. Le contraste est d’ailleurs des fois assez drôle entre les grands buildings et tout d’un coup un petit temple. Celui ci-dessous date de 1650.

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Puis j’arrive à un cimetière. Très grand. J’aime beaucoup le style des tombes, on en oublierait presque que des gens sont enterrés là.

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Puis à nouveau des temples, donc des photos.

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Puis j’arrive dans une nouvelle rue commerçante indiquée sur mon guide. Apparemment on peut y croiser des chats mais je n’en verrai pas un seul. J’en profite pour m’acheter à manger, il est midi passé. Les gens font la queue devant de petites échoppes qui vendent de la nourriture chaude, genre brochette de viande et autres. Encore une fois tout tient dans un tout petit espace. J’ai pas franchement envie d’attendre comme eux et je trouve plus loin une autre échoppe qui vend des bentō. J’en choisi un sans trop savoir ce qu’il y a dedans. Du riz, des nouilles, de la viande, un truc qui ressemble à du samosa, une genre de petite saucisse et le reste indescriptible.

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Je me met en quête d’un endroit pour manger. Je ne trouve nul part où me poser. Du coup je marche un peu et m’assoie par terre dans une petite ruelle. J’ai l’impression de violer une loi et d’encourir une amende. Mais personne ne me dit rien bien que certains me regardent d’un air surpris en passant. Aussi, on ne trouve aucune poubelle dans les rues de la ville, ou très peu. Il y a en a bien près des très nombreux distributeurs de boissons (presque à tous les coins de rues) mais celles-ci sont réservées aux canettes et bouteilles. Du coup quand j’ai fini mon repas je me retrouve obligé de prendre mes déchets avec moi et d’accrocher mon sac plastique à mon sac.

Je prends le métro et achète donc un ticket pour la journée, plus simple que de calculer le prix pour l’arrêt à chaque fois. Faudra que je fasse gaffe quand même, ça risque de me revenir plus cher si je ne prends pas le métro très souvent. Direction le quartier d’Akihabara, sa ville électrique et ses magasins de figurines. Je sors, passe sur un pont avec vue sur les voies de chemin de fer qui se croisent. Puis je passe à nouveau dans un petit parc avec un autre temple. Bon je m’attarde pas devant celui-là, je prends seulement une photo de la statue.

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J’arrive dans Akihabara. Wow. Des grands immeubles, des enseignes partout. Pas mal de monde dans les rues avec les japonaises déguisées qui font de la pub pour vanter les mérites de leurs magasins respectifs. Je me balade un peu et décide de rentrer dans un des multiples buildings aux 6 étages et plus. Le premier que je choisi vend des figurines en tout genre. La plupart ne me dit rien mais je reconnait quand même Sangoku et autres personnages de Dragon Ball, ou encore des figurines de Star Wars. Je monte les étages. La même chose. Partout des figurines. Encore une fois c’est riquiqui ! Il y a à peine la place pour se croiser entre les vitrines du magasin. C’est fou comment ils arrivent à tout caser dans si peu de place.

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Puis je test un second immeubles. Le rez-de-chaussée est réservé aux machines à pince pour tenter de gagner des peluches. Puis viennent deux ou trois étages remplis d’objets en tout genre. Il y a de tout, vraiment de tout. Goodies, vêtements, appareils de musculation, cosmétiques, cigarettes et j’en passe. Aux derniers étages se trouvent les salles d’arcades. Waouh pour quelqu’un qui est pas habitué ça décoiffe ! Le son ambient est ahurissant. D’abord l’étage des jeux de rythme. Il y a tous les styles. Certains tapent sur des tambours, d’autres jouent de la guitares, tapent sur un écran, jouent du piano … Et puis bien sûr il y a le Dance Dance Revolution. Je prends une photo. Je me rendrai compte plus tard que c’est interdit. Tant pis personne ne m’a vu.

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Un étage plus haut et c’est les jeux de stratégie ou de tirs. Et il y presque autant de filles que de garçons ! Tout ça est vraiment très impressionnant. Je n’essaie aucun jeu, peut-être que je reviendrai plus tard dans la semaine. Tiens un coin fumeur ici. Dingue. Ils sont étranges ces japonais quand même. Il est interdit de fumer dans presque toutes les rues de la ville mais par contre il n’est pas rare de trouver un salon fumeur dans les cafés ou, comme ici, dans les immeubles. D’ailleurs ici c’est même pas un salon séparé par une cloison, c’est carrément un coin du bâtiment avec presque pas de ventilation. Autant dire que ça sent la fumée dans tout l’étage, je vois pas trop l’intérêt de faire un coin fumeur du coup. Certains me regardent bizarrement en me voyant rouler ma clope, ici tout le monde fume des blondes.

Je vais ensuite faire un tour aux toilettes, pas que ça soit intéressant d’habitude mais là c’est différent. Je m’avance devant l’urinoir. Il y a un petit écran au niveau de la tête. Au début je me dis que c’est une pub mais en fait il s’agit d’un jeu. D’accord. J’appuie sur l’écran. Aaaah, si je comprend bien il faut que je vise avec mon jet le petit autocollant dans l’urinoir. Ah oui c’est bien ça ! Il y a un caméraman et une reporter, plus tu fais pipi, plus le vent est fort et plus les vêtements de la fille s’envolent. Wouaaaaah ! Bravo ! Tu as fait un gros pipi ! Voila ton score ! Ahahahaha je me retiens de partir dans un fou rire pour ne pas me faire remarquer, mais qu’est-ce que je me marre ! Alors ça je retiendrai !

Il y a d’autres étrangers comme moi qui font le tour, ça me fait beaucoup sourire. On fait un peu tâche dans cet amas aux yeux bridés avec nos appareils photo autour du cou. J’en acoste un en lui demandant : « First time in Tokyo ? ». Il me répond : « Français ? ». Ahaha. Du coup on sort du magasin, puisque de toute façon on s’entend pas parler. On se demande comment ils font pour pas devenir sourd et ne pas finir avec un mal de crane atroce en fin de journée. On discute un peu dans la rue. Mais pas très longtemps, on se dit au revoir, et bon séjour !

Je visite ensuite un autre petit centre commercial (il y en partout ici) qui a ouvert très récemment. Objets très design, design très moderne.

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Je commence à fatiguer, mes yeux me piquent, je sens que je pourrais me coucher dès maintenant, il est 16h et je décide de rentrer à l’auberge. Arrivé la-bas je décharge les photos, les retouche un peu et décide de fermer un peu les yeux dans mon lit avant d’aller manger. Mauvaise idée. Je m’endors pendant une heure. Me réveille en sursaut la tête dans le brouillard. J’ai beaucoup de mal à me lever et à me motiver à aller chercher à manger. Je n’ai d’ailleurs pas très faim mais je sens qu’il faut que je me force pour me régler à l’heure locale. Je pars m’acheter des sushis dans le centre commercial. On m’avait prévenu qu’à partir d’une certaine heure les plats à emporter sont bradés. C’est effectivement le cas, j’ai le droit à -50% sur mes makis. Du coup ça coûte vraiment rien du tout. Cool !

Je reviens, mange et retourne dans mon lit pour lire. Finalement je me couche encore une fois assez tôt, 22h30. Je sens que je me réveillerai tôt encore une fois le lendemain.

Et c’est effectivement le cas ce matin. Plus tard que qu’hier ceci-dit, mais pas de beaucoup. 6h30. Je vais y arriver, je vais y arriver.

Aujourd’hui je décide de me rendre tout d’abord dans le quartier de Ginza avec ses magasins de luxe. Zara, Louis Vuitton, Uniqlo, Gap. Il est encore tôt quand j’arrive, les magasins ne sont pas encore ouverts. Grands immeubles, grandes enseignes.

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Après un petit tour je passe au Forum International. Très joli bâtiment avec de grandes vitres et une esplanade devant.

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Juste à côté se trouve le centre commercial KITTE (très joli logo d’ailleurs) dans lequel je m’arrête prendre un chocolat. Ah non vous n’en avez pas ? Bon alors un « Caramel Latte ». Je ne bois pourtant jamais de café, le dernier que j’ai pris doit également être le premier café que j’ai jamais goûté. Et également un pain au chocolat ! Et oui on trouve assez souvent de la pâtisserie française ici, et la vendeuse le prononce exactement comme il faut.

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J’arrive ensuite à Tokyo Station construite dans un style renaissance. Joli contraste avec le reste de la ville. En face de la gare se trouve une longue esplanade tout en longueur qui mène tout droit au Palais Impérial.

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Après avoir pris en photo une famille parlant anglais (je les soupçonne de venir de Singapore ou quelque chose comme ça) je me retourne et me dirige vers le palais. Les jardins devant le palais sont extrêmement bien entretenus. Je marche un peu et me retrouve devant le célèbre pont de Nijubashi. Pas mal de monde viennent ici faire la même chose que moi. Du coup je prends beaucoup de photos de la très joli architecture impériale japonaise.

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Enfin je repasse de l’autre côté de la Tokyo Station dans le quartier de Nihombashi avec, de nouveau, des centres commerciaux. L’occasion de prendre quelques photos des rues typiquement tokyoite.

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Gros coup de fatigue. Je m’arrête boire un thé glacé dans un café et je décide de rentrer à l’auberge pour me reposer et commencer à écrire cet article.

Voilà pour mes deux premiers jours à Tokyo. Beaucoup de choses à voir, à assimiler. Tout ça est assez éprouvant. Je retourne à l’auberge à chaque fois bien fatigué.

Il me reste pas mal de choses à faire, notamment les quartiers de Shibuya et Shinjuku. le premier abritant le fameux carrefour connu de tous où des centaines de personnes se croisent, le second refermant les mangas cafés et autres cybercafés. Je ferai peut-être ça de nuit pour profiter un maximum des lumières des buildings.

Sur ce, à bientôt !

C’est une maison bleue

Deux jours condensés en un article pour cette fois. Deux jours à San Francisco, deux très belles journées.

J’arrive mercredi 16 septembre au soir, à 18h, et prends le BART, équivalent de notre RER, pour me rendre dans le centre-ville. Je loge chez François et Morgan Lagier, récemment mariés. François étant un bon ami d’enfance de la famille. Ils ont un appartement très bien situé entre le centre et le Golden Gate.

François m’avait conseillé de prendre le bus après le train mais comme je souhaite m’acheter à manger (il y a deux heures de décalage avec la Nouvelle-Orléans et je n’ai rien mangé dans l’avion), et puis parce que je ne sais pas trop comment fonctionnent les bus ici, je choisis de faire la fin du trajet à pied. Au final je verrai très vite que c’était peut-être pas la meilleure des idées. Effectivement, San Francisco est construit sur des collines, ici ça monte, ça descend, ça remonte eeet ça redescend. Avec les deux sacs et les mains prises par mon Burger King j’arrive en nage à l’appartement. Bonne première leçon sur le déplacement dans SF.

L’appart’ est très sympa, on discute et rattrapons le temps perdu. Puis mes deux hôtes me font le topo sur les coins à visiter dans la ville. Morgan a créé une carte Google Maps avec des balises pour chaque points d’intérêts, hop elle me l’envoie. J’ai aussi le droit à un petit guide de la ville, une carte à mettre dans la poche et même un petit appareil qui me permettra de me connecter à internet depuis mon téléphone quand je serai en balade. Et enfin François me prête sa carte de bus, ce qui m’évitera de payer pour chaque trajet. Merci beaucoup ! Ça s’avérera vraiment pratique. On gonfle le matelas et hop au dodo !

Réveil pas très tard, mais je décide de prendre mon temps ce matin, jeudi, et je pars de l’appartement vers 11h. Premier stop : Lombard Street. La fameuse. Si si voyons, celle tout rouge qui serpente avec les hortensias ! Elle ne se situe pas très loin de l’appartement et j’y vais donc à pied. Je monte, je descend, et hop j’y arrive. Pas mal de touristes, belle vue sur la ville, j’aperçois même l’île d’Alcatraz au loin (pas sur la photo).

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Direction le centre maintenant. Et pour ce faire je prends le « Cable Car ». Typique de la ville avec le chauffeur, si on peut appeler ça un chauffeur, qui active ses deux leviers et manipule le frein avec son pied. Plutôt sympathique.

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Depuis le centre je prends un bus pour me rendre à l’Alamo Square et ces « Painted Ladies », maisons aux différentes couleurs, bien connues également. On a encore une fois une belle vue sur la ville.

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Ensuite, quartier hippie avec ses fresques Peace & Love et ces vendeurs d’herbe qui t’accostent dans la rue. J’en profite pour essayer de trouver un petit cendrier portatif, le seul que le vendeur me déniche et en fait une petite boite en bois. Mouais pas top pour faire un cendrier ça, mais j’aime bien la boite. Allez hop je prends.

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Allo j’écoute ?

Au bout de la rue se trouve le Golden Gate Park. LE parc de San Francisco, à la manière de Central Park à New York. C’est gigantesque. Je ne m’en rends pas bien compte au début car ma carte n’est pas à l’échelle, mais quand j’arrive à l’Académie des Sciences et que je constate que je n’ai fait que le premier quart du parc, en 20 minutes de marche, je prends conscience de l’immensité de la chose.

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Les gens profite du beau temps et de la chaleur inhabituelle en cette période de l’année pour s’allonger dans le parc et passer du bon temps. Je remarque qu’il y a un jardin japonais et un jardin botanique, mais malheureusement tous les deux sont payants. Bon pas grave, des jardins japonais je vais en voir un paquet dans très peu de temps.

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Je fais donc juste un petit tour au Stow Lake avec ses barques pour les touristes, sa cascade et son pavillon chinois.

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Je décide ensuite de me rendre en haut de Twin Peaks. La plus haute colline de San Francisco avec une vue magnifique sur la ville. Pour ceci je prends deux bus. Et c’est là que le petit appareil que François m’a prêté s’avère très pratique. Grâce à la carte de Morgan et l’accès internet, je peux très facilement utiliser la géolocalisation et trouver l’itinéraire le plus rapide avec les différents bus à prendre, les arrêts et les horaires.

J’arrive, il y a un peu de vent en haut, un tout petit peu de monde. Mais surtout une vue grandiose.

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Je finis ma journée par le quartier gay de la ville avec ces drapeaux et ces passages piétons customisés. Je reçois un message sur Facebook, François et Morgan me propose d’aller au « Off the Grid », rassemblement de Food Trucks installés en cercle. Du coup je ne traine pas beaucoup dans le quartier et me mets en direction de l’appartement.

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Après un passage rapide chez mes hôtes on sort tous les trois et nous nous mettons en direction de la Marina. Il y a une lumière magnifique. Hop hop photos. Et juste avant d’arriver j’ai droit à la première vue sur le fameux Golden Gate Bridge !

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Le rassemblement est très cool, y’a beaucoup de monde. Tous les Food Trucks de la ville, qui sont habituellement garés près des immeubles de bureaux en journée, se retrouvent ici tous les vendredis soir pendant l’été. Y’a plein de choix. Nourriture américaine, japonaise, coréenne, française, mexicaine … On choisit un burger avec pain au riz, steak et ananas. Très bon. On retrouve des amis de François et Morgan. Je rencontre un étudiant en web à Paris. Il commence sa formation à Supdeweb et il connait très bien HETIC. Du coup on discute un peu de nos métiers.

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Puis retour à l’appartement pour un petit jeu de société. Arrêt tout d’abord au liquor store tout de même. On finit assez tard, j’ai bu un peu trop de whisky. Je voulais me lever tôt pour le lendemain, mais je crois que c’est loupé ! Très bonne soirée néanmoins.

Malgré cela, réveil assez tôt le vendredi. Une première fois à 7h, merci le décalage, mais je sens les restes de la veille et me recouche jusqu’à 10h. Du coup, après un bon petit déjeuner, je pars de l’appartement à 11h30. Je décide de me rendre tout d’abord à Japantown, histoire d’avoir un avant goût avant le Japon, en passant par Fillmore Street avec ses boutiques et restaurants.

Japantown est assez petit. Mais c’est assez marrant de voir les maisons au style japonais en plein milieu de la ville américaine. Pas forcément énormément de choses à voir, mais quelques photos à prendre.

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Puis direction Hayes Valley, petit quartier branché avec des boutiques d’objets design et café hipster. Je rentre dans quelques magasins mais je suis vite démotivé par les prix assez élevé ici. Il y a cependant une structure tout en bois plutôt sympa où tout le monde écrit un petit message. J’en profite pour coller un petit sticker Collectif Carbon. Un peu de pub à l’international ça fait pas de mal !

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Prochain stop au centre commercial pour acheter un petit cadeau à mes hôtes. Grand mall américain avec, et c’est la première fois que je vois ça, des escalators en courbe.

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Passage ensuite par le centre ville et ses hauts buildings. Je traverse Union Square et marche les yeux tournés vers le ciel en regardant les immeubles.

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La rue principale de Chinatown est bloquée pour cause de marché. Très marrant de voir tout ces petits chinois faire la queue pour aller tourner une roue. Certainement un genre de jeu de loterie. Ils sont très nombreux à attendre leur tour.

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Je déambule ensuite dans le centre jusqu’à l' »embarcadero », le front de mer de San Francisco.

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Puis bus jusqu’au passage obligé, le Pier 39 et ses otaries. Beaucoup, beaucoup de touristes ici.

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C’est assez sympa comme endroit mais la foule est énorme et je ne reste pas longtemps. Je me rend du coup sur la jetée suivante avec une jolie vue sur Alcatraz au milieu d’une régate (la petite île sur la droite, c’est là qu’un téléobjectif peut s’avérer pratique).

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Je décide ensuite de louer un vélo, sur le conseil de Morgan et François, pour me rendre de l’autre côté du Golden Gate Bridge. Beaucoup de monde fait de même. C’est certainement la solution la plus sympathique pour aller voir le pont, qui est quand même assez long et loin du Pier 39. Mieux qu’en bus puisqu’on peut s’arrêter quand on veut pour prendre des photos.

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Le trajet est très sympa au bord de la plage. Puis sur le pont. Il n’y pas beaucoup de vent aujourd’hui, j’ai de la chance. François m’a raconté que lorsqu’ils l’avaient fait avec Morgan ils s’étaient retrouvés presque complètement bloqué, à l’arrêt, à cause de la force du vent.

La dernière montée de l’autre côté est assez costaud. Mais ça vaut le coup, la vue de là-haut est magnifique.

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Une belle journée donc, j’en ai plein les pattes et décide donc de retourner à l’appartement.

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Nous décidons de sortir manger un burger en ville dans un endroit très sympa. C’est très bon, mais encore une fois le burger me suffit amplement et je peine à finir mes « sweet potatoes fries ».

Retour à l’appartement pour commencer l’article. Je n’aurais pas le temps de le finir avant d’aller me coucher. Préparation du sac en prévision du départ le lendemain tôt pour Tokyo.

Résultat, un très beau séjour dans cette belle ville de San Francisco. Beaucoup de choses à faire ici. Je n’ai pas pu tout voir malheureusement, mais je suis très content d’être passé par ici. Merci à François et Morgan de m’avoir héberger et conseiller sur toutes les choses à faire en ville. San Francisco étant bien différente des autres villes américaines, notamment du fait des ses nombreuses collines. Toutes les autres grande villes des USA sont très perpendiculaires avec leurs rues toutes droites et leurs hauts buildings. Ici il y a un peu plus de volume et ça donne un aspect à la ville que l’on ne trouve nul par ailleurs.

Je finis cet article depuis Tokyo où je suis ce lundi 21 septembre. Je suis complètement crevé après les 10h de vol. Il est 21h ici, mais pour moi il est 5h du matin. J’ai réussi à ne pas m’endormir dans l’après-midi pour ne pas être trop décalé.

Première impression de la capitale japonaise : un grand wow ! Vraiment dépaysant, je sens que ça va beaucoup me plaire. Auberge riquiqui dans laquelle nous sommes une bonne vingtaine. De toute façon ici minimalisme semble être le mot d’ordre. J’ai hâte d’aller me balader en ville demain. Mais pour l’instant c’est dodo, je ne tiens plus. Ça doit d’ailleurs se ressentir sur l’article qui est moins détaillé que les précédents.

Allez, oyasumi !

PS : quelques complications à l’auberge, je ne peux pas accéder aux sites en .fr sur le wifi. Mon très cher Jules me propose de mettre en ligne l’article pour moi. Je lui envoie le texte et les photos, mais on se rend finalement compte que c’est un peu complique de s’organiser à distance. Du coup cet article est mis en ligne depuis un café à l’européenne dans Tokyo avec wifi non restreint. Bientôt un article sur cette mégalopole. Pour l’instant c’est juste DINGUE

Nouvelle-Orléans, je reviendrai

Finalement pas de « Rebirth Brass Band » mardi soir. Je m’intègre à un petit groupe dans la cour de l’auberge, ils ont prévu de sortir plus tard. Pourquoi pas, j’ai un peu de temps de toute façon. On fait rapidement connaissance. Nous avons ici deux Australiens, deux Danois, un Autrichien, un Allemand, une Anglaise et une Chinoise. On papote, j’ai parfois un peu de mal à suivre tout de même.

Certains vont chercher à manger, je lis donc un peu en attendant. Lorsqu’ils reviennent à l’auberge tout le monde décide de rester ici ce soir. Tant pis pour le « Rebirth », j’irai demain soir dans le Vieux carré français pour découvrir Bourbon Street de nuit.

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Un Canadien sort son violon et, avec l’Autrichien, décide de faire un petit « jam » dans le salon. C’est très sympa. On se pose sur les canapés et on les écoute jouer. Je croise également un couple de français qui est là juste pour la nuit. Ils ont passé une ou deux semaines, je ne sais plus exactement, plus dans les terres dans une communauté où réside encore quelques personnes parlant français. Ils étaient là-bas dans le cadre d’un « workaway ». Cela consiste à rejoindre une communauté dans le monde et d’y travailler en échange d’un logement.

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Tout le monde va ensuite se coucher petit à petit. J’ai presque fini mon deuxième livre. J’en ai pris 6 en tout, je vais vite me retrouver à court de lecture à ce rythme là.

Mercredi matin, réveil assez tôt, mais une nuit plus normale que la précédente. J’ai décidé aujourd’hui de me rendre dans le parc d’Audubon, plus à l’ouest de l’auberge (le Vieux carré se trouvant à l’est) et de m’y poser un peu. Je prends donc le « streetcar » pour m’y rendre.

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Le parc est très grand, à la façon des parcs américains. Pas mal de joggers et cyclistes. Les canards pullulent, côtoyant les cygnes et autres hérons. Il y a également un golf en plein milieu.

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Je me rends au bord du Mississippi. La vue n’est franchement pas grandiose, mais il y a un peu d’herbe et je me pose pour lire mon bouquin. Après une petite heure, je commence à avoir faim et je décide de reprendre le tramway jusqu’à un petit quartier où, semble-t-il, je peux trouver de quoi manger. Je repasse donc par le parc.

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J’y arrive, trouve une rue avec des restaurants et boutiques. Je passe devant un bâtiment qui attire mon regard, tout bleu avec un nom exotique : le « Mellow Mushroom ».

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Je rentre et demande un menu pour voir les prix. C’est abordable et m’assoie donc à une table. L’intérieur fait un peu « American Diner ». Je mange bien et profite de la clim pour récupérer un peu.

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Après le repas retour sur mes pas. Je prends à nouveau le tram et me rends dans le « Garden Distric », là où le gars de la réception m’avait dit que je pouvais trouver des jolies maisons et le cimetière Lafayette. On verra pour le cimetière, c’est pas franchement mon truc de me balader au milieu des morts.

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Effectivement les maisons sont plutôt jolies. Dans un style colonial. Certaines sont bien entretenues, avec Porsche garée devant le garage, et d’autres sont franchement délabrées.

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Petit passage au cimetière tout de même. Il est tout petit. Que des caveaux énormes. Il y a un même un guide mais c’est 5$. Non, merci. Un petit tour et puis s’en va. Juste à côté, en sortant, je trouve une petite galerie d’un photographe. Je rentre. Il m’accueille, me demande d’où je viens. Ah oui je suis déjà venu en France, me dit-il. Très bien, très bien. Je regarde un peu les photos, toutes en noir et blanc. Certaines sont très sympa, d’autre franchement pas top. Quelques unes ont été prise juste après Katrina, ça fait un peu froid dans le dos. Ok, merci, au-revoir (avec l’accent pour lui).

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Je ne suis pas très loin de l’auberge et décide de rentrer à pieds. Je passe devant ce qui me semble être une boîte aux lettres au premier abord. Celle-ci est toute colorée, très joliment décorée. Mais en fait il s’agit d’une mini-bibliothèque. Déposez un livre pour en prendre un. Dommage je n’ai pas ceux que j’ai terminé sur moi.

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Retour à l’auberge après m’être arrêté pour acheter une bouteille très fraiche de jus de pomme. Presque tous les supermarchés ont des rayons de frigo avec tous les types de soda. Pourquoi on a pas ça en France, c’est franchement pratique. Certains supermarchés en France le font à côté des caisses, mais jamais à ce niveau là et avec tout ce choix.

Je décide de me poser cette après-midi. Je lis et regarde une série.

Ce soir je décide de me rendre au Preservation Hall en plein quartier français. C’est le couple de français de la veille qui m’a donné l’idée. Il paraît qu’il faut absolument y passer si on vient à la Nouvelle-Orléans. On y écoute du jazz dans une ambiance très cosy. L’entrée est payante mais apparemment ça vaut vraiment le coup. Je me renseigne donc un peu sur le net. Ça me tente, la décision est prise.

Après un léger repas de nouilles pas cher, je pars en direction du centre. Je passe devant un street art de Banksy (dont j’avais oublié de mentionner l’existence dans le précédent article) ou tout du moins lui ressemblant énormément. Et puisque celui-ci est protégé par une vitre en plexiglas je pense que c’est un original.

Passage à nouveau dans le quartier des affaires. De nuit c’est autre chose.

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Je traverse Canal Street (Canaaaaaaaaaal Street, private joke)

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Et je me retrouve enfin dans Bourbon Street.

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La rue n’est pas bondée comme on peut le voir sur les photos des guides touristiques. Il y a quand même pas mal de monde. Et il est encore tôt. Je remonte donc la rue. Tous les bars, ou presque, ont leur groupe. Le volume de leur musique essayant de rivaliser avec celui d’en face. C’est vivant, je suis tout content. Seul bémol, l’odeur. Parfois franchement difficile à supporter. Mélange d’alcool et de poubelles qui seraient restés trop longtemps au soleil. Odeur vraiment typique des États-Unis, je crois que je n’ai jamais senti ça, ou rarement, en France. Mais à part ça c’est quand même quelque chose Bourbon Street la nuit.

J’arrive au Preservation Hall une demi-heure en avance comme il nous le recommande sur leur site internet. J’aurai de la place c’est sûr. On peut entendre le groupe jouer à l’intérieur pour le public de la plage horaire précédente. Ça donne envie, je sens que ça va me plaire.

Je rentre, le prix est de 15$. Je m’assoie au premier rang, sur des coussins fixés au sol, comme ça je pourrai faire de jolies photos. La salle est effectivement toute petite, pas de bar ou resto, tout en bois, les murs tombent un peu en lambeaux. Mais ça fait vraiment authentique. Un jeune homme nous annonce que le groupe va arriver. Il annonce : pas de photo, pas de vidéo, pas d’enregistrement. Oooooh mince, je suis un peu triste. Mais tant pis, comme je l’avais lu dans l’après-midi ici on vient pour la musique et seulement pour la musique.

Après une petite intro du pianiste le groupe se met en place. Je suis vraiment aux premières loges, le saxo du musicien devant m’arrive directement dans l’oreille. Le « Jazz Band » qui se produit accueille, chaque soir, un musicien connu différent. Je n’arrive pas à retrouver son nom pour l’instant, mais par contre j’ai retenu son âge, 83 ans s’il vous plait.

C’est génial. Ils enchainent les morceaux, faisant même monter sur scène un jeune étudiant de musique que le batteur forme cette année. Il s’en sort très bien, c’est impressionnant.

Quelque morceaux plus tard on a le droit à un petit blues. Et puis le jeune homme revient sur scène. Quoi c’est déjà fini ?? Mince j’ai pas vu le temps passer. C’était extra. Je le recommande à tout ceux qui passe par la Nouvelle-Orléans.

Je ressors dans Bourbon Street, remonte la rue et décide de rentrer à l’auberge. Mes yeux me piquent, j’ai besoin de sommeil.

Au final une très bonne expérience « in New Orleans ». J’y reviendrai, c’est sûr, mais cette fois je pense que ça sera accompagné, histoire de profiter des bars et de tous les concerts disponibles.

J’écris cet article à l’aéroport, jeudi 17 septembre. Ce soir je serai à San Francisco, où je suis hébergé chez François, un ami d’enfance. Une autre ville, une autre expérience.

Sur ce, à bientôt !

PS : petite frayeur au départ de la Nouvelle-Orléans. Juste au moment où je finis d’écrire cet article à l’aéroport, je regarde l’heure et me demande pourquoi je n’ai pas encore embarqué. L’avion est censé partir dans 10 minutes. Je regarde à nouveau mon billet. Oh merde quel abruti, je suis pas à la bonne porte ! Vite, vite je fais 50 mètres, la porte n’est pas fermée. Je suis le dernier à embarquer, l’avion pars deux minutes plus tard. Gros OUF ! C’était vraiment moins une.

French Quarter

Aujourd’hui visite du célèbre Vieux carré français à la Nouvelle-Orléans, mais avant petit résumé du second jour à Montréal, dimanche dernier.

Journée pluvieuse sur la métropole. Je me réveille bien tôt, toujours un peu décalé. Kévin me rejoint dans le salon une petite heure plus tard. On décide de faire quelques parties à la console, ça fait longtemps qu’on a pas pu jouer ensemble alors on en profite un peu avant qu’il n’aille rendre la voiture de location.

On prévoit de passer un dimanche tranquille, de toute manière l’éventail des choses à faire reste limité avec ce temps. Candice a l’idée de faire une Escape Room. Le principe : vous vous retrouvez enfermé dans une salle, à vous de fouiller à l’intérieur pour récupérer tout ce qui vous permettra de trouver la sortie. Clefs, cadenas, énigmes, mécanismes vous permettront de trouver la solution. Malheureusement Candice ne pourra pas se joindre à nous à cause d’un rendez-vous dans l’après-midi. Nous réservons donc une Escape Room pour deux, d’une durée de 20 minutes, plus tard dans l’après-midi. Mais pour l’instant c’est l’heure du repas.

Nous décidons d’aller « bruncher » dans un restaurant pas très loin de l’appartement. L’endroit est très sympa, un peu vintage / hipster mais sans trop. Je commande un simili croque-monsieur au fromage avec supplément bacon. C’est très bon, et les pommes de terres servies avec sont excellentes. On discute du tour du monde, de mes petites appréhensions par rapport à l’Asie du Sud-Est et de pleins d’autres petites choses à ce propos. On a bien mangé et c’était franchement pas cher. Retour à l’appartement pour digérer un petit peu avant de nous rendre en ville pour l’Escape Room du Temple Perdu.

On arrive. Après une petite attente on nous fait le topo de l’histoire. L’objectif est de trouver le moyen de récupérer une petite statuette à la manière d’Indiana Jones. On nous précise qu’on peut tout bouger dans la pièces, tout retourner, du moment que ce n’est pas fixé au sol. Allez c’est parti (je ne décrirai pas l’énigme en détail pour éviter de révéler la solution).

On se retrouve dans une minuscule pièce sombre, avec des inscriptions au mur, des signes style Incas tout autour de nous, des coffres et autres jarres au sol. À nous de jouer. On ouvre tout ce qu’on peut, Kévin décrivant tout ce qu’il voit et fait à haute voix, moi je suis un peu plus silencieux. On tourne un peu en rond au début, ne trouvant pas comment avancer. L’horloge tourne très vite. On bloque à un moment donné. On a le droit à un indice en appuyant sur un gros bouton rouge, on décide d’appeler à l’aide. Le gars arrive et nous donne l’indice. Ah m**** c’était juste sous nos yeux !! Bon, grâce à ça on réussi à avancer et avec un mécanisme assez simple on ouvre la porte menant à la seconde salle. Vite vite le temps file. Au milieu de la nouvelle salle se trouve la figurine enfermée dans un autel. Il va falloir trouver rapidement la solution. Déjà plus que 5 minutes, on est à nouveau bloqué. On fait tout le tour des deux salles, mais nous n’arrivons pas à nous en sortir. Trop tard, le compte à rebours indique 0:00. Bon, tant pis, on sort de la salle. Mais on nous annonce que le groupe suivant a annulé, et qui si l’on veut on peut continuer et finir le jeu. Allez hein, tant qu’à faire. Ça restera tout de même assez compliqué, mais au final, on finit par avoir cette fichue statuette entre les mains ! Et ben Indiana Jones c’est pas un métier facile ! On sort, on nous demande de faire une photo tout déguisé. Elle a l’air de leur plaire, on repars tout de même content même si on a échoué.

Le reste de la journée sera très tranquille. Nous sommes tous crevé. Après une pizza on se mate Star Wars épisode 6, devant lequel Kévin s’endort. C’est également l’heure pour moi d’aller au lit. Demain départ 10h direction la Nouvelle-Orléans.

Trajet sans encombre jusqu’ici, rien de bien passionnant pour la journée d’hier, lundi. À part que cette fois la douane ne m’a pris que 5 minutes, et qu’étonnement cela s’effectue directement à l’aéroport de Montréal. Je n’ai donc aucune attente à mon arrivée.

Si tout de même, chauffeur du mini-bus très rigolo qui nous fait une mini présentation de la ville. Auberge très sympa, maison typique de la Nouvelle-Orléans. Typiquement américaine aussi, avec tout plein de babioles sur les étagères ansi qu’une demi-douzaine de croix et Vierge Marie au mur. Je vais me coucher tôt, mais ne trouve pas le sommeil tout de suite, beaucoup de va-et-vient dans la chambre.

Réveil très tôt ce matin, dès 5h. Je réussi à me rendormir mais seulement pour 20 minutes. Comprenant que je n’arriverai pas à poursuivre ma nuit je décide de me lever. Je vais devoir attendre un peu pour prendre le petit-déjeuner qui ne commence qu’à 8h.

Du coup je m’installe dans le « courtyard » sur le côté de l’auberge, je lis un peu et ferme les yeux pour tout de même essayer de trouver un peu de repos.

Petit-déjeuner fait de pancakes au miel, toasts au beurre et thé très fruité. Je discute tout d’abord en anglais, puis en français avec un Suisse. Il voyage tout autour des États-Unis. Tout d’abord New-York, puis Seattle, San Francisco, Nouvelle-Orléans, Chicago et re-New-York pour finir.

J’attends un peu avant de partir en ville, il n’est pas encore 9h, espérant pouvoir joindre le Padre se trouvant à Honk Kong, 13h de décalage. Je n’arrive pas à le joindre. Tant pis. Dommage je verrai plus tard qu’on ne s’est loupé que de 15 minutes.

En avant. Je me rends donc dans le quartier français. Je ne sais pas si cela me prendra toute la journée. Mais de toute façon je ne me sens pas d’une forme olympique après cette petite nuit. J’arrive dans le Vieux carré français après être passé par le quartier des affaires et ces hauts buildings. Je décide tout d’abord de me rendre au bord du fleuve Mississippi. J’attends bien 5-7 minutes à 100m du fleuve, bloqué par un train de marchandises qui passe en plein milieu de la ville, étonnant. Il y un petit parc en bordure de la « river », c’est calme, quelques badauds et deux groupes de touristes suivant leur guide respectif.

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Je repars, direction Frenchman Street situé en bordure du quartier français où, semble-t-il, on peut écouter de la musique dans la rue. Les maisons sont colorés, les boutiques arborent des enseignes très détaillées et tarabiscotées, pour certaines fait-main. Je passe devant toutes sortes de galeries, restaurant et autres magasins. Malheureusement Frenchman Street est presque vide. Peut-être qu’il est encore trop tôt dans la journée. Beaucoup de bars et boutiques sont encore fermés. Malgré tout j’ai l’occasion de voir un peu l’architecture typique de la ville.

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Après un petit stop dans un parc où quelqu’un m’offre une cigarette sans que je ne demande quoi que ce soit alors que j’allais rouler la mienne, je me dirige plus vers le centre et la cathédrale de St Louis, roi de France. Il y a devant un peu de musique et des vendeurs ambulants. Mince le groupe finit tout juste sa chanson et remballe leurs instruments. Dommage.

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Petit stop dans un café juste au bord de la cathédrale pour boire un coca bien frais. Il fait très chaud ici, et très moite. La différence de température entre intérieur et extérieur est d’ailleurs assez saisissante, dû à la climatisation présente dans presque tous les bâtiments. Je lis un peu, et observe la vie de la rue et les touristes déambuler.

Je repars vers le parc Louis Armstrong. Peu de monde ici aussi et des statues du célèbre trompettiste. Je lis un peu à nouveau en attendant l’heure du repas où je redescendrai au coeur du quartier pour trouver de quoi me restaurer.

En chemin je croise un petit groupe de musique. Contrebasse, banjo, trombone et saxo. Aaah, enfin un peu de musique. Je m’assois donc sur le bord du trottoir et les écoute quelques minutes.

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Il commence à se faire faim. J’ai repéré où se situait la « House Of Blues », temple de la musique. Ils font également restaurant et je décide d’aller voir les prix. Ceux-ci ne sont pas excessifs et je décide de me faire plaisir et d’aller manger un bout à l’intérieur. Décorations à l’extérieur et ambiance très sympa à l’intérieur avec les grands classiques du blues dans les enceintes.

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Je commande un burger, il n’y a pas vraiment de cuisine française ici. Je réussi à l’engloutir en entier avec quelques frites. Mais c’est franchement suffisant, voire même un peu trop. J’ai un petit estomac et je me sens franchement plein à la fin du repas. Fiou, ça m’a calé ! Je décide de retourner à l’auberge pour me reposer cette après-midi, de toute façon j’ai fait le tour du quartier. J’y reviendrai surement ce soir ou demain, histoire tout de même de voir son côté nuit qui, paraît-il, vaut le détour. Le tramway est blindé (appelé « streetcar » ici), ça sera donc retour à pied jusqu’à l’auberge, de toute façon ça me fera digérer.

Ce soir j’essaierai d’aller voir un petit concert. J’ai repéré un bar qui accueille le « Rebirth Brass Band » que j’ai découvert grâce la série Treme. Série qui m’avait donné envie de venir visiter cette ville. Ça peut être très sympa, le bar se trouve un peu loin cela dit. On verra bien.

Peut-être un article demain soir, selon la journée. Je vous dit à la prochaine les amis !

Le tour du monde commence

C’est reparti ! Une nouvelle étape commence. Rien de moins que le tour du monde. Et oui madame.

Départ hier, vendredi, à 8h du matin de Bouc-Bel-Air pour prendre l’avion à l’aéroport de Marseille Provence. Direction Francfort en Allemagne pour changer d’avion. 1h30 de trajet. Ensuite vient le plat principal. Je m’envole vers Montréal, comptez 8h de trajet. Je passe le temps en regardant « Shaun le Mouton » (les mêmes réalisateurs que « Wallace et Gromit » et autres « Chicken Run »), sympa, marrant, mais franchement pas leur meilleur film. Puis « Terminator : Genesys ». À part le fait que j’ai rien compris à tous les sauts et retours dans le temps, c’est plutôt divertissant. Mais bref, c’est pas vraiment ce que vous voulez savoir en venant ici, ce que j’ai pu mater dans l’avion, non ?

J’arrive à Montréal avec une petite heure de retard, rien de bien méchant. Passage obligatoire à l’immigration tout d’abord. On nous fait patienter dans un hall juste avant l’immense salle réservée à ce propos. Il y a déjà une foule immense répartie dans plusieurs files. La plus longue étant réservée pour tous les voyageurs non Canadiens ou Américains n’ayant pas de correspondance. Évident, la plus longue, c’est la mienne. Une attente de deux heures donc. Après 8h de vol, 6h de décalage horaire, c’est franchement pas la joie. Mais ce n’est que le début. Normalement j’ai juste à passer le premier guichet, j’ai rien à déclarer, puis je vais choper mon bagage. Ahaha mais non, ça serait trop beau.

Je ne sais pas pourquoi, peut-être que je me suis mal exprimé à cause de la fatigue, peut-être que j’ai été choisi au hasard parmi tous les autres, mais le monsieur devant moi, après quelques questions (durée du voyage, ce que je viens faire ici, qui je viens voir, pourquoi, quel budget j’ai prévu pour le voyage (???)) il décide de ne pas me faire confiance et m’envoie directement au bureau de l’immigration juste derrière. Surpris, je ne comprends pas tout de suite. Arrivé au bureau je dois prendre un ticket et attendre mon tour. Génial. 1/2 heure plus tard c’est à moi. Le nouveau monsieur me pose les mêmes questions que le précédent, ça prend 5 minutes. J’ai pas trop compris l’intérêt mais bref, passons. J’ai un bagage à récupérer, je suis assez inquiet. J’espère pouvoir le trouver vu que cela fait maintenant bientôt 3h que j’ai débarqué de l’avion.

Heureusement je trouve mon sac facilement, me dirige vers la sortie. Un dernier passage pour rendre le papier de l’immigration. Aaaah mais non monsieur, vous vous devez passer par la vérification de votre bagage. Bon, allez un dernier effort. Il n’y a pas de queue ici, je passe direct, doit défaire mon sac (j’en transporte deux, un vide pour le frangin), il fouille en 10 secondes, c’est bon vous pouvez passer. Merci beaucoup monsieur du guichet n°1, vous avez bien fait votre travail. J’ai tout l’air d’un terroriste en même temps, c’est évident voyons.

Enfin voila, après 3h je sors de l’aéroport. Petite note de bonheur dans cet amas gris de frustration et d’attente, lorsque je me dirige vers la machine pour récupérer le ticket du bus en direction du centre-ville, un gentil homme me propose le sien qu’il n’a pas utilisé. Oh ben volontiers, merci bien monsieur.

Après une petite mésentente à l’arrivée avec le grand frère pour se retrouver, j’arrive à l’appartement. On mange, on discute un peu, et direction le lit douillet. Il est 22h, 4h du matin pour mon organisme. Je ne mets pas longtemps à trouver le sommeil.

Réveil ce matin très tôt, dès 5h, oui je suis encore un peu décalé. Je me pose tranquillement dans le salon. Kévin ne met pas longtemps à se lever. Du coup on en profite pour jouer un peu à Rocket League, pour les connaisseurs.

Au programme de la journée le parc national du Mont-Orford à une heure et demi de route. Petite randonnée en perspective. Le temps est assez gris ce matin sur Montréal, il pleut même un petit peu lorsqu’on se met en route.

Une demi heure de route plus tard on fait un stop au Tim Hortons sur le bord de l’autoroute. En gros c’est comme un Starbucks, mais en bien moins cher, et il y en a partout ici au Québec, c’est un peu une institution. Bagels et pâtisserie « Boston » (crème anglaise et nappage au chocolat) pour le couple, beignet au pomme et cannelle pour moi. C’est excellent, on repars le ventre plein et ravi.

Petite incompréhension à l’arrivée. On ne trouve pas l’entrée du parc. La route se transforme en chemin, puis carrément en chemin de rando. Ah oui en même temps Kévin a indiqué le Mont-Orford sur le GPS, pas l’entrée du parc. Non c’est pas ça qu’on veut. On fait demi-tour, et on trouve finalement le départ de la rando.

En fait ici c’est une station de ski l’hiver avec remontée mécanique et tout le tintouin. On commence la montée. C’est assez raide d’entrée. Mais au moins on a le soleil, ça s’est dégagé quand on est arrivé. On sort l’appareil photo.

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Candice a des petits soucis avec ses chaussures un peu trop dures, les enlève, et découvre une ampoule à chaque pied. Aïe, pas de bol. La randonnée est donc écourtée pour elle, qui choisit de redescendre et de nous attendre en bas. Nous décidons avec Kévin de voir au sommet si on choisit la version longue ou courte pour la balade du jour.

Au sommet nous avons le droit à une belle vue sur les alentours, il y a un peu de monde, mais pas foule non plus. C’est la journée des parcs nationaux au Québec, ce qui veut dire que l’accès est gratuit, ce qui n’est pas le cas le reste de l’année.

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On mange sur une des nombreuses table en bois. Il fait bon. On prend quelques photos.

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On décide de prendre la version courte, et après le repas on commence la descente par une des pistes de la station. C’est franchement raide, pas très agréable. Mais jolie vue.

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Ah mince tiens, on a oublié de vérifier les geocaches du coin lors de la montée (pour ceux qui ne comprennent pas, je vous invite à vous rendre sur cet article pour en savoir plus). Du coup on en profite et en trouvons une juste sur le bord du chemin. À l’intérieur un petit feuillet pour indiquer nos noms eeet … deux pansements. Ah ben parfait, c’est pour Candice ça ! La règle c’est de prendre un objet en échange d’un qu’on laisse. Du coup je découpe un petit logo du Collectif Carbon que j’ai emporté avec moi et le dépose dans le bocal en plastique.

La descente se déroule bien plus vite que la montée, comme toujours. On arrive en bas et retrouvons Candice. Il est 14h, nous avons encore du temps devant nous. Après une petite pause on décide de se rendre à Magog, petite ville qui, parait-il, est très mignonne.

Arrivée la-bas on apprend que la ville accueille la fête des vendanges. Oh ben très bien ! On trouve une place, et on sort dans la ville. C’est effectivement pas trop moche. La rue principale est plutôt animée. Mais on ne trouve pas la fête. Coup de barre au sein de la troupe, on décide de s’arrêter boire un verre dans un bar lounge en terrasse.

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Kévin sort un petit jeu tel qu’il les aime de son sac. « Complot ». Nous avons chacun deux personnages avec des capacités, certaines permettant d’accumuler des pièces, d’assassiner un personnage ou d’annuler une autre carte. Ça ressemble fortement à « Citadelles » sans la partie construction, pour ceux qui connaissent. Ici tout se joue au bluff.

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Après trois manches, on finit nos verres et partons en quête de la fête. Elle se situe dans un parc qui s’avance sur un lac. Il y a du monde. On hésite à se rendre sous une tente dégustation. Ah non il vous faut un laissez-passer. Ah ben tant pis. Petit passage dans une tente artisanat dont l’accès est gratuit. Hmmm ouais pas fameux tout ça. Bon le mieux reste la vue sur le lac.

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Le sommet au fond sur la photo, c’est là où nous étions plus tôt dans la journée.

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La fatigue se fait sentir. On finit par la recherche d’une géocache au bord du lac, en vain. On a beau chercher, celle-là on la trouvera pas. Allez, tant pis, c’est l’heure de se rentrer.

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Retour à l’appart’. On se fait (ou plutôt Candice et Kévin eheh) un petit apéro-dinatoire. Saucisson, guacamole avec petits légumes, foie gras et fromage. Paaarfait.

Kévin et Candice se placent devant la télé pour regarder Star Wars, je me mets à la rédaction du blog. Je ne tarderai pas ce soir non plus, je crois que je n’ai pas encore tout à fait récupérer du décalage.

Voila, un long billet pour mon premier jour à Montréal. Le tour du monde a bien commencé. J’ai hâte de continuer à découvrir de nouveaux endroits, à visiter et à vous partager tout cela. Sur ce, à la prochaine !